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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 23:00

 Lien vers la source relatif à ce texte :
http://formation.epanouissement.net/ 


Une façon d'être qui fait confiance en la tendance directionnelle constructive de l'être humain vers un développement plus complexe et plus complet.



Le processus thérapeutique


La mise en place d’une démarche thérapeutique présuppose : 

1 – que le client, en état d’inconfort, d’anxiété,… éprouve le besoin de vouloir se faire aider par le professionnel
« psycho-thérapeute » ; 

2 – que le psychothérapeute ai intégré les attitudes que sont la congruence, le regard positif inconditionnel et l’empathie ; 
3 – que le client perçoive, un minimum, la présence de ces qualités chez son thérapeute. 
Ces conditions réunies, le processus thérapeutique commence. Carl Rogers a décrit ce processus sous la forme de 7 stades qui sont partiellement décrits ci-dessous. Conscient que cette analyse n’est pas la seule possible, elle reste toutefois un processus ordonné, cohérent et même prévisible. 

Stade 1 
Les sentiments et les opinions personnels ne sont ni perçus ni reconnus comme tel. 
Les schématisations personnelles sont extrêmement rigides. Se trouver en relations intimes et personnelles avec quelqu’un est ressenti comme dangereux. A ce stade, aucun problème personnel n’est reconnu ni perçu. 
Il y a beaucoup de blocages dans la communication interne. 

Stade 2 
L’expression concernant des personnes autres que lui-même devient moins superficielle. 
Les problèmes sont perçus comme extérieurs à soi. 
Pas de sentiments de responsabilité personnelle à l’égard de ses problèmes. 
Les sentiments peuvent être extériorisés, mais ne sont pas reconnus comme tels, ni revendiqués. 
L’expérience immédiate est liée à une structure imposée par le passé. 
L’expression des intentions et des sentiments personnels est globale et manque de nuances
 
Stade 3 
Le discours ayant le « moi » pour objet devient plus facile. 
Le client parle encore de ses expériences personnelles comme s’il s’agissait d’objets. 
Il y a très peu d’acceptation des sentiments. Ceux-ci apparaissent, pour la plupart, comme quelque chose de honteux, de mauvais, d’anormal, toujours plus ou moins acceptable. Des sentiments sont manifestés, et quelquefois alors reconnus comme tels. L’expérience vécue est décrite comme si elle appartenait au passé ou bien comme si elle était étrangère au moi. 
Les schèmes personnels sont rigides, mais il se peut qu’on les prenne pour ce qu’ils sont : des schèmes personnels et non des faits extérieurs. 
L’expression des sentiments et des opinions est un peu plus nuancée, moins globale que dans les stades précédents. 
Les contradictions de l’expérience immédiate sont reconnues. 

Stade 4 
Les sentiments sont toujours décrits comme des objets mais dans le présent. 
Une certaine tendance à éprouver des sentiments «ici et maintenant» apparaît, mais assortie de méfiance et de peur devant cette possibilité. 
Les sentiments, les schèmes, les intentions personnels se nuancent avec une certaine tendance à rechercher une symbolisation exacte. 
Le client se rend compte des contradictions et des dissonances entre son expérience immédiate et son moi. 
Le sujet prend conscience de sa responsabilité concernant ses problèmes personnels mais avec quelques hésitations. 

Stade 5 
Les sentiments sont exprimés librement comme s’ils étaient éprouvés dans le présent. 
Les sentiments sont sur le point d’être pleinement éprouvés. Ils commencent à remonter à la surface, en dépit de la peur et de la méfiance que le client éprouve à les vivre pleinement et dans l’immédiat. 
Une tendance commence à se faire jour : les sentiments éprouvés se référent à une expérience intime. 
De plus en plus le sujet revendique ses propres sentiments et désire les vivre, être son « vrai moi ». 
L’expérience immédiate s’assouplit, n’est plus distante, fréquemment elle ne surgit qu’avec un léger retard. 
Il y a une tendance forte et évidente à l’exactitude dans la différenciation des sentiments et des intentions. 
De plus en plus le sujet accepte de regarder en face ses propres contradictions et incohérences. 
Le sujet accepte de plus en plus facilement sa propre responsabilité devant les problèmes qu’il doit affronter et se sent de plus en plus concerné par le comportement qu’il a eu. Le dialogue intérieur est de plus en plus libre, la communication interne est améliorée et le blocage réduit. 

Stade 6 
Un sentiment qui auparavant a été bloqué, inhibé dans son évolution est éprouvé maintenant immédiatement. 
Un sentiment s’épanouit pleinement. 
Un sentiment présent est directement ressenti dans toute sa spontanéité et sa richesse. 
Ce caractère spontané et immédiat de l’expérience et le sentiment qu’elle contient sont acceptés, c’est devenu quelque chose de réel, et qui n’a plus à être refusé, craint ou combattu. 
L’expérience est vécue, elle ne fait pas simplement l’objet d’un «sentiment». 
Le moi tend à disparaître en tant qu’objet. 
L’expérience immédiate, à ce stade, prend l’aspect caractéristique d’un processus. 
Une autre caractéristique de ce stade est la détente physiologique qui l’accompagne. 
Le moment de la prise de conscience intégrale va devenir un cadre de référence clair et défini. 

Stade 7 
De nouveaux sentiments sont éprouvés avec un caractère d’immédiateté et une richesse de détails à la fois dans la relation thérapeutique et en dehors d’elle. L’expérience immédiate de tels sentiments est utilisée comme un critère parfaitement clair. 
L’expérience immédiate a presque complètement perdu ses aspects schématiques et abstraits et devient réellement l’expérience du processus lui-même ; c’est-à-dire que la situation est vécue et interprétée dans toute sa nouveauté, non en tant que passé. 
La communication interne est claire – impressions et symboles étant bien assortis – avec des termes neufs pour des sentiments nouveaux. Le sujet fait l’expérience du choix effectif de nouvelles manières d’être. 
(Extraits du Développement de la Personne de Carl Rogers, Paris, Dunod, 1998, pp.86-106.)

 

Comment puis-je établir une 
Relation d'aide ? 

Texte de Carl Rogers, 
traduction Olga Kauffmann 
sous-titres : Yves Le Petit-Laborde

1 - Suis-je authentique ? 
2 - Ai-je bien conscience de moi ? 
3 - Suis-je capable de relations positives ? 
4 - Ai-je la force d'être distinct ? 
5 - Ai-je assez de sécurité intérieure pour laisser l'autre libre ? 
6 - Ma compréhension empathique : jusqu'où peut-elle aller ? 
7 - Puis-je accepter l'autre tel qu'il est ? 
8 - Puis-je lui apporter la sécurité dans notre relation ? 
9 - Sans jugement ni évaluation ? 
10 - Puis-je le voir "en développement" ? 
11 - Conclusion 

1 - Suis-je authentique ? 

Puis-je avoir une façon "d'être" qui sera profondément perçue par l'autre personne comme digne de confiance, fiable ou conséquente?
La recherche et l'expérience ont toutes deux montré que c'est très important, et à travers les années, mes convictions me sont apparues comme des moyens plus profonds et meilleurs pour répondre à cette question. 
J'avais l'habitude de penser que si je remplissais toutes les conditions extérieures de loyauté (maintenir les rendez-vous, respecter le caractère secret des interviews, etc...) et si je me montrais conséquent d'une façon constante durant les entretiens, alors les conditions seraient remplies. 
Mais l'expérience m'a montré que, par exemple, pratiquer une acceptation conséquente, alors qu'en fait je m'ennuyais ou j'étais sceptique, ou je ressentais un autre sentiment non acceptant, était à coup sûr perçu à la longue comme inconséquent et indigne de confiance. 
J'ai dû reconnaître qu'être digne de confiance ne demandait pas que je sois conséquent avec rigidité mais que je sois solidement authentique. 
Le terme "congruent" est un terme que j'ai pour décrire comment j'aimerais être. 
Je veux dire par là que quel que soit le sentiment ou l'état d'esprit que je serais en train de vivre, il s'harmoniserait avec le conscience de cette attitude. 
Quand cela est vrai, je suis alors une personne unifiée ou intégrée, à ce moment là, et de ce fait, je peux "être", quoique profondément "je sois". 
C'est une réalité sur laquelle je compte autant que les autres expériences. 

2 - Ai-je bien conscience de moi ? 

Une question étroitement liée à celle-là est la suivante : 
En tant que personne, puis-je être suffisamment expressif de façon à communiquer sans ambiguité ce que je suis ? 
Je pense que la plupart de mes échecs pour réaliser une relation d'aide peuvent remonter à des réponses non satisfaisantes à ces 2 questions. 
Quand je m'ennuie avec une autre personne mais que j'en suis inconscient, ma communication contient alors des messages contradictoires. 
Mes mots font passer un message, mais je communique également, par des moyens subtils, l'ennui que je ressens et cela trouble l'autre personne et le rend plus méfiant, quoiqu'il puisse également être inconscient de ce qui provoque la difficulté. 
Quand, en tant que parent, ou thérapeute, ou enseignant ou administrateur, j'échoue dans l'écoute de ce qui se passe en moi, à cause de mes propres défenses à ressentir mes propres sentiments, alors ce genre d'échec semble se produire. 
Il m'est apparu que la part importante de l'apprentissage fondamental pour quiconque espère établir n'importe quel type de relation d'aide, est le fait qu'il n'est pas dangereux d'être authentique avec transparence. 
Si dans une relation donnée, je suis raisonnablement congruent, si aucun sentiment en rapport avec la relation ne reste caché; soit à moi, soit à l'autre personne, alors je peux être presque sûr que la relation sera une relation aidante. 
Une façon d'exprimer cela qui pourrait vous paraître étrange est que si je peux établir une relation d'aide avec moi-même (si je peux être conscient de mes émotions et les accepter), alors il y a de grandes chances pour que je puisse établir une relation d'aide avec l'autre. 
Maintenant, accepter d'être ce que je suis, dans ce sens, et le montrer clairement à l'autre, est la tâche la plus difficile que je connaisse et que je ne réalise jamais pleinement. 
Mais, réaliser que ceci "est" une tâche, a été très gratifiant, parce que cela m'a aidé à trouver ce qui n'a pas été dans des relations interpersonnelles qui devenaient houleuses, et de les remettre à nouveau sur une voie constructive. 
Celà signifiait que si je veux faciliter le développement personnel des autres en relation avec moi, alors je dois me développer et quoique ce soit souvent douloureux, c'est également enrichissant. 

3 - Suis-je capable de relations positives ? 

Une troisième question est la suivante : puis-je me laisser aller à vivre des attitudes positives envers l'autre personne, attitudes de chaleur, d'attention, d'affection, d'intérêt, de respect ? 
Ce n'est pas facile. Je trouve en moi-même, et je sens que je vois souvent dans les autres, un certain degré de peur de ces sentiments. 
Nous avons peur de nous laisser piéger si nous nous laissons aller à vivre librement ces sentiments positifs envers une autre personne. 
Nous pourrions faire l'objet d'exigences ou nous pourrions être déçus dans notre confiance et nous craignons ces problèmes. 
Alors, en réaction, nous essayons de construire une distance entre nous et les autres : Raideur, une attitude "professionnelle", une relation impersonnelle. 
Je sens très fortement que l'une des raisons importantes de la professionnalisation dans tous les domaines, est que cela aide à maintenir la distance. 
Dans le domaine médical, nous formulons des diagnostics en considérant la personne comme un objet. 
Dans l'enseignement et l'administration, nous développons toutes sortes de procédures d'évaluation de façon à percevoir, à nouveau, la personne comme un objet. 
Par ces différents moyens, nous pouvons, je pense, fuir la possibilité de vivre l'expérience de "l'attention à l'autre" qui pourrait exister si nous reconnaissions la relation comme existante entre deux personnes. 
C'est une véritable réussite quand nous pouvons apprendre, même dans certaines relations ou à certains moments dans ces relations, qu'il n'est pas dangereux de prodiguer l'attention, qu'il n'est pas dangereux d'établir un rapport avec l'autre en tant que personne pour laquelle nous avons des sentiments positifs. 

4 - Ai-je la force d'être distinct ? 

Une autre question dons j'ai appris l'importance dans ma propre expérience, est la suivante : 
Puis-je être suffisamment fort en tant qu'individu pour être distinct de l'autre ? 
Puis-je être un solide défenseur de mes propres sentiments, mes propres besoins, aussi bien que des siens ? 
Puis-je posséder, et si le besoin s'en fait sentir, exprimer mes propres sentiments comme quelque chose qui m'appartient, quelque chose de distinct de ses sentiments ? 
Suis-je suffisamment fort dans ma propre distinction pour ne pas être démoralisé par sa dépression, effrayé par sa peur, ou englouti par sa dépendance ? 
Mon moi intérieur est-il suffisamment robuste pour réaliser que je ne suis pas détruit par sa colère, envahi par son besoin de dépendance, ni asservi par son amour, mais que j'existe distinctement de lui avec mes propres sentiments et mes propres droits ? 
Quand je peux librement sentir cette force d'être une personne distincte, alors je me rends compte que je peux me laisser aller à le comprendre et l'accepter beaucoup plus profondément parce que je n'ai pas peur de me perdre. 

5 - Ai-je assez de sécurité intérieure pour laisser l'autre libre 

La prochaine question est étroitement liée à la précédente : 
Suis-je en moi-même suffisamment en sécurité pour lui permettre sa distinction ? 
Puis-je lui permettre d'être ce qu'il est : 
Honnête ou faux, infantile ou adulte, au désespoir ou trop sûr de lui ? 
Ou ai-je le sentiment qu'il doit suivre mon conseil, ou rester d'une façon ou d'une autre dépendant de moi, ou se couler dans le même moule que moi ? 
A ce propos je pense au petit travail intéressant de Farson qui a montré que le conseil le moins adéquat et le moins compétent tend à induire la conformité à sa personne, à avoir des clients qui se modèlent à son image. 
D'autre part, le conseil le plus adéquat et le plus compétent peut avoir des interactions avec un client à travers de nombreux entretiens sans interfèrer avec la liberté du client à développer une personnalité tout à fait distincte de celle de son thérapeute. 
Je préfèrerais être dans cette dernière catégorie en tant que parent, superviseur ou conseil. 
6 - Ma compréhension empathique : jusqu'où peut-elle aller ?
Une autre question que je me pose est celle-ci : 
Puis-je me laisser aller à m'introduire pleinement dans le monde de ses sentiments et de ses significations personnelles et les considérer comme il le fait ? 
Puis-je plonger dans son univers privé si totalement que j'en perds tout désir de l'évaluer ou le juger ? 
Puis-je y pénétrer avec tant de sensibilité que je puisse m'y mouvoir librement sans piétiner des significations qui lui sont précieuses ? 
Puis-je le sentir avec tant d'acuité que je puisse non seulement comprendre les significations de son expérience qui sont évidentes pour lui, mais aussi ces significations qui sont seulement implicites, qu'il perçoit vaguement ou comme de la confusion ? 
Puis-je étendre cette compréhension sans aucune limite ? 
Je pense au client qui a dit : 
"Chaque fois que je trouve quelqu'un qui comprend une "partie" de moi sur le moment, alors ça ne rate jamais, j'atteins un point où je sais que je ne suis "pas" compris encore une fois.... Ce que j'ai cherché si âprement, c'est quelqu'un à comprendre". 
En ce qui me concerne, je trouve plus facile de sentir ce type de compréhension, et de le communiquer à mes clients individuels, plutôt qu'aux étudiants dans une classe ou aux membres du staff d'un groupe dans lequel je suis impliqué. 
Il y a une énorme tentation à tenir les étudiants "sérieux" ou à pointer à un membre du staff les erreurs de son raisonnement. 
Cependant dans ces situations, quand je peux me permettre de comprendre, c'est mutuellement gratifiant. 
Et avec mes clients en thérapie je suis souvent impressionné par le fait que même un minimum de compréhension empathique - une tentative hésitante et incorrecte d'appréhender la confuse complexité de la situation du client - est aidante, bien que sans aucun doute, celà aide beaucoup plus lorsque je peux voir et formuler clairement les significations de son vécu qui, pour lui, ont été confuses et embrouillées. 

7 - Puis-je accepter l'autre tel qu'il est ? 

Encore une autre question, c'est de savoir si je peux accepter chacune des facettes que me présente cette autre personne. 
Puis-je l'accueillir telle qu'elle est ? 
Puis-je communiquer cette disposition ? 
Ou ne puis-je l'accueillir que conditionnellement ouvert à quelques aspects de ses sentiments et silencieusement ou franchement désapprobateur sur d'autres aspects ? 
D'après mon expérience, lorsqu'une attitude est conditionnelle, elle ne peut alors développer ou changer les aspects que je ne peux pleinement accueillir. 
Et quand - plus tard et souvent trop tard - j'essaye de découvrir pourquoi je n'ai pas été capable de l'accepter à tous les égards, je découvre généralement que c'est parce que j'ai été profondément effrayé ou que je me suis senti menacé par quelque aspect de ses sentiments. 
Si je dois être plus aidant, alors je dois me développer et m'accepter à ces égards. 

8 - Puis-je lui apporter la sécurité dans notre relation ? 

La question suivante soulève un problème très pratique : 
Puis-je agir avec assez de sensibilité dans la relation de façon à ce que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ? 
Le travail que nous commençons à entreprendre en étudiant les concomitants psychologiques de la psychothérapie confirme la recherche de Dittes en indiquant combien facilement les individus se sentent menacés au niveau physiologique. 
Le réflexe psychogalvanique - la mesure de la conductibilité de la peau - pique du nez quand la réponse du thérapeute est juste un peu plus forte que le sentiment du client. 
Et, à une phrase de ce genre "My, tu as l'air triste", l'aiguille bondit presque hors du papier. 
Mon désir d'éviter d'être menaçant même à une si petite échelle n'est pas dû à une hypersensibilité vis-à-vis de mon client. 
Il est simplement dû à une conviction, basée sur l'expérience, que si je peux le libérer aussi complètement que possible de la menace extérieure, il peut alors commencer à vivre et s'occuper des sentiments et des conflits qui l'habitent et dont il se sent menacé. 

9 - Sans jugement ni évaluation ? 

Un aspect spécifique mais important de la précédente question est celui-ci : 
Puis-je le libérer de la menace du regard évaluateur des autres ? 
Dans presque toutes les phases de notre vie - à la maison, à l'école, au travail - nous nous sommes trouvés sous les jugements extérieurs exprimés sous forme de récompenses et punitions : 
"C'est bien", "c'est vilain", "ça vaut un A", "c'est un échec", "c'est un bon conseil", "c'est un conseil minable". 
De tels jugements sont une part de notre vie de l'enfance à la vieillesse. 
Je pense qu'ils ont une certaine utilité sociale dans les institutions et dans les organisations comme les écoles ou les corps professionnels. 
Comme chacun de nous, je me suis trouvé bien trop souvent en train de faire de telles évalutations. 
Mais mon expérience m'a montré qu'ils ne marchent pas pour le développement personnel et de ce fait je ne crois pas qu'ils soient un élément de la relation d'aide. 
Curieusement, une évaluation positive est à la longue aussi menaçante qu'une négative, du fait que dire à quelqu'un qu'il est "bien" vous donne aussi le droit de lui dire qu'il est "mal". 
J'en suis donc arrivé à sentir que plus j'arriverais à maintenir une relation exempte de jugement et d'évaluation, plus cela permetrait à l'autre personne d'atteindre un point où il reconnaîtrait que le lieu de l'évaluation, le centre de la responsabilité réside en lui-même. 
La signification et la valeur de son expérience est en dernière analyse quelque chose qui dépend de lui et aucun jugement extérieur ne peut changer cela. 
Je préférerais donc oeuvrer dans le sens d'une relation dans laquelle je ne suis pas, même dans les sentiments qui me sont propres, en train de l'évaluer. 
Je crois que ceci peut lui donner la liberté d'être une personne responsable d'elle même. 

10 - Puis-je le voir "en développement" ? 

Une dernière question : 
Puis-je rencontrer cet autre individu comme une personne dans un processus " de développement" ou vais-je être limité par son passé et par mon passé ? 
Si, dans ma rencontre avec lui, je le considère comme un enfant immature, ou un étudiant ignorant, ou un névropathe, ou un psychopathe, chacun de ces concepts qui m'appartiennent le limitera dans ce qu'il peut -être dans la relation. 
Martin Buber, le philosophe existentialiste de l'université de Jérusalem, a une phrase : 
"Confirmer l'autre" qui a eu une signification pour moi. 
Il dit "Confirmer veut dire...accepter tout le potentiel de l'autre...Je peux reconnaître en lui, connaître en lui la personne qu'il a été...créé pour se développer...je le confirme en moi, puis en lui-même, en rapport avec cette potentialité que...peut alors être développé, peut évoluer". 
Si j'accepte l'autre personne comme quelque chose de statique déjà diagnostiquée et classée, déjà modelée par son passé, alors je contribue à confirmer cette hypothèse limitée. 
Si je l'accepte comme un processus "en développement", alors je fais ce que je peux pour confirmer ou rendre effectives ses potentialités. 
C'est sur ce point que je vois Verplank, Lindsley et Skinner, en travaillant sur le conditionnement opérant, rencontrer Buber, le philosophe ou le mystique. 
Tout au moins se regroupent-ils en principe d'une étrange façon. 
Si je considère une relation uniquement comme une occasion de renforcer une certaine catégorie de mots ou d'opinions chez l'autre, alors j'ai tendance à le confirmer en tant qu'objet - un objet fondamentalement mécanique ou manipulable. 
Et si je reconnais ce fait comme son potentiel, il aura tendance à agir dans le sens de la confirmation de cette hypothèse. 
D'autre part, si je reconnais la relation comme une opportunité de "renforcer" tout ce qu'il est, la personne qu'il est avec toutes ses ressources existantes, alors il aura tendance à agir dans le sens qui confirmera cette dernière hypothèse. 
Je l'aurai donc - pour utiliser de Buber - confirmé comme une personne vivante, capable d'un développement intérieur créatif. 
Personnellement, je préfère cette deuxième sorte d'hypothèse. 

CONCLUSION 

Dans la première partie de cet article, j'ai examiné certaines contributions apportées par la recherche à notre connaissance sur les relations. 
Essayant de conserver en mémoire cette connaissance, j'ai alors abordé le genre de questions qui émergent, de l'intérieur et subjectivement, quand je m'engage en tant que personne, dans les relations. 

Si en moi-même je pouvais répondre par l'affirmative à toutes les questions que j'ai soulevées, alors je crois que toutes les relations dans lesquelles j'ai été impliqué auront été des relations d'aide, auront entraîné le développement. 
Mais, je ne peux pas donner une réponse positive à la plupart de ces quesitons. 
Je peux seulement travailler dans la direction de la réponse positive. 
Cela a soulevé dans mon esprit un doute énorme : 
La relation d'aide optimale est le type de relation établie par une personne qui est psychologiquement mûre... 

En d'autres termes ma capacité de créer des relations qui facilitent le développement des autres en tant que personnes distinctes, est à la mesure du développement que j'ai déjà accompli en moi-même. 
A certains égards, c'est une pensée qui dérange mais c'est aussi une pensée prometteuse et pleine de défis. 
Cela voudrait dire que si je suis intéressé à créer des relations d'aide j'ai devant moi une perspective de vie professionnelle fascinante, étendant et développant mes ressources dans le sens du développement. 
Je reste avec la pensée inconfortable que ce que j'ai travaillé pour moi dans cet article puisse n'avoir que peu de choses en commun avec vos intérêts et votre travail. 
Si tel est le cas, je le regrette. 

Mais je me sens au moins partiellement conforté par le fait que nous tous, qui travaillons dans le champ des relations humaines et qui essayons de comprendre l'ordre de base de ce domaine, sommes engagés dans la plus cruciale entreprise du monde d'aujourd'hui. 
Si nous essayons de comprendre, d'une façon réfléchie, nos tâches d'administrateurs, enseignants, éducateurs, conseils professionnels, thérapeutes, nous travaillons alors sur le problème qui déterminera le futur de cette planète. 
Car ce n'est pas de la Physique que le futur dépendra. 

Il dépendra de nous qui essayons de comprendre et de nous occuper d'inter-actions entre les êtres humains, de nous qui essayons d'établir des relations d'aide. 
Alors j'espère que les questions que je me suis posées seront de quelque utilité, pour vous, en vous aidant à comprendre davantage lorsque vous tentez, à votre façon de faciliter le développement dans vos relations.

 

BIBLIOGRAPHIE

Livres de Carl Rogers

édités en Français

Le développement de la personne 
Les groupes de rencontre 
Liberté pour apprendre 
La relation d'aide et la psychothérapie 
Réinventer le couple 
L'approche centrée sur la Personne

Chez Dunod : 
"Le développement de la personne" 
"Au lecteur : (par Carl Rogers) 

Bien que celà me contrarie un peu de le dire, j'ai été psychothérapeute (conseiller psychologique) pendant plus de trente-trois ans. 
Ce qui revient à dire que durant une période d'un tiers de siècle j'ai essayé de venir en aide à un vaste échantillonnage de notre population : 
à des enfants, à des adolescents, à des adultes, à des personnes qui avaient à faire face à des problèmes pédagogiques, professionnels, personnels ou conjugaux ; 
à des individus "normaux", "névrosés", et "psychotiques" (les guillemets indiquent que pour moi ce sont là des appellations trompeuses), à des individus qui viennent d'eux-mêmes pour demander de l'aide, à d'autres qui sont envoyés pour obtenir de l'aide ; 
à ceux qui ont des problèmes mineurs, à ceux qui considèrent que leur vie est complètement désespérée et sans avenir. 

Je considère comme un grand privilège d'avoir eu l'occasion de connaître si personnellement et si intimement une telle quantité et une telle variété d'individus. 
Grâce à l'expérience clinique et à la recherche acquise pendant ces années, j'ai écrit plusieurs livres et beaucoup d'articles. 
Les articles figurant dans cet ouvrage ont été choisis parmi ceux que j'ai écrits pendant mes dix dernières années de travail, de 1951 à 1961. 
J'aimerais vous expliquer la raison pour laquelle je les ai réunis ici. 
En premier lieu, je crois que ma plupart de ceux-ci ont un rapport avec la vie personnelle dans la perplexité de notre monde moderne. 

Ce livre n'a nullement la prétention d'être un recueil de conseils ou un manuel du genre "Faites-le vous-même", mais j'ai appris que les lecteurs de ces articles les ont souvent trouvés exaltants et enrichissants. 
Jusqu'à un certain point ils ont donné aux lecteurs un sentiment de sécurité lorsqu'ils prennent des options personnelles et les poursuivent pour se rapprocher du type de personne qu'ils voudraient être. 
Donc pour cette raison, j'aimerais que ces articles puissent être mis plus largement à la disposition de tous ceux qu'ils peuvent intéresser, qu'ils soient spécialistes ou profanes. 
J'y tiens d'autant plus que tous mes précédents ouvrages ont été publiés à l'intention des psychologues et n'ont jamais été mis à la disposition de ceux qui sont en dehors de ce groupe. 
J'espère sincèrement que beaucoup de ceux qui ne s'intéressent pas particulièrement à la "consultation" psychologique et ne manifestent pas d'intérêt particulier pour la psychothérapie trouveront dans ce qu'ils découvriront dans ce domaine les enseignements qui les renforceront dans leur vie personnelle. 
J'espère aussi, et j'en ai l'assurance, que tous ceux qui n'ont jamais cherché le secours d'un conseiller acquerront à leur insu - à la lecture du grand nombre d'interviews thérapeutiques de clients - plus de courage, de confiance en eux et que la compréhension de leurs propres difficultés sera facilitée alors qu'ils vivront en imagination et en pensée les efforts d'autrui vers la maturation. 

"Les groupes de rencontre"
Animation et conduite de groupes 

"J'ose croire qu'après avoir lu le présent ouvrage, le lecteur sera convaincu que, dans un climat de liberté et d'aide, les membres d'un groupe deviennent plus spontanés, plus souples, plus proches de leur vécu, plus ouverts à leur propre expérience et qu'ils aboutissent à des échanges interpersonnels plus profonds. 
Et c'est bien là le type d'être humain que l'on trouve à l'issue d'un groupe de rencontre." 
Ainsi s'exprimait Carl R. Rogers en 1970, lors de la parution de son ouvrage. 
Aujourd'hui, ce livre est devenu un classique de la "non-directivité" : à travers son expérience des groupes de rencontre, l'auteur y développe une technique de sensibilisation et de formation psychologique aux variantes multiples (groupes de diagnostic, Tgroups, groupe intensif, groupe d'évolution...) 
Autant qu'une réflexion sur la non-directivité, "les groupes de rencontre" sont un guide opérationnel dans lequel Rogers enseigne la conduite des groupes et parle du métier d'animateur avec une précision, une clarté et une compétence inégalées à ce jour. 
(Une expérience personnelle du groupe de rencontre : ma formation par Yves) 

"Liberté pour apprendre" 

Extrait de l'avant-propos de Carl rogers : 
"L'enseignement se trouve aujourd'hui confronté à des remises en question incroyables, inconnues jusqu'à présent, et plus graves que jamais. 
Je suis convaincu que la solution du problème pédagogique dépend pour une grande part de la réponse à la question de savoir si l'humanité va aller de l'avant ou bien va se détruire, abandonnant la terre à ces rares êtres vivants qui peuvent résister à la bombe atomique et à la radioactivité. 

Permettez moi d'exposer en quelques mots certains des problèmes qui me préoccupent. 
Est-ce que notre système d'enseignement est à même de préparer les individus et les groupes à vivre heureux dans un monde caractérisé par un changement constamment accéléré ? 
Ou bien est-ce là une adaptation trop difficile à réaliser pour l'être humain ? 
Ou bien est-il impossible à l'enseignement d'atteindre un objectif tellement étranger à son passé ? 
Je l'ignore. 
Est-ce que notre système d'enseignement est à même de remplir son principal rôle et de résoudre les tensions raciales qui deviennent chaque jour plus explosives ? 
Ou bien faillirons-nous à cette tâche essentielle et aboutirons-nous à la guerre civile ? 
Je l'ignore. 
Est-ce que notre système d'enseignement nous prépare à vivre comme des êtres responsables, capables de communiquer avec autrui, dans un monde où augmentent les tensions internationales en même temps qu'un nationalisme absurde ? 
Ou bien notre système d'enseignement va-t-il nous rendre plus suffisants et plus méfiants, moins ouverts à la communication authentique et aux échanges interpersonnels, pour finalement nous consumer dans un holocauste devenu inévitable ? 
Je l'ignore. 
Est-ce que les enseignants seront capables de "rencontrer" la révolte grandissante des étudiants de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur, révolte qui se dresse contre l'ensemble de notre système social de valeurs, contre le caractère impersonnel de nos institutions d'enseignement, contre les programmes imposés ? 
ou bien verra-t-on l'apprentissage déserter les locaux scolaires, abandonnant ceux-ci aux seuls conformistes ? 
Je l'ignore. 
Est-ce que notre système d'enseignement sera capable dans son ensemble d'entrer en prise directe avec problèmes concrets de la vie moderne, alors qu'il s'agit de l'institution la plus traditionnaliste, la plus conservatrice, la plus rigide, la plus bureaucratique de notre temps (et j'emploie ces termes dans un dessein purement descriptif, sans porter de jugement) ? 
ou bien ce système continuera-t-il à subir l'incroyable pression sociale qui le confirme dans le conformisme et la régression, sans compter son traditionnalisme propre ? 

Je l'ignore. 
L'enseignement ne sera-t-il pas repris en charge par des sociétés à but lucratif, plus capables que lui d'initiatives, plus à même que lui de répondre à la demande et aux besoins de la société, mais aussi plus soucieuses de fabriquer et de vendre la "quincaillerie" didactique ? 
Je l'ignore. 
On aura compris que, pour moi, c'est tout le système scolaire qui est en crise, et qu'il se trouve devant un choix terriblement important. 
C'est pour cette raison que j'aimerais mettre à la disposition des enseignants tout ce qui peut se trouver d'utile dans ma propre expérience. 
Les deux premières parties de ce livre sont, je l'espère, vraiment pratiques : elles indiquent à de nombreux enseignants les moyens précis de s'engager dans l'expérimentation avec leurs classes. 
La troisième partie contient certaines des bases théoriques qui fondent cette expérimentation. 
La quatrième partie pénètre dans les soutènements et les ramifications personnelles et philosophiques de l'ensemble de mes conceptions. 
La dernière partie et l'épilogue ramènent le lecteur assez brutalement sur terre en lui proposant le moyen de faire aboutir un changement auto-déterminé dans une institution scolaire et de planter les premiers jalons de ce programme. 
Je pense qu'à travers tout ce livre il apparaîtra que je fais fond sur la sagesse et le potentiel de l'être humain - à condition que ce potentiel puisse être libéré - pour faire surgir avant qu'il ne soit trop tard ces changements si désespérément nécessaires dans notre système d'enseignement." 

Chez E.S.F. 
"La relation d'aide et la psychothérapie" 
"La place de l'aide psychologique : (par Carl Rogers

De nombreux professionnels passent une grande partie de leur temps en entretiens pour susciter chez leurs clients un changement d'attitude constructif, par le contact de face à face. 
Qu'ils soient psychologues, conseillers dans un établissement d'enseignement, conseillers matrimoniaux, psychiatres, assistantes sociales, conseillers d'orientation scolaire, chefs du personnel dans iune industrie, ou qu'ils aient d'autres fonctions encore, ils essaient de comprendre et de définir les attirudes de leur "client", et par là ils sont concernés par ce livre. 
Si dans leur travail ils s'occupent d'inadaptés, de personnes en difficulté, de désemparés ou de délinquants, et si ces personnes après la série d'entretiens sont mieux adaptées à leurs problèmes, capables de faire face aux réalités de la vie de manière plus constructive, alors leurs techniques et leurs méthodes nous intéressent. 
Il y a de nombreux noms pour désigner ce genre d'entretiens. 
Le terme le plus simple et qui les décrit le mieux est peut-être "entretiens de traitement",. 
Plus fréquemment on les appelle entretiens d'aide ou de conseil (counseling), particulièrement dans les milieux pédagogiques. 

On peut aussi classer de tels contacts, en considérant leur but curatif et protecteur, dans la rubrique psychothérapie, terme très fréquemment utilisé par les assistantes sociales, les psychologues et les psychiatres cliniciens. 
Dans ces chapitres, on utilisera les termes à peu près les uns pour les autres, parce qu'ils semblent faire référence à la même méthode de base : une série de consultations directes avec un !ndividu en vue de l'aider à changer ses attitudes et son comportement. 
Il y a eu une tendance à utiliser le terme "aide psychologique" pour des entretiens accidentels et superficiels, et à réserver le terme "psychothérapie" pour des contacts plus intensifs et de plus longue durée faits en vue d'une réorganisation plus profonde de la personnalitré. 
Bien qu'on puisse admettre cette distinction, il est évident néammoins qu'il est impossible de distinguer une aide psychologique intensive et réussie, d'une psychothérapie intensive et réussie. 
En conséquence, nous emploierons les deux termes avec l'acception courante qu'ils ont chez les chercheurs dans ce domaine." 

Chez Robert Laffont 
"Réinventer le couple" 

Les raisons d'être de l'échec ou du succès d'une union : les réponses d'un psychothérapeute à l'écoute de ceux qui ont osé tout dire de la vie à deux. 
Pourquoi j'écris ce livre ? (Carl Rogers) 
Tout en travaillant à ces chapitres, je me suis souvent posé cette question. 
Chose curieuse, une réponse inattendue me venait immédiatement à l'esprit : 
"Parce que j'aime les jeunes." 
Celà a été vrai pendant des années et l'est encore plus actuellement. 
J'ai appris presque tout ce que je sais sur le monde moderne en écoutant les jeunes - des collègues, des amis, mes petits fils - et en m'attachant à approfondir avec eux les éléments de la vie qui les stimulent, les révoltent ou les rendent perplexes. 
Je considère comme un privilège le fait que la plupart de mes contacts et de mes amitiés m'ont liés à des individus qui avaient de trente à cinquante ans de moins que moi. 
Certains de ces jeunes représentent pour moi tout l'espoir que l'on peut mettre dans le destin de notre planète "bleue et blanche", dont la course se poursuit à travers de bien sombres univers. 

Grâce à mes contacts avec les jeunes, je connais bien les incertitudes, les craintes, l'insouciance pleine de franchise, les joies et les frustrations qui marquent leurs tentatives de construire, entre l'homme et la femme, un type d'association qui ait une certaine continuité. 
Pas nécessairement une expérience de toute une vie, mais quelque chose de plus significatif qu'une relation passagère. 
C'est ainsi qu'a commencé à se former dans mon esprit l'idée que je pourrais bien leur offrir mon aide dans cette lutte de pionniers qu'ils mènent pour édifier d'autres sortes de mariages ou des solutions de remplacement. 
Non pas un recueil de conseils oiseux, bien sûr, mais quelque chose de nouveau. 
(....) 
Je me suis donc mis à interviewer des couples, à enregistrer nos conversations. 
J'ai demandé à d'autres d'écrire leurs expériences intimes. 
Leur réaction m'a étonné. Je n'ai essuyé aucune rebuffade. 
Au contraire, individus et couples ont dressé librement un tableau intime de leur mariage ou de son équivalent, en tant que relation perçue de l'intérieur. 
Ces introspections profondes constituent pour moi, et pour ce livre, des éléments d'enseignement. 
(...) 
Il n'aboutit pas à des conclusions limpides. 
Il s'agit tout simplement d'une personne ou d'un couple qui dit au lecteur : 
"C'est ce qui se passe et ce qui s'est passé pour moi et pour nous ; peut-être pourrez-vous en tirer quelque chose qui vous aidera à prendre vos propres décisons." 

Chez Editions Randin 
"L'approche centrée sur la Personne"
Textes écrits entre 1942 et 1987, dont certains sont inédits. 
Table des matières sur 544 pages : 

PROPOS PERSONNELS 
Autoportrait 
Mon mariage 
Vieillir, ou s'épanouir en vieillissant 
A l'aube de mes 85 ans 

LA RELATION THÉRAPEUTIQUE 
Une psychothérapie réinventée 
Approche directive contre approche non-directive 
Le cas Herbert Bryan 
Les caractéristiques de la relation d'aide 
Le reflet des sentiments et le transfert 
Une approche de la thérapie centrée sur le client et/ou sur la personne 
LA CONTRUCTION DE LA PERSONNE 
La solitude d'Ellen West 
Vers une approche moderne des valeurs : leur construction chez l'adulte équ!l!ibré 
Le mariage a-t-il un avenir ? 

RECHERCHES ET ETUDES THEORIQUES 
Deux recherches et leurs apports 
L'enregistrement des entretiens et l'amélioration des techniques psychothérapeutiques 
Les conditions nécessaires et suffisantes d'une modification thérapeutique de la personnalité 
Thérapie, personnalité et relations interpersonnelles : une théorie inscrite dans le champ de l'approche centrée sur le client 

UNE SCIENCE POUR L'HOMME 
Des sciences du comportement et de leurs présupposés 
Pour humaniser la science de l'homme 

EDUCATION 
Apprentissage et enseignement : ce que je pense 
Relation interpersonnelle et facilitation de l'apprentissage 
Politique éducative 

LES METIERS DE L'HUMAIN 
Qualités requises d'un facilitateur de groupes 
Oserons nous relever les nouveaux défis de la psychologie ? 
Politique des métiers de l'humain 

UNE PHILOSOPHIE DES PERSONNES 
Quelques mots sur la "nature humaine" 
La personne totalement intégrée : image de la vie pleine aux yeux du thérapeute 
Avons nous besoin d' "une"réalité ? 

POUR UN MONDE A VISAGE HUMAIN 
Implications sociales 
Résoudre les tensions interculturelles 
Regard d'un psychologue sur la guerre nucléaire 
L'atelier de Rust 
Voyage chez les professionnels russes

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Published by Ganaëlle38 - dans PSYCHOTHERAPIES
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