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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 23:07

Troubles alimentaires, somatisation, sont les rares moyens à la disposition de l'enfant  pour exprimer sa souffrance de ne pas être aimé.

« pour en finir avec les tyrans et les pervers dans la famille » d’Yvonne Poncet-Bonissol.
 

UNE FAMILLE FORMIDABLE :

" Toute la difficulté pour l’enfant confronté à une mère perverse narcissique réside dans un paradoxe : sa souffrance est d’autant plus gigantesque que tous les signes extérieurs de son développement ne laissent transparaître aucune faille, aucune souffrance mais renverraient même l’image d’une famille quasi parfaite dans laquelle l’enfant se développe et grandit dans l’harmonie sans jamais poser de problème.

Par conséquent cet enfant n’a aucun moyen direct de crier son malaise, aucune accroche possible dans cette illusion d’harmonie et cette réalité factice (en dehors de la somatisation que nous aborderons plus bas), aucune place pour une quelconque révolte : le piège est bien ficelé, l’image renvoyée est lisse, socialement correcte.

 

SEULE AU MONDE :

« le sentiment dominant, de loin, chez cet enfant est celui d’un isolement profond et d’une immense solitude » (surtout s’il est enfant unique) précise la psychologue clinicienne catherine Salobir. Dabord parcequ’il n’existe entre sa mère perverse narcissique et elle aucune transmission quelqu’elle soit. Rien ne lui est dit, rien ne lui est raconté ou alors bien « enrobé », « bien lissé ».

Il prendra conscience au fil des années qu’il y a des trous dans son histoire parcequ’il n’y a jamais eu de véritable récit à ce sujet. Par exemple, ses demandes répétées auprès dee la mère PN, de se rendre pour la première fois sur la tombe de ses grands parents, resteront sans réponse au sens littéral du terme Les bribes d’information que l’enfant finira par obtenir ne seront celles qu’il aura pu glaner de ci de là au fil de conversations dont il aura été témoin avec certains proches de la famille ou de recoupements que lui seul sera parvenu a établir.

La perverse narcissique ne se dévoile pas, elle ne livre rien. Ainsi tant sur son histoire personnelle que sur celui des connaissances générales, l’enfant comprend très tôt qu’il doit  tout découvrir et comprendre par lui-même. L’enfant a par conséquent du mal à se situer dans son histoire, à trouver sa place, comme si le lien de filiation n’existait finalement que sur les registres de l’état civil. c’est là un paradoxe : son parent est bien vivant mais en réalité l’enfant se sent orphelin à ceci prêt qu’il ne peut être adopté ce à quoi il pense parfois car cela signifierait enfin avoir une mère. Quelqu’un qui saurait que l’essentiel est dans le don et l’échange.

 

La perverse narcissique vit avec son enfant mais séparément : ils ne partagent rien, sècheresse affective absolue, un gouffre infini les sépare. Le parent ne sait pas ouvrir les portes de son cœur, symboliquement tenir chaud et envelopper. C’est un langage que la mère PN ignore complètement et dont elle ne veut rien entendre préférant se réfugier dans une intellectualisation quasi systématique  des évènements de la vie qui lui permet habilement de ne pas aborder les sujets sensibles tout en jouissant d’un pouvoir de fascination sur son entourage qui se laisse hélas berner. De cette mascarade l’enfant est témoin mais il a appris a dissimuler sa NAUSEE  et son chagrin.

Sa plaie est à l’intérieur comme sa solitude, que sa mère soit donc rassurée pour l’heure tout semble désespérément normal. La perverse narcissique ne présente son enfant aux autres qu’à travers son propre narcissisme. Ce qui la valorise aussi. De fait l’extérieur ne perçoit cet enfant qu’à travers la description (et la présentation) qui lui en est faite et le méconnaît. Une fois encore nous sommes dans le domaine de l’image, de l’apparence.

Il arrive néanmoins que certaines personnes proches de l’entourage familial parviennent à saisir quelque chose de cet enfant : capables d’une réelle écoute et de se faire une propre idée sur lui sans être influencés par le discours de la mère, ils établissent avec l’enfant une relation sincère et vraie. Simplement parcequ’ils le regardent. Cette situation nouvelle procure à l’enfant un profond bien être même si dans le même temps cela ne fait qu’intensifier sa souffrance de réaliser que sa mère est incapable de saisir au quotidien ce que d’autres, plus éloignés et plus anonymes ont su percevoir. Ce sera par exemple le cas du nouvel amant de la perverse narcissique divorcée. Un dernier aspect du sentiment d’isolement est directement lié à l’autre parent, le conjoint, de surcroît en cas de divorce et sur lequel la PN exerce une emprise considérable. Pris dans une relation de soumission, avalé par celle qui organise chaque instant, devant abandonner presque totalement son rôle de parent. L’enfant est doublement orphelin de ses parents : il réalise l’impensable il lui faut faire son deuil et surmonter l’anachronisme qu’il y a à vivre avec ceux qui sont déjà morts

 

QUI SUIS-JE ?

L’affirmation de soi est également très délicate pour l’enfant : n’ayant pas de place réelle, il a beaucoup de mal à se manifester autrement qu’à travers ce qu’il a compris qu’il devait être. Il ne réclame jamais grand-chose, il sait qu’il doit se glisser dans le costume étroit qu’on lui a confectionné sinon il deviendra un étranger. Il n’y a pas d’espace pour la contestation qui serait immédiatement étouffée et violemment réprimée. L’enfant perçoit très tôt  dans ce simulacre d’équilibre, l’intolérance de sa mère à toute forme de différence , à tout ce qui ne lui ressemble pas. La discrète mais réelle dictature ambiante ne laisse évidemment pas de place à la discussion, à l’échange de points de vue différents puisque rien ne doit risquer de menacer l’ordre établi et le sentiment de toute puissance que la perverse narcissique défend envers et contre tout. L’enfant sait que c’est ailleurs qu’il pourra vivre libre, qu’il doit pour l’instant se taire s’il ne veut pas être rejeté ou risquer de confronter sa mère à son propre néant. L’enfant se réfugie dans le silence ce qui lui vaut alors d’être défini comme un enfant sage et bien élevé, un enfant modèle qui vient redorer bien malgré lui le blason du narcissisme de la mère qui, incapable de la moindre empathie à aucun moment ne réalise l’artificiel de cette attitude.

Le silence imposé verrouille chez l’enfant toute verbalisation des sentiments et des affects. La parole avec la PN ne s’articule qu’autour de discussions où les émotions ne transparaissent jamais parce qu’elles sont dangereuses pour elle, risqueraient de l’affaiblir, de la rendre vulnérable et de lui faire perdre son pouvoir. Sa parole, sa pensée doivent occuper tout l’espace, tant celui des autres que celui de leurs émotions. Ici on ne s’épanche pas, on raisonne. Ici on ne vit pas,  on est mort.

Sur le plan relationnel, l’enfant dans sa famille témoigne d’une raideur forte vis-à-vis du contact physique. Les rares étreintes avec la mère PN  ne sont pas chaleureuses, comme si l’enfant se préservait de façon inconsciente d’une dangereuse contamination. Au quotidien ce contact physique se réduit au strict minimum, il faut dire que la mère PN n’est pas non plus enclin au contact physique. Plus âgé, l’enfant d’une mère PN, sait qu’il est un « rescapé », qu’il est passé à côté de  ce qui aurait pu l’enterrer vivant, le rendre taciturne ou pire. C’est pourquoi il a la rage de  vivre chevillée à l’âme, la rage d’exister. L’immense solitude dans laquelle elle aura fait vivre sa fille pendant des années aura fait naître un sentiment de force et d’indépendance. L’enfant a grandi seul et est devenu fort et avide de liberté. Il saura jouir de la vie d’une manière qui déplaira certainement à sa mère confrontée à son propre vide et à son affligeante inconsistance.

 

LA SOMATISATION, seul moyen d’expression d’une souffrance de ne pas être aimé.

Cependant  les enfants n’ont pas tous face au drame d’avoir une mère PN ce potentiel de lutte et de survie. Pour la majorité d’entre eux, certains symptômes emprunts de souffrance s’expriment très tôt : agressivité, terreurs nocturnes, troubles alimentaires de type anorexique, psychosomatisations, allergies. Toutes ces manifestations expriment une soif d’être aimé, regardé, entendu. Tyrannique, coléreux, agressif…non il n’est pas caractériel mais en révolte.

Dans la constellation familiale de la perverse narcissique on constate que l’enfant est très tôt désigné comme l’héritier du parent pervers. Comme si d’emblée il avait été reconnu comme digne de succéder à la mère PN. Alors peu à peu la toile d’araignée est tissée." La mère va vite épuiser tous les spécialistes dits organicistes (du médecin traitant dont elle va se séparer jusqu'au pédiatre, allergologue, gastro..) la pression est importante l'environnement, le milieu scolaire commencent à pointer le mal être de plus en plus invalidant de l'enfant.   Les examens réalisés et les traitements tentés restent sans effets sur les somatisations (puisqu'elles n'ont pas d'origine physique).  

La mere perverse narcissique est  confrontée à ce que ne voulait pas voir cad les angoisses névrotiques de l'enfant (nausées, vomissements, malaises). Les prises en charges psychologiques s'avèreront à son grand désarroi indispensables auprès de psychiatres ou psychologues. Les différentes thérapies proposées à la PN et sa fille et qu'elle aura elle-même sollicitées,  resteront sans effets car non investie, niée, en clair sabotée et donc rapidement abrégèe. En effet, la perverse narcissique est en danger lorsque celle-ci doit envisager qu'un professionnel s'imisse dans sa sphère intime mais surtout pathologique pour "comprendre". l'enfant sera une seconde fois sacrifié sur l'hôtel du socialement et famililement correct. on note là encore cette ambivalence ravageuse de la perverse narcissique. "occupez vous de ma fille mais je vous le dis  vous ne toucherez à rien ! et je ne vous en donnerai pas les moyens " la perverse narcissique est en danger à travers la prise en charge de sa fille et pourrait se trouver face à une réalité qui la ferait décompenser.  

Pour ce qui est de la prise en charge de sa souffrance psychique, pour l'heure, l'enfant devra patienter à moins que pour certains d'entre eux,  et dans une dynamique de révolte adolescente, dans un ultime réflexe de survie, il n'ait la chance de pouvoir aller vivre chez le père en cas de parents divorcés et ainsi mettre à distance cette relation mère / fille des plus toxiques.  Malheureusement, c'est sans compter sur l'emprise qu'exerce la PN sur sa fille.  

Texte de Marc Denis, Source internet : https://www.facebook.com/notes/marc-denis/etre-lenfant-dune-mere-perverse-narcissique-anorexie-somatisation-moyens-inconsc/560543107359321

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Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
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commentaires

Tina 19/07/2017 11:55

Bonjour,
Je vous écris car j'ai des parents déviants. Ma mère est d'ailleurs une perverse narcissique, je l'ai découvert il y a de cela 2 ans. Je ne peux en parler a personne, car personne ne me croirait.. D'ailleurs le peu de personnes a qui j'en ai parlé, non seulement refusent de me croire mais en plus, me fuient, comme si j'étais une pestiféré, c'est quand même le comble!... Je tiens a souligner qu'au niveau des psychiatres c'est pas mieux. J'en ai vu 6 depuis en 2 ans, et aucun n'a eu l'attitude qu'il faut, c'est-à-dire considérer ma parole et mon vécu. Tous ont remis en cause ma parole, ont essayés de minimiser les faits, de me faire croire que j'avais sûrement tort ou bien ils adoptaient une distance et une indifférence assez flagrante.. Donc je pose la question, comment se fait-il que les psychiatres soient dépourvus de leurs professionnalismes face à un fait grave comme celui d'une mère pn? Est-ce à cause de la symbolique quasi divinatoire que porte l'image de la Mère dans les sociétés, ou qu'ils prennent ça comme une attaque? Je trouve leurs comportements assez lamentables et consternants. Si vous pouvez m"apporter un éclaircissement, ce serait avec grand plaisir.

bérengère 11/06/2017 23:07

Bonsoir

C'est avec émotion que j'ai lu votre blog car je suis dans une situation de remise en question actuellement. Je suis en analyse et je viens de réaliser que je suis manipulée par ma mère , ainsi que toute la famille, l'entourage professionnel aussi, comme je travaille avec elle je pense que tout s'est accéléré.

J'ai écris quelques mots car j'ai besoin de raconter mon histoire, cela me fait beaucoup souffrir et mon couple est en danger. J'aimerais les partager, d'autres peuvent s'y reconnaître.


Je cherche avec avidité un souvenir heureux avec ma mère, à part un immense trou de mémoire de plusieurs années, quelques images connotées d’une grande souffrance, je ne trouve rien. J’ai un doux souvenir de mon père, qui, alors que j’avais peut-être 6 ans, ou 7, me portait dans les escaliers pour me coucher. Je feignais bien évidemment de dormir, affamée d’avoir un contact physique chaud et rassurant.

J’ai une sœur que je ne connais pas, nous n’avons aucun lien, à part celui que nous jouons à Noël. Nous endossons chaque année le costume de la petite famille parfaite, des filles aimantes et compréhensives à l’égard de leur mère qui a tant souffert dans sa vie d’avoir été abandonné par un mari colérique et duquel elle se méfiait. La blague, à force de culpabiliser quelqu’un en envoyant de petites phrases en apparence anodines, mais qui réalisent un travail de sape de la personnalité sur le long terme -15 ans quand même- le résultat peut varier, mais dans le cas d’une personne entière et spontanée, ça donne quelqu’un qui hurle et montre de la violence. Pour verrouiller mon père, elle a diabolisé la violence, la colère, ainsi que toute émotion intense ou son expression. De ce fait, impossible de parler de quelque ressenti. Impossible de comprendre son développement. Impossible de savoir que lorsqu’on est enfant c’est normal d’expérimenter la cruauté, la perversité, la sexualité…. Non, impossible de savoir que c’est normal, et qu’un parent normal explique et pose des limites. Ma mère a préféré la voix de la culpabilisation. Ne rien dire plutôt que de risquer de se faire traiter de folle, de mauvaise fille qui fait souffrir sa mère alors qu’elle souffre déjà tellement.

Une petite, juste pour le plaisir : « mais pourquoi tu pleures ? Je ne sais pas. Alors arrête de pleurer sinon je vais t’en donner une pour que tu saches pourquoi tu pleures ». Voici de quelle manière ma mère m’a ignoré, ignoré mes besoins, ignoré mes souffrances, mes appels d’avoir une mère, d’avoir de l’amour, d’avoir une vie normale d’enfant, d’avoir une mère…

Ma mère a été élevée par une personne malveillante, manipulant son mari, ses enfants, ses voisins, …. Tout le village la prenait pour une Sainte, à sa mort, elle fit salle comble. S’ils savaient ! S’ils savaient tout le mal qu’elle disait d’eux à la seconde où ils sortaient de sa maison après une visite de courtoisie.

Donc avec une mère comme cela, ma mère avait toujours un exemple à donner pour me culpabiliser si j’osais demander quelque chose. En avais-je vraiment besoin ? Parce qu’elle, n’avait pas eu autant de chance que moi ! Il faut alors argumenter et donner une bonne raison pour obtenir quelque chose, quitte à inventer. Et voilà comment j’ai été élevée au mensonge pour obtenir ce que je voulais.

Aujourd’hui je vis avec un homme que j’adore, le premier avec lequel je réalise avoir un vrai échange réciproque. Quoi que, ne sachant que douter de moi, je commence à me demander ce que je peux bien lui apporter. Nous traversons une crise. Ma mère, ou plutôt la chambre de pousse qui m’a donné naissance, s’est tatouée psychiquement en moi, et je réalise avec horreur et dégoût que je reproduis de façon cyclique l’horrible vie qu’elle a fait vivre à mon père. Je l’entends quand je prends conscience de certains mots qui sortent de ma bouche, et c’est avec effroi.

Aujourd’hui encore, je vis constamment dans la peur, et je ne sais pas de quoi. Je me sens très souvent confuse, j’ai du mal à me concentrer, parfois j’imagine que mon conjoint essaye de me manipuler et que ma sainte mère avait raison !! Ces hommes, tous des pervers ! Elle m’a donc verrouillée dès mon plus jeune âge. Je ne peux pas faire confiance à un homme car il va essayer de me retourner contre elle. Aujourd'hui je lui en veux, je la déteste mais on n’a pas le droit de détester une mère « qui a tout fait pour son enfant ». Je l’entends encore me dire, « j’ai tout fait pour toi, et dans tout fait, il y a étouffer ». Traduction : tu m’étouffes salle merdeuse de fille qui m’a pourri la vie en naissant parce que je ne voulais pas d’enfant, mais comme cela ne se dit pas ni ne se fait…..

De toute façon il y avait déjà la grande sœur… quoi que….

Ma sœur, cette personne que je ne connais pas…

Notre mère toxique, comme toutes les autres, divise pour mieux régner : « ta sœur, tu ne sais pas ce qu’elle a fait ? » : traduction : tu es parfaite, tu es ma préférée, donc balance moi ses secrets comme ça je pourrais la martyriser avec. Le pire, c’est que ça a très bien fonctionné. N’ayant pas d’amour, d’attention, ni de regard tourné vers moi, si je lui donne des cadeaux, des offrandes de toutes sortes, peut être que j’aurais quelque chose en retour !!! Et bien NON. C’est à sens unique.

Et le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui, je travaille avec elle. C’est mon employeur, je suis à nouveau dans mon berceau, dépendante, si elle ne me nourrit pas je meure de faim….

Je suis en train de me construire mon deuxième burn out, serait-ce la preuve que je résiste à cette emprise malveillante ?

Valou 01/11/2016 08:49

Bonjour
J'ai 26 ans, j'ai 4 freres et 2 soeurs. Je suis la 5 eme des 7. Ma mere a une grave adoration pour un de mes frere , le 3 eme et puis bien sur pour ma soeur qui est la derniere. Ma mere a tjrs tout fais pour lui, elle lui acheter tous les trucs qu'il voulait ( ex paire dechaussure a 1000 F) alors que mon pere avait un petit revenu, mais le pauvre il disait rien comme d'hab il se laissé ecraser. Rien que d'en parler ca me brise la coeur. UN jour ma mere a decider de ne faire a manger pour personne sauf pour son fils adoré,ma petite soeur mon père et bien sur elle , elle nous a meme dit que c'est normal qu'elle lui prepare a manger car lui fait du sport donc il a besoin de son repas, et nous autres on les regarder manger.
UN de mes grand frere (le 4e) a vraiment été le souffre douleur de ma mere, toujours en train de le mettre plus bas qu'a terre. Il a du mettre mes vetement au college ,des pantalons de couleurs, le pauvre il allait se cacher dans un coin. Je me souviens un jour il été long a finir son assiette ma mère a pris la nourriture de son assiette avec sa main et la jetter grossierment sur le plan de travail la ou mon frere avait pour habitude de manger, oui mon frere n'avait pas le droit de manger a table. Sans oublier les gentils mots qu'elle a eu a notre égard ( ex je nevous ai pas mis au monde vous tous, je vous ai chier) bref de tte facon j'en ai des tonnes a raconté. Ma mère nous a tous pratiquement mis a la cour avec pour seule bagages une sac poupelle rempli de nos fringues. Aujourd huit, nous sommes tous partis faire nos vie, sauf son fils et ma petite soeur qui a est jeune (18 ans) Pour ma part je suis partie a l'etranger et croyer moi je suis vraiment bien ,loin de tous. je pense toujours a mon pere qui l'as subi encore avec son conard de fils et je me dis toujours qu'il sera delivré le jour ou il nous quittera. Il auras enfin la paix
Ca fait du bien de vider son sac. Merci et bon courage a tous

Lena 26/10/2016 18:10

1 mois que j'ai laissé un commentaire et toujours pas de réponses.. Avez-vous le temps de répondre et d'aider les gens? Là j'en doute.

Ellie 13/11/2016 19:51

Bonjour Lena,

Votre histoire est bien triste à lire.
Avez-vous Facebook?
Je fais partie d'un groupe "Enfant de parent manipulateur, toxique ou pervers narcissique", le partage de témoignage et les conseils y sont parfois utiles.

=)

Lena 28/09/2016 20:11

Bonsoir,

J'ai 28 ans, mon grand frère en a 32, il est anorexique depuis 5 ans et en dépression sévère 7 ans, je dirais..
Il est retourné vivre chez notre mère et son anorexie est encore plus importante qu'avant..

Depuis janvier 2016, j'ai pris pleine conscience de la manipulation et de l'entreprise de destruction à laquelle se livrait notre mère depuis notre enfance.
Déjà qu'elle m'avait bien détruite psychologiquement en 2013 et que j'ai cru que j'allais atterrir à l'HP, ça a d'ailleurs été la fois de trop. Suite à ça j'ai quitté chez elle pour vivre à 150km. C'est ça qui m'a permis de remonter la pente.

Mes parents ont divorcés quand j'avais 8 ans. Mon frère avait déjà des pb avec la nourriture, il subissait déjà bcp les réprimandes de ma mère et ses crises d'hystéries. Mon frère intériorisait et moi aussi. Je passe sur les pb à l'école car bien sûr là encore ma mère cachait bien a mon père que mon frère était frappé par ses camarades, réprimandés par les professeurs .. et moi vu que j'étais sa soeur, je suivais derrière.
Jamais elle ne nous a protéger, aimer, valoriser, ni montrer quelconque marque d'affection.
J'ai tout de suite aimé profondément mon frère et petite je le prenais dans mes bras, on faisait des siestes ensembles, on jouait et rigolait ensemble, puis elle s'est employée a casser ce lien d'amour fraternel précieux et elle a réussit.

Elle nous a isolé de la famille (nous ne voyons que mes grands parents maternelle), elle ne fréquentait aucune mère de famille de sorte a ce que l'on ne puisse pas comparer notre situation à celle des autres enfants. Nous n'avions rien au niveau jouets, au niveau vêtements et aliments.

Mon frère encaissait sans broncher, moi je piquais des colères monstrueuses contre ma mère vers l'âge de 10 ans, sans savoir trop pourquoi..(sûrement une manière de me protéger).
A l'adolescence elle n'a pas arrêté de critiqué toute attitude féminine ou vêtements féminins que j'avais. Tout ce que je faisais était sujet à la critique et bien sûr elle n'avait jamais d'argent c'est pour ça que l'on n'avait jamais rien....

Aujourd'hui j'ai repris confiance en moi, je me sens forte et vaillante.
Ma rage de vivre est plus forte que jamais et je boufferai tout sur mon passage.
Je sais qui je suis, mais je n'arrive pas à vivre sachant qu'elle détruit mon frère.

Je dois tenir pour lui, je dois tenir sinon je vais sombrer.. J'ai peur que mon frère se suicide.. Il a déjà pensé au suicide quand on était ado et même après.
Il ne voit rien ou plutôt ne veut pas accepter que cette femme est une névrosée animée par la destruction, car pour moi ce n'est pas une mère mais une génitrice, tout simplement. On ne peut pas la désigner comme une "mère".

J'ai essayé d'ouvrir les yeux a mon frère mais il refuse d'ouvrir les yeux ...
Avez-vous des solutions?

Merci

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