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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:11

Tout le monde peut avoir, un jour, envie de se suicider. Il suffit d'une seconde, d'une idée, d'un geste... quel que soit l'âge, quel que soit la raison... 

En règle générale, plus la personne est jeune et sous l'effet du stress, plus le passage à l'acte est rapide et non réfléchit. Il faut savoir qu'en moyenne, entre 40 et 100 enfants de moins de 12 ans se suicident chaque année en France.
( source : http://www.lepoint.fr).

Lorsque cette pensée devient récurante, il est vraiment essentiel de se faire aider, de contacter un professionnel, quelqu'un qui sera vraiment à l'écoute et capable de comprendre la souffrance et la violence intérieure qui nous envahissent dans ces moment là..

Car il s'agit bien d'une forme de violence... rentrée, retournée contre soi, issue d'une tristesse profonde... une tristesse qu'on ne parvient pas à exprimer parce que personne n'y est pour rien... mais cela nous fait souffrir à un point qu'on ne le souhaiterait même pas à notre pire ennemi.

Et un sentiment d'être seul... si seul.

Le suicide devient l'unique échappatoire.. la seule issue. Rien ni personne ne peut nous aider. 

Mais, en vérité, la personne qui puisse vraiment nous sauver, c'est nous-même. A condition de ne pas s'abandonner soi-même... En trouvant le courage de se cramponner à la vie. En demandant de l'aide a un psychothérapeute. Il nous tendra une une main... mais c'est à nous de nous y accrocher.

"il faut avoir traversé le désert glacial de l'idée même du suicide, pour pouvoir apprécier se supplément de vie que l'on s'accorde"

Comment tout commence ? 

Il y a toujours, d'une façon ou d'une autre,  un certain manque de confiance en soi. Un besoin d'être avec les autres. Souvent, la personne qui se suicide est décrite comme "quelqu'un qui a toujours été là pour les autres plus que pour lui-même"... et avait souvent tendance à s'oublier... ou à se "faire oublier"... en faisant passer les autres avant, en ne cherchant pas être considéré par les autres. Une personnalité plutôt introvertie, mais au fond en attente que l'autre vienne, en sincérité, en profondeur, juste pour dire à quel point on compte à ses yeux... cela peut-être issu d'un deuil non fait, ou d'une déchirure affective, quelqu'un nous manque... et ce manque empêche d'accéder à la plénitude...

Il y a donc souvent en trame de fond, un manque de reconnaissance, un besoin d'être pris en considération, une impossibilité d'exprimer ses sentiments... 
Puis, un jour, un drame, une situation problématique grave et difficile, et la personne se retrouve seule pour faire face... et elle n'arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles une solution a son problème. Amis... famille... personne ne semble pouvoir l'aider.

Lors d'une première crise, la personne éprouve un besoin de fuir la douleur. L'idée du suicide comme solution possible, traverse l'esprit. Cette idée peut très bien disparaître et ne plus jamais réapparaître. Il me semble que tout le monde connait cela une fois dans sa vie...

Si ça continue ? 

Si les choses ne s'arrangent pas, les idées suicidaires peuvent réapparaître plus régulièrement. Alors, il se peut qu'elles prennent de plus en plus de place, elles reviennent de plus en plus souvent dans l'esprit... Elles sont présentes plus longtemps, et, petit à petit, elles finissent par faire partie du quotidien..

La personne peut en avoir parlé autour d'elle, sans avoir vraiment été entendue, prise au sérieux.. Il faut dire que ce genre de discours fait peur à celui qui l'écoute. La première réaction saine est la fuite, la non acceptation de cette idée ! c'est impossible d'aller dans son sens ! 
Alors l'isolement devient peu à peu total : on ne se confie plus. Comment dire à ceux qu'on aime que c'est cette vie que l'on n'arrive plus à supporter? et que l'on ne sait pas comment trouver la force de tout recommencer.. de repartir à zéro... et que de toute façon à quoi bon ?? 

Quand l'idée du suicide prend toute la place :

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes, et peuvent devenirobsessionnelles*. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n'est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance et son isolement. C'est la période de rumination. Les psychiatre proposent souvent des antidépresseurs... mais s'agit-il réellement d'un état dépressif* ? A ce stade, il se peut que la personne suicidaire rejette l'autre. Toute relation peut devenir source de conflit. 

Il me semble essentiel à ce stade d'accompagner la personne vers un retour à la nature, de l'aider à sortir de son isolement et surtout de retrouver des bases saines dans ses repères quotidiens : être en présence profonde et sincère, sans forcément parler, partager des repas avec des personnes agréables, marcher en forêt, manger des fruits et des légumes crus (c'est à dire se nourrir du vivant !) et s'arranger pour être entourer d'enfants (en passant des moments dans les jardins publics, par exemple...). Ceci peut sembler anodin, mais n'est-ce pas des repères simples et des moments où il est possible de trouver la vie agréable qui est essentiel d'apporter ?

Si l'idée du suicide devient une idée fixe ?

Il s'agit de la période de Cristallisation
A ce stade,  la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance. Elle travaille alors à la période de Planification du suicide

"Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification du suicide s’est précisée : le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de sonsuicide comme un apaisement, une issue, un répit."

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

Mais il est important de savoir que la personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. C'est elle qui détient entre ses mains son avenir. Il ne s'agit plus de l'état dépressif où la personne avait le sentiment de "subir sa vie"... elle est plutôt dans l'idée de "maitriser sa mort" ! 

« Il est plus difficile de vivre que de mourir »

Le passage à l'acte :

Une personne qui souhaite réellement mettre fin à ses jours n'en parlera à personne. Il ne s'agit pas de prendre le risque que l'on vienne l'empêcher de parvenir à ses fins !

Ce point est essentiel pour distinguer les personnes suicidaires des personnes en souffrance pathologique, manipulatrices, qui menacent de se suicider à chaque fois qu'il s'agit d'obtenir quelque chose d'une autre personne.

La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.
Il n'est jamais trop tard pour choisir de revivre. 

"Il faut du courage pour se suicider.. il en faut encore plus pour y renoncer."

Ceux qui restent :

Il est très difficile d'accepter le suicide d'un proche. Nous sommes partagés entre la tristesse profonde de la perte, le sentiment de trahison de ne pas avoir été dans la confidence. Le sentiment d'impuissance de n'avoir pas pu être là, la culpabilité de n'avoir pas vu venir, de n'avoir pas su écouter, entendre, ou d'avoir minimisé la détresse de ce proche qui ne laissait rien paraître..

Il est nécessaire que les proches se soutiennent moralement et restent soudés entre eux.

L'idéal est de se regrouper pour partager les sentiments de chacun, ce qui permettra vraiment de se rendre compte que personne n'est fautif. Il me semble nécessaire de demander un soutient psychologique pour faire ce débriefing, et que chacun ensuite entame une psychothérapie personnelle, en particulier la personne qui à découvert le corps, et d'autant plus si il s'agit d'un enfant ou d'un adolescent.

"Plus la prise en charge psychologique se fera tôt,

moins le traumatisme aura d’impact."

Oui... il faut être conscient que c'est un traumatisme, au delà d'un simple deuil. Il ne s'agit pas d'une façon "naturelle" de mourir. Et même si l'on "sait" que cela existe, notre psychisme n'est pas capable d'intégrer que ça puisse arriver à une personne de notre entourage.

Le choc est toujours terrible. Chaque personne se trouve profondément changé après un événement aussi marquant. Les phrases comme « ce n'est pas possible... je n'arrive pas à y croire... » reviennent longtemps dans les esprits.

La prise en considération du traumatisme sera nécessaire pour permettre de faire pleinement le deuil de la personne. Et surtout, de garder un souvenir de quelqu'un dans son entière identité, et non de rester focalisé sur la façon dont s'est déroulé sa disparition.


Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute, Musico-art-thérapeute

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

 

A la mémoire de mes amis :
Laurent, Phillippe, Arnaud, David, Jean-Mo, Henry.

 

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur..."

Carl Gustav Jung.

 

Liens utiles : 

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. 

SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

 

* On sait que dans l'état dépressif, les personnes font part de leur envie de se suicider. Mais souvent la maladie les rends trop faible pour passer à l'acte. 
Dans les épisodes maniaco/dépressifs, le risque de passage à l'acte est réel et plus élevé dans les périodes marqués par la manie. 
Pour en savoir plus sur

- les troubles bipolaires :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire 

- la dépression 

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pression_(psychiatrie)

- l'obsession 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsession_(m%C3%A9decine)

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Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
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commentaires

anonyma 01/10/2017 20:17

Bonjour,

Je vivais il y a peu avec ma copine :8 ans ensemble, 3 ans de vie commune.
Nous ne sommes plus ensemble depuis 2 mois environ, les 6 derniers mois de notre relation commune,
nous vivions comme des colocataires, enfin elle me considérai comme un colocataire.

Je ne lui en veux pas, l'amour peux disparaitre n'importe quand et elle a l'air de vivre mieux sa vie actuelle sans moi, si elle est plus heureuse cela me conviens.

Avant cela de multiples décès dans ma famille: grands-parents,oncles, tantes,cousins, animaux de compagnies(que je considère de la famille)

S'ajoutant à cela, pas de travail, donc pas d'argent, un seul ami qui ne vit plus en France depuis longtemps( aucuns amis proche de chez moi)
99,9% de ma famille morte ou vivant dans d'autres régions avec qui je n'ai plus de contact.

J'ai passé le permis 7 fois: 7 échecs pour plus de 6000 euros, suivi de problèmes de santé, (multiples hernies discales, passage à l hospital, paralysie partiel d'un membre)

Je vis dans un studio (donc pas de chambre)
je résume: pas de famille , pas d'amis, pas de boulot, pas de voiture, pas de permis, pas d'argent.

J' ai donc planifié en partie mon suicide, j'ai choisis l’arme à feu, dans quelques semaines , histoire de vendre ce qu'il me reste, vider mes comptes et envoyer quelques courriers.

Bien entendu , je n'en parlerai à personne, je poste ici en anonyme.
Peut-être à un de ses jours, et bon suicide à tous.

Anonyme 23/07/2017 21:46

Bonsoir,

Je me permets de rebondir sur votre article, et plus particulièrement ce passage: "Mais, en vérité, la personne qui puisse vraiment nous sauver, c'est nous-même. A condition de ne pas s'abandonner soi-même... En trouvant le courage de se cramponner à la vie. En demandant de l'aide a un psychothérapeute."
Je réfléchis au sujet "suicide" depuis plusieurs années afin de comprendre. Communiquer qu'une personne suicidaire a besoin de l'aide d'un thérapeute, n'est-ce pas comme "priver la personne de sa liberté", lui signifier que sa façon de raisonner n'est pas "correcte" et qu'il faille se faire "soigner" pour "apprécier la vie" comme la majorité? Lorsque nous allons dans un endroit qui ne nous plaît pas, est-on contraint de se raisonner pour y rester? Lorsque l'on se sent menacé par un danger, la réaction humaine instinctive sera de combattre ou de fuir. En quoi décider de ne pas rester dans ce monde, de le fuir est un problème?
Pour ma part, je pense que chaque personne doit avoir la liberté de décider de sa mort, qu'elle soit malade ou en parfaite santé. Je pense que quelqu'un qui ne se sent pas à sa place dans ce monde doit obtenir l'aide dont il a besoin pour le quitter, et ne pas mourir dans l'"indignité" en s'infligeant une mort atroce ou en prenant le risque d'être paralysé, etc., en râtant son suicide.

Cordialement,

Ricky 17/01/2017 08:11

Pour ma part j'ai vécu deux fermetures aux niveaux de l'emploi et je vous passe le reste sinon que c'était de bon travail. Je retrouve un travail de merde alors ciao la job mais si je pense à quitter c'est de beaucoup parceque je ne m'identifie plus à ce que le monde à offrir. Je suis peut-être défaitiste ou bien je suis devenu tranquillement anti-social mais je crois avoir eu mon lot d'arrogance humaine. On a tous des combats dans la vie mais l'homme utilise rarement ses qualités pour le biens commun mais plutot ses défauts par souci d'individualiste surement pour masquer son insécurité, Bon courage à tous car il semblerait que l'on a tous un chemin de vie à vivre bon ou mauvais, Un petit conseil, apprenez jeune ce qu'est la sagesse elle vous sera très utile dans vutre vie, Vous pouvez en prendre connaissance dans la bible dans---PROVERBE 7, 8. bonne chance.

Anonyme 09/01/2017 18:51

Bonjour, en un seul week-end j'ai tout perdu.. le samedi je partais voir un pote avec qui on devait passer le week end ensemble ainsi que d'autres amis.. en route pour chez lui, accident de voiture qui m'a marqué (j'étais conducteur et un de mes amis était avec moi), voiture complétement défoncé. J'ai eu peur de la réaction de mes parents alors je n'ai pas prévenu et me disais que j'allais tout dire le Dimanche en rentrant car je voulais quand même passer un bon week end. Dimanche midi j’envoie un SMS à ma "copine" car je l'a trouvé distante depuis quelques jours, et la elle m'annonce quelle parle à quelqu'un d'autre, j'étais en ce moment dans l'appartement de mon pote entrain de rigoler, changement d'expression.. en fort stress j'ai des problèmes pour respirer correctement je sors donc de l'appartement car j'aime pas montrer mes sentiments à mes potes et ma "copine" m'appelle pour m'expliquer qu'elle a eu un coup de cœur soudain pour un mec.. Je lui ai posé des ultimatums pour qu'elle arrête de lui parler, mais rien.. j'ai coupé cour à la conversation. Je reviens donc dans l'appartement de mon pote après 2 heures d'absence, le regard vide, plus aucun espoir.. il m'ouvre la porte ils commencent à me faire chier sur la ou j'étais passé.. mon énervement a pris le dessus et j'en ai frappé un au visage insulter tout les autres et maintenant ils me rejettent. Le soir en rentrant chez moi en taxi j'explique à mes parents que j'ai eu un accident.. deux réactions des insultes et une baffe.. génial j'avais besoin de ça je veux plus voir mes parents. Le lendemain j'avais un rendez-vous chez un garagiste pour la voiture mais à cause de l'accident je n'ai pas pu y emmener ma voiture, et ce sont mes grands parents qui me l'avaient offert.. ma mère les a appelé pour dire que j'avais eu un accident avec la voiture et maintenant ils me détestent.. j'ai plus personne, j'en peux plus. J'ai rien mangé depuis Samedi soir, pourtant j'ai faim mais à chaque fois que je veux manger un petit truc je n'y arrive pas...

vincent S 25/11/2016 17:43

aujourhuti 17h40 cela fait plusieurs moi que j'ai des idée suicidaire je suis complètement perdu et la cout de mass mon mec me quitte au bout de 9ans de vie commune que faire je suis pa bien du tout
je pense a la pendaison ou prise de médicament m'endormir et ne plus penser a rien enfin dormir a jamais prendre une bouteille de wiski et dodo

gent peut plus

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