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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:05
Posté par Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute, Toulouse.

Le geste est suffisamment rare pour être souligné : dans une belle unanimité, le PS, l’UMP et le gouvernement proposent de créer une nouvelle incrimination pour lutter contre les violences faites aux femmes. Certains l’ont baptisé le « harcèlement conjugal », d’autres préfèrent évoquer les « violences psychologiques au sein du couple », mais tous sont d’accord sur le principe : il ne suffit pas, disent-ils, de pénaliser les coups, il faut s’en prendre aux comportements de domination qui les accompagnent.

 


La création de ce nouveau délit figure dans une proposition de loi qui sera examinée, jeudi 25 février, par l’Assemblée nationale. Présenté par les députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP), ce texte est le fruit d’une réflexion menée en 2008-2009 par la mission parlementaire sur les violences faites aux femmes. « Il est important de nommer et de punir ces violences pour que leurs auteurs et victimes prennent conscience de leur caractère inacceptable », affirme Mme Bousquet.

Les députés s’appuient sur les travaux de la psychiatre Marie-France Hirigoyen qui estime que, dans un couple, les coups sont toujours précédés d’humiliations et de comportements vexatoires.« Il n’y a jamais de violence physique s’il n’y a pas eu auparavant de violence psychologique »,affirme-t-elle. Ils espèrent en outre que ce nouveau délit permettra à ces femmes de prendre conscience de leur statut de victime. « Il les aidera à nommer ce qu’elles vivent », résume l’avocate Yael Mellul.

Nul ne conteste que les violences psychologiques existent, mais leur pénalisation est difficile : le droit pénal, qui est d’interprétation stricte, exige des définitions claires et des preuves solides. Comment dessiner les contours juridiques de ces comportements qui ne laissent aucune trace physique et qui relèvent souvent de l’appréciation subjective de chacun ? Comment réunir, devant des juges, des éléments de preuve sur des faits qui se déroulent souvent dans le huis clos conjugal ?

DES PEINES SÉVÈRES

Au terme de plusieurs mois de réflexion, les députés ont choisi de s’inspirer de la définition du harcèlement moral, un délit créé en 2002, qui ne s’applique qu’au monde du travail. Seront donc considérées comme des violences psychologiques au sein du couple les « agissements ou les paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou mentale ».

Les peines prévues par la proposition de loi sont sévères: ces violences seront punies de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. « Cette nouvelle incrimination est nécessaire,estime la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano. Sur les 80 000 appels reçus tous les ans par le numéro d’écoute sur les violences conjugales (le 3919), 84 % concernent des violences psychologiques. J’ai rencontré des femmes dont les conjoints ne cessaient de les rabaisser, de les humilier. Elles sont psychologiquement détruites. »

Beaucoup de juristes restent cependant perplexes. Comment distinguer les violences psychologiques des altercations ou des tensions qui constituent souvent le lot des couples? « Il s’agit, une fois encore, d’une loi d’affichage et de communication, affirme Christophe Vivet, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM) et procureur adjoint à Grenoble.Etre désagréable de manière répétée, critiquer sans cesse sa compagne, est-ce une violence psychologique au sens pénal ? Il y a un vrai risque d’arbitraire dans ce texte qui va autoriser la justice à s’immiscer dans la vie privée des couples. »

INTERVENIR AVANT QUE LES COUPS PLEUVENT

Les adversaires du texte invoquent le précédent du harcèlement moral: le mot est entré dans les mœurs mais les condamnations restent rares – la chancellerie en recense 97 en 2008, 99 en 2007, 84 en 2006. « Ce n’est pas très étonnant, poursuit Christophe Vivet. Le délit de harcèlement moral présente les mêmes inconvénients que les violences psychologiques: sa définition est très floue. Dans une entreprise, le même comportement peut être ainsi vécu comme une méthode un peu vigoureuse par un salarié ou comme une véritable agression par un autre. »

Pour le gouvernement, ces accusations d’arbitraire ne sont pas fondées. « Il ne s’agit pas de pénaliser les tensions au sein d’un couple mais de sanctionner de véritables violences qui ont causé un préjudice à la victime, précise le porte-parole du ministère de la justice, Guillaume Didier. Pour cela, les magistrats pourront s’appuyer sur tout élément de preuve : des certificats médicaux, des témoignages de proches, des expertises, des lettres, des messages enregistrés sur un répondeur, des SMS ou des relevés d’appels téléphoniques qui révèlent un véritable harcèlement. »

Les associations de femmes qui luttent contre ces violences défendent cette incrimination qui permettra, selon elles, d’intervenir au sein du couple avant même que les coups pleuvent. Certaines craignent toutefois que les hommes violents se défendent en accusant désormais leurs compagnes de violences psychologiques. « Ce délit serait alors une arme à double tranchant que les auteurs de violence risquent de retourner contre les victimes », expliquait aux députés, en janvier, Annie Guilberteau, qui dirige le Centre national d’information et de documentation des femmes et des familles.

Source : LeMonde.fr

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 08:59

Suite à la rupture du lien conjugal et de la communauté, liée à un divorce ou  à un décès, il y a lieu de procéder à un compte de liquidation - partage qui  interviendra entre époux, ou, entre les héritiers du défunt et le conjoint survivant en cas de décès.

Le régime matrimonial, sera la première chose qui sera à considérer.

°  Soit, les époux étaient mariés sous un régime séparatiste, ce qui suppose une distinction entre deux types de biens ; ceux  qui leurs seront personnels ( sur lesquels aucune revendication ne sera possible)  et  ceux acquis en indivision ( achetés ensemble avec une certaine répartition envisagée ou la quote-part de l’indivision).

°  Soit, ils seront soumis à un régime communautaire, ce qui sera la majorité des cas, de façon tacite, lorsque les époux, n’auront souscrits aucun contrat de mariage. Ils seront alors soumis au  régime légal de la communauté de biens réduite aux acquêts ( c'est-à-dire biens acquis durant le mariage).

Sauf cas de régime de la communauté universelle, où tous les biens seront mis en communs, même ceux acquis avant le mariage ; il y aura lieu d’apprécier et de distinguer après la «  reprise » des biens propres 3 sortes de patrimoines.

- Les biens propres de chaque époux (ceux leur appartenant à titre personnel), étant précisé que dans le régime légal tous  biens possédés avant le mariage ou reçus par donation ou succession sont des biens propres.

-Les biens communs, constitués des gains et salaires des époux, ceux acquis durant le mariage.

C’est dans ce cadre précis, que les mouvements effectués entre les divers patrimoines seront envisagés afin d’évaluer les indemnités  ou « récompenses » au sein de cette communauté. Leur définition et les circonstances de mise en oeuvre seront envisagées.

Définition:

Il s'agit d'une indemnité destinée à maintenir l’équilibre des patrimoines due au profit  des époux ou de la communauté elle-même.

La récompense peut être définie comme une indemnité due lors de la dissolution du régime matrimonial à la communauté lorsque le patrimoine personnel d’un époux s’est enrichie au détriment de celle-ci ou à l’époux si la communauté s’est enrichi à son détriment.

ce procédé technique est destiné à maintenir, l'équilibre des patrimoines propres des époux et de leur patrimoine commun, pour éviter que la masse de biens commune ne se trouve, au moment du partage, augmentée ou diminuée au détriment, ou au profit du patrimoine propre de l'un des époux.

I-  les récompenses dues par l'un des époux

A) Les textes

L’article 1468 du code civil dispose «  Il est établi, au nom de chaque époux, un compte des récompenses que la communauté lui doit et des récompenses qu'il doit à la communauté …. » Analysons ces mouvements de patrimoine.

Article 1437 du code civil « Toutes les fois qu'il est pris sur la communauté une somme, soit pour acquitter les dettes ou charges personnelles à l'un des époux, telles que le prix ou partie du prix d'un bien à lui propre ou le rachat des services fonciers, soit pour le recouvrement, la conservation ou l'amélioration de ses biens personnels, et généralement toutes les fois que l'un des deux époux a tiré un profit personnel des biens de la communauté, il en doit la récompense»

Il appert que lorsqu’un époux aura pris une somme à la communauté pour s’acquitter d’une dette  personnelle qui serait  antérieure au mariage avec les fonds communs. Il devra une « récompense ».

De même s’il prend un bien à la communauté pour consentir une donation à titre personnel, ou s’il prive la communauté de revenus…

Prenons 3 exemples concrets :

1 er cas : Un époux cède un bien propre d'une valeur de 200.000 euros pour en acheter un autre d’une valeur de 500 000 euros avec  « clause de remploi ». (Clause qui permet  à  l’époux qui vend un de ses biens propres  en vue d’effectuer un autre achat,  de démontrer que ce nouveau bien reste un bien propre puisque acquis avec des fonds propres issus de cette vente)

De ce fait, au regard de la déclaration portée dans l’acte notarié. il sera, certes propriétaire du nouveau bien, mais redevable d’une somme  de 300. 000 euros à la communauté.

2 ème cas : Un  époux, propriétaire d’un terrain  y fait construire une maison, au moyen de fonds communs. Cet immeuble restera son  bien propre en vertu de la règle  de   « l’accessoire suit le principal. », mais il devra une récompense à la communauté.

En revanche si le terrain appartient par moitié aux époux, en vertu de l'acte notarié , les époux seront propriétaires de la maison par moitié, déduction des apports de biens propres...

3ème cas : Un couple qui finance  l'acquisition de fournitures destinées à un fonds de commerce propre à l’un d’eux, rendra son propriétaire, tenu de rembourser l'achat desdites fournitures à la communauté.

B) La jurisprudence a été amenée à préciser les contours, face à la complexité du code civil et des diverses situations.

1ère Civ 14 novembre 2007pourvoi n° 05-18.570

«  La cour d’appel a retenu à bon droit que les soldes débiteurs des comptes bancaires professionnels du mari avaient été apurés à l’aide de deniers communs afin d’éviter la disparition du fonds artisanal ; elle en a exactement déduit que Monsieur X  était redevable envers la communauté d’une récompense à raison de la dépense faite pour la conservation d’un bien lui appartenant en propre.

1ère Civ, 28 février 2006, pourvoi n° 03-16-887

Il résulte de l’article 1437 du code civil  (précité) qu'un époux ne doit récompense  à la communauté que lorsqu'il est pris une somme sur celle-ci ou, plus généralement, lorsque l'époux a tiré un profit personnel des biens de la communauté. Il s'ensuit que la plus-value procurée par l'activité d'un époux ayant réalisé lui-même certains travaux sur un bien qui lui est propre, tels ceux effectués grâce à son travail personnel durant ses moments de loisirs, ne donne pas lieu à récompense  au profit de la communauté. »

1ère Civ, 8 novembre 2005 (BICC n°634 du 1er février 2006) a jugé que

« les époux ne sont pas tenus à récompenses envers la communauté, l'un pour les pensions alimentaires versées, pendant la durée du mariage à ses filles nées d'une précédente union, l'autre pour les pensions de même nature servies, pendant le mariage, à sa fille issue d'une précédente union et à son père, alors que ces dettes constituent un passif définitif de la communauté »

II- les récompenses dues par la communauté à l’un des époux

L’article 1433 du code civil précise « La communauté doit récompense à l'époux propriétaire toutes les fois qu'elle a tiré profit des biens propres.

Il en est ainsi, notamment, quand elle a encaissé des deniers propres ou provenant de la vente d'un propre, sans qu'il en ait été fait emploi ou remploi.

Si une contestation est élevée, la preuve que la communauté a tiré profit de biens propres peut être administrée par tous moyens, même par témoignage et présomption".

Rappel : La déclaration d’emploi suppose  une  utilisation de fonds propres ,alors que leremploi permet à l’époux qui vend un de ses biens propres  en vue d’effectuer un autre achat,  de démontrer que ce nouveau bien reste un bien propre puisque acquis avec des fonds propres issus de cette vente.

Prenons deux exemples concrets :

1 er cas : La communauté qui finance des travaux d’entretien d’un logement appartenant en propre à un époux (domicile conjugal par exemple), rend ce dernier redevable d’une récompense, lors de la liquidation du régime matrimonial suite à divorce.

2 ème cas : Un mari, vend un immeuble lui appartenant en propre, pour acquérir un fonds de commerce qui devient un bien commun. Dans la mesure où il aura enrichi la communauté,celle-ci lui devra récompense.

1ère Civ, 22 novembre 2005pourvoi n° 02-19.283

A droit à récompense, à la charge de la communauté, l'épouse qui a perçu des sommes dans le cadre de la succession de son père, lesquelles ont été encaissées sur les comptes de la communauté. Cela supposera que la preuve des sommes héritées a été rapportée.

Dans un prochain article, j'envisagerai la liberté dans  la preuve des biens propres et des récompenses.

Demeurant à votre disposition

Cordialement

Maître HADDAD Sabine

Avocat au barreau de Paris

http://www.legavox.fr/blog/maitre-haddad-sabine/recompenses-point-mauvais-ticket-pour-1562.htm 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:36


Pourquoi s'engager dans une thérapie de couple?


Parce qu'un couple est composé de deux personnes, il est fortement recommandé de le confronter à un couple composé de deux thérapeutes formés à la psychothérapie conjugale et à la sexo-analyse.




Quand commencer à consulter?


Lorsque le couple est insatisfaisant et que l’on souhaite évoluer. Une thérapie de couple va permettre de faire un bilan, de faire le point sur soi-même et sue son couple, sur les attentes de chacun, avant de prendre une décision de rupture.




Comment fonctionne une thérapie de couple avec un couple de thérapeutes?


Le couple de thérapeutes, homme et femme, offre un réel effet miroir au couple qui vient consuter, à la différence d'une consultation « classique », face à un seul thérapeute, homme ou femme, qui peut provoquer un sentiment de minorité ou de culpabilité pour l'un des membres du couple qui vient consulter.




Quel est l'apport de la thérapie de couple?


Le travail élaboré est profond. La prise de conscience est plus rapide parce que le couple se reconnait dans l'image du couple de thérapeutes. Ce dernier permet aux deux partenaires de prendre le recul nécessaire par rapport à leur couple et de découvrir les mécanismes qui sous-tendent leur relation.

Ce travail de prise de conscience ouvre sur une discussion sans reproches, dans le respect de la vie de chacun.




Combien de temps doit durer une thérapie de couple?


Dans un premier temps, il va s'agir 'dune thérapie courte qui va s'organiser dans l'ici et maintenant. L'idéal est de se donner un minimum de 6 mois à raison d'une séance par semaine. Il peut être fai en prolongation d'un travail de coaching.

Cependant, le travail élaboré met en évidence l'image des couples modèles que chacun conçoit: son couple mythique, son couple parental, son couple idéal et son couple réel. Il peut évoluer vers un véritable travail psychanalytique pour le couple, ou pour l'un des membres. Pour ma pars, d'orientation psychanalytique transpersonnelle, se travail peut se faire en 3 ans.



Quel est le coût des séances?


80€ la séance par conférence téléphonique d'une durée de 45-60 min.

100€ la séance en cabinet d'une durée de 60-85 min (sur Lyon pour le moment).



La prise de conscience qui intervient suite à ce travail thérapeutique permet, si ce n'est de «sauver le couple», au moins de ne pas répéter les mêmes schémas : habitudes, expériences antérieures, reproduction du couple parental....



En conclusion


Au final, le couple doit trouver sa place parmi les deux protagonistes, ce qui fait 3 entités à satisfaire. La « rupture » intervient généralement quand l'une d'elles n'est pas en adéquation avec les deux autres (par exemple favoriser la vie de couple par rapport à sa vie personnelle ou inversement).



__________________

Signature Elitexpert®

Ganaëlle Flament

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 09:20

Dès la naissance, les bébés savent utiliser leurs mains pour percevoir, par le toucher, le nouveau monde qui les entoure. Quand un objet est placé sur une paume, ils replient les doigts. C'est le grasping, qui n'est pas qu'un réflexe mais une façon de toucher l'objet. Cette technique d'exploration de l'environnement se met en place très tôt puisque des chercheurs viennent de la mettre en évidence chez des prématurés.

Selon des chercheurs du CNRS, les prématurés nés deux mois avant terme sont capables de reconnaître et de faire la différence entre deux objets, avec la main droite ou gauche. C’est la première fois qu’est mise en évidence une perception manuelle chez ces enfants.

L’équipe s’est appuyée sur une méthode expérimentale basée sur l’habituation (première phase) et la réaction à la nouveauté (seconde phase). L’expérience a été menée auprès de 24 prématurés. « Cette méthode s’appuie sur un principe simple et universel qui est le désintérêt progressif que nous manifestons pour un objet familier, et le regain d’attention que nous avons pour un objet nouveau », précisent les auteurs.

Premières explorations du monde

Ainsi, au cours de la première phase, le chercheur place un objet de petite taille, cylindrique par exemple, dans l’une des mains de l’enfant. Dès qu’il lâche l’objet, il le lui remet dans la main et mesure ensuite, le temps de tenue. « Ce temps diminue au cours des essais. Cela signifie que le bébé s’est habitué à la forme de l’objet ».

Dans une seconde phase, un autre objet est présenté, de forme différente, par exemple de section triangulaire. Résultat, le temps de tenue est plus élevé pour l’objet nouveau. « Ceci prouve que la baisse des temps de tenue observée au cours de la première partie de l’expérience n’est pas due à une fatigue des bébés, qui dans ce cas ne s’intéresseraient pas à quelque chose de nouveau ».

Les prématurés, comme les enfants nés à terme, sont donc bien capables d’extraire de l’information par le toucher, de la stocker temporairement dans leur mémoire puis de la comparer avec une nouvelle donnée tactile.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 01:46

Congrès International d’Art-thérapie les 19, 20 et 21 février 2010 à la Faculté de médecine de Tours, avec le Professeur Axel Kahn, Guy Roux, Richard Forestier.

 

Véritable discipline, l’Art-thérapie est aujourd’hui forte de quelques  1000 professionnels diplômés d’universités, scientifiquement et artistiquement formés, exerçant en France et à l’étranger.

Les domaines d’intervention des art-thérapeutes sont de plus en plus étendus : soin aux personnes malades (Alzheimer, Cancer, Sida...), rééducation des personnes handicapées (traumatisés crâniens…), troubles scolaires, troubles psychologiques (autisme…).

 

De tout temps, l’art est associé aux activités de l’homme. L’Art-thérapie scientifique est née au début du XXème et a pris son véritable essor dans les années 60. Créée en 1976 et aujourd’hui sous le haut patronage du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et du ministère de la Santé, l’AFRATAPEM (Association Française de Recherches et Applications des Techniques en Pédagogie et Médecine) appelée Ecole d’Art-thérapie de Tours, a proposé le 1er diplôme universitaire d’Art-thérapie à Tours. Elle a joué un rôle majeur pour faire reconnaître l’Art-thérapie comme une discipline paramédicale et définir un encadrement rigoureux (code de déontologie, regroupement d’art-thérapeutes diplômés, formations) pour ce métier nouveau qui connaît un engouement sans précédent.

 

De quoi s’agit-il ? L’Art-thérapie est l’exploitation du potentiel artistique dans une visée humanitaire et thérapeutique. Son originalité et sa spécificité repose sur l’implication de l’art dans un processus de soin par l’exploitation de techniques artistiques variées : peinture, musique, théâtre, danse, calligraphie...

L’ambition est d’améliorer la qualité de vie et le bien-être des patients en travaillant sur l’émotion, la sensibilité, la créativité à travers une pratique artistique où le corps retrouve son importance, sa considération et où les facultés mentales sont stimulées : mémoire, imaginaire, concentration, intelligence. L’Art-thérapie ouvre ainsi un champ nouveau et permet, sous autorité médicale, d’exploiter des moyens thérapeutiques originaux. Cette discipline nouvelle place le malade au premier rang dans la stratégie thérapeutique.
 

L’objectif n’est pas de faire du patient un artiste et de lui demander de créer une oeuvre d’art, mais de donner à l’activité artistique toute sa valeur en tant qu’activité humaine privilégiée d’expression. L’Art-thérapie permet ainsi au patient de s’inscrire dans une démarche esthétique, d’exprimer ce qui lui plaît, ce qu’il trouve Beau, de retrouver confiance et estime de soi et d’affirmer sa personnalité.
 

Discipline complémentaire aux autres activités médicales et paramédicales, l’Art-thérapie ne doit pas être confondue avec la psychothérapie à support artistique qui interprète les travaux du patient et utilise la verbalisation. De la même manière, l’Art-thérapie n’est pas un atelier d’art en milieu de soin.

Inscrit dans un protocole de soins avec indications, observations, évaluations, stratégies thérapeutiques et programme de soins, l’Art-thérapie répond en tous points aux exigences des activités sanitaires officielles.

 

Lire le programme : cliquer ici

Source : Art-thérapie de Tours

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:17
Résumé

Memoire universitaire d'art-thérapie 2008 présentant une approche théorique de l'art-thérapie en relation avec la déficience intellectuelle et l'adolescence suivi d'une approche pratique (stage, évaluations, bilans), suivi d'une discussion autour de la relation fusionnelle.

Extrait:

Alors que nous fêtions le 30e anniversaire de l'AFRATAPEM* (dénommée aujourd'hui Ecole d'art-thérapie de Tours) en 2006, l'art-thérapie est encore une notion souvent mal définie. En effet, il faut bien faire la distinction entre la psychothérapie à médiation artistique et l'art-thérapie. La psychothérapie à médiation artistique peut se servir de l'oeuvre pour en faire une interprétation. L'oeuvre permettra au psychothérapeute de faire un lien avec le patient. L'art-thérapie qui est enseignée à la faculté de médecine et de pharmacie de Poitiers est celle que fait valoir l'école d'art-thérapie de Tours. Considérant
cela, l'art-thérapie dont il est question dans ce mémoire n'a pas pour objectif d'interpréter l'oeuvre. 

L'activité artistique y est utilisée pour « activer ou réorganiser le processus d'expression, de communication ou de relation »1. Ce sont le pouvoir et les effets de l'art qui sont exploités pour le bien-être et la santé du patient.

L'art-thérapie a donc pour objectif d'exploiter le potentiel artistique d'une personne pour améliorer sa qualité de vie. Les adolescents déficients intellectuels sont des personnes qui peuvent souffrir de ne pas développer leur autonomie comme ils souhaitent. Travaillant en parallèle de mes études avec des adolescents provenant de milieux défavorisés, je sais que l'adolescence peut être déjà une cause de souffrance.

J'ai donc travaillé sur l'hypothèse suivante :
L'art-thérapie peut aider des adolescents déficients intellectuels à s'épanouir (...)

Sommaire:

Introduction 

I) L'art-thérapie peut aider des adolescents déficients intellectuels

A. La déficience intellectuelle peut être un frein à l'épanouissement des adolescents dans l'acquisition de leur autonomie
1. L'adolescence est une période du développement de l'être humain
2. Un être humain peut être déficient intellectuel
3. La déficience intellectuelle a des conséquences sur l'épanouissement de l'adolescent
B. Les arts plastiques peuvent participer à l'acquisition d'une autonomie
1. L'Art implique l'être humain
2. Le goût et le style sont impliqués dans l'acquisition de l'autonomie
3. L'expression, la communication et la relation peuvent aider à acquérir l'autonomie
C. L'art-thérapie peut aider des déficients intellectuels à être plus autonomes
1. L'Art peut être thérapeutique
2. L'art-thérapie est fondée sur la théorie de l'art opératoire
3. L'art-thérapie est une discipline originale
4. Des ateliers d'art-thérapie ont déjà été mis en place avec des adolescents déficients intellectuels

II) Des adolescents déficients intellectuels sont suivis en art-thérapie dans un Institut Médico-Educatif 

A. J'effectue un stage dans un Institut Médico-Educatif
1. L'Institut Médico-Educatif est ouvert depuis 1974
2. L'institut est composé de plusieurs services
3. J'effectue mon stage dans le pôle psychologique
4. Je prends en charge trois patientes
B. Je présente les cas de Paula et d'Amélie
1. Paula est une adolescente déficiente intellectuelle
2. Amélie est une adolescente déficiente intellectuelle
3. Ce que je retiens de mon stage

III) Les objectifs des séances d'art-thérapie pour Paula n'ont pas été atteints 

A. Paula a plusieurs causes de souffrance
1. Paula est une adolescente
2. Paula est déficiente intellectuelle
3. Paula est épileptique
4. Paula vit une relation fusionnelle
5. Pour Paula, la relation fusionnelle a en partie rendu sa prise en charge inefficace
B. D'autres pratiques artistiques pourraient convenir en fonction de la relation fusionnelle
1. Les arts plastiques ont une production qui est indépendante et reste dans le temps
2. Les arts corporels sont différents des arts plastiques
3. La musique est différente des arts plastiques
C. Le cadre de la prise en charge peut être mise en cause
1. Une prise en charge en présence d'un tiers a été élaborée
2. Une prise en charge individuelle peut être risquée
3. Une prise en charge en groupe peut être envisagée
4. Le cadre concerne également le lieu
D. L'art-thérapeute peut aussi être mis en cause

Conclusion
Table des graphiques et schémas
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 22:19

Posted by Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute 
http://psychotherapeute.wordpress.com/2010/01/26/harcelement-moral-victimes-dintimidation-ce-qui-suit-est-pour-vous/


I
l vous faut agir au plus tôt !

9%  des salariés européens déclarent avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement moral.

Les médecins du travail reçoivent de plus en plus de salariés en situation de souffrance au travail. Amplification du phénomène ou bien levée d’un tabou ?

Une pathologie de la solitude

Le salarié harcelé se retrouve d’abord isolé face à son problème et manque de recul pour analyser sa situation. Il ne communique pas. Il pense souvent pouvoir s’en sortir seul. Il ne perçoit pas immédiatement sa mise en danger. C’est durant cette phase que le médecin traitant (ou le médecin du travail) peut éviter le passage en phase de décompensation. Car si le harcèlement perdure et en l’absence de prise en charge, s’installe la forme la plus grave de décompensation : un tableau de névrose traumatique. Malheureusement beaucoup ne consultent qu’à ce stade de réparation. Le chemin sera long pour la reconstruction. Le psychiatre complète souvent ce binôme.

Médecin traitant, médecin du travail : une approche commune au début

« Au travail, est-ce que ça va ? » Quel que soit le médecin qui reçoit ce patient, cette questionest incontournable devant une situation de souffrance morale. Elle peut suffire à sortir ce salarié-malade de son isolement. Le médecin se place dans une situation d’écoute. Il évalue le degré de souffrance et en recherche la cause. Il faut déculpabiliser ce patient qui a fini par se croire responsable de sa situation. La pression au travail pouvant être très forte, le médecin doit remettre la santé comme préoccupation première. Attention aux patients qui paraissent les plus forts, ils s’effrondrent d’autant plus brutalement !

Le médecin traitant a la connaissance de son patient

Il prend en charge le soin. Il oriente ensuite vers le médecin du travail pour la prise en charge de la situation médico-professionnelle. S’il délivre un arrêt maladie de plus de vingt et un jours, le médecin du travail reverra le patient dans les huit jours suivant la reprise. Pendant la suspension de contrat, la visite de pré-reprise permet d’anticiper la reprise effective, parfois de la différer.

Le recours aux consultations de pathologies professionnelles peut être utile, mais les délais sont longs. Ces consultations spécialisées, hospitalières, ont élargi leur domaine à la souffrance au travail.

Le médecin du travail a la connaissance de l’entreprise

Il orientera vers le médecin traitant pour le soin et l’éventuel arrêt maladie. Par cette première consultation, le médecin du travail informe le patient de la réglementation et de ses droits. Puis il analyse la situation personnelle. Ce patient, qu’il découvre en dehors des visites bisannuelles systématiques, doit être revu. De façon formelle au travers du libellé de la fiche d’aptitude, ou informelle à l’initiative du salarié (« Tout salarié peut consulter son médecin du travail, sur son temps de travail, sans avoir à se justifier. Ce type de visite ne peut pas être pris comme faute. ») Par sa connaissance de l’entreprise, le médecin du travail peut conseiller, proposer des aménagements de poste, parfois intervenir directement. Mais toute intervention, que ce soit auprès de l’entreprise ou du médecin traitant, se fait avec l’accord du patient et dans le respect strict du secret professionnel.

Enfin, chaque médecin doit avoir les coordonnées de l’autre. N’oublions pas le téléphone. La concertation directe entre confrères rend de grands services à nos patients.

La loi définit la prévention primaire

Par la loi, l’employeur a l’obligation d’organiser la prévention dans son entreprise. Au-delà de vingt salariés, les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement doivent figurer au règlement intérieur (ce règlement doit être remis à l’embauche avec le contrat de travail et un exemplaire de la convention collective).

> Les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail sont clairs : « […] Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail […] » (article L230-3).

> Tout aussi clair est l’article sur le harcèlement : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel […]. » (article L122-49).

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 22:15

Posted by Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute
http://psychotherapeute.wordpress.com/2010/02/09/ces-peres-qui-elevent-seuls-leurs-enfants/


L
e terme « famille monoparentale » évoque le plus souvent les mères qui élèvent seules leurs enfants, éludant une autre réalité, celle des pères confrontés à cette situation.

Comme Romain, 54 ans, et ses trois filles aujourd’hui âgées de 16, 20 et 21 ans. Il aurait souhaité une garde alternée, mais le départ de son ex-épouse à l’autre bout de la France rendait ce choix impossible. Au terme d’une bataille juridique, il a obtenu la garde de ses enfants. « La première année, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à comprendre ce que je devais faire et ne pas faire« , explique-t-il. Il a essayé de poursuivre les rituels, les câlins, qu’avait institués sa femme, et de tenir à la fois un rôle de père et de mère. « Je n’étais pas à l’aise. Tous les soirs, je devais gratter le dos de la plus jeune, âgée de 8 ans, pendant près d’une heure. Elle appelait cela le « frisson gratte-gratte« , se souvient Romain. Pour chaque décision, je me posais la question de savoir ce qu’aurait fait une maman. C’est moi qui ai dû expliquer à ma fille aînée comment mettre une serviette périodique. »

Craignant que son comportement ne compromette l’équilibre de ses filles, il a entrepris une psychothérapie pendant quelques mois. « J’ai compris que je n’étais pas une maman et que je ne le serais jamais, analyse-t-il. Ces séances m’ont permis d’être moi-même et de me faire davantage confiance.«  Quand sa deuxième fille lui a posé des questions très précises sur la sexualité, il lui a dit que ça n’était pas à lui de répondre et lui a donné le numéro du planning familial.

La relation avec sa fille aînée, qui avait 13 ans au moment de la séparation, a été très difficile.« Elle a immédiatement voulu refonder une petite famille en prenant le rôle de la mère. Comme j’étais très pris par mon travail, la première année, je lui ai confié trop de responsabilités. » La relation est devenue conflictuelle. « Très vite, je lui ai dit qu’elle était ma fille, que son devoir était de bien travailler à l’école et pas d’être la femme de la maison. »

Elle ne supportait pas que son père ait une vie amoureuse. Les deux tentatives d’installer une femme à la maison se sont soldées par un échec. Aujourd’hui, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Sa fille aînée prépare un brevet de technicien supérieur et a un petit ami avec qui elle envisage d’habiter. « Mon devoir de père, considère Romain, c’est d’amener mes enfants à devenir des citoyens autonomes avec les armes pour s’en sortir dans la vie : un diplôme d’enseignement supérieur et le permis de conduire. »

Selon le dernier recensement, effectué en 2006, 15,5 % des familles monoparentales sont constituées autour d’un homme (contre 14,7 % en 1999), soit 344 444  » pères solos ». Le développement de la garde alternée a conduit les pères à faire face à des situations auxquelles ils n’étaient pas forcément préparés. De même que les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont parfois démunies par l’absence du père, notamment pour exercer leur autorité, certains hommes ont du mal à trouver leur juste place.

Ces hommes font encore l’objet d’un regard particulier de la société.

Contrairement aux mères, ils doivent très souvent justifier leur statut pour toute démarche, comme inscrire son enfant à l’école. « J’ai fait plastifier le jugement qui m’accorde la garde des filles. On me l’a encore demandé récemment pour inscrire ma cadette au permis de conduire », déplore Romain.

On considère encore qu’un enfant, dans les premières années de sa vie, ne peut grandir correctement qu’en présence d’une figure maternelle. Une idée de plus en plus battue en brèche.

Le pédopsychiatre Patrice Huerre s’est penché sur les parcours singuliers de « pères solos » dans un ouvrage intitulé Pères solos, pères singuliers ?. « Ce qui importe, considère le docteur Huerre, c’est que la figure d’attachement première soit fiable. Si c’est le cas, peu importe que ce soit le père ou la mère. Certains pères considèrent que l’absence de la mère doit être absolument compensée. Du coup, ils en rajoutent dans la proximité et ne sortent quasiment plus. » Certains hommes, à l’instar des mères seules, ont ainsi du mal à exercer leur autorité par manque de distanciation.

« Se contenter d’être père a l’avantage de laisser, en creux, toute sa place à la mère », considère le pédopsychiatre. Et même si celle-ci a disparu de la vie des enfants, il est important de l’évoquer. Toute tentative d’effacement reviendrait à nier une part de l’enfant lui-même. Elle risquerait d’installer une fille dans une vie de « petit couple » déstructurante en considérant inconsciemment son père comme son mari.

A l’adolescence, une trop forte relation avec le père qui ne peut être contesté constitue un obstacle à l’autonomisation de l’enfant. Difficile d’exister ou de rivaliser avec ce père auquel on doit tout. « Ce qui me paraît essentiel, en cas d’absence de la mère, c’est qu’il y ait des tiers féminins invoqués régulièrement », considère le médecin.

Dévoués à leurs enfants, certains pères solos mettent leur vie affective entre parenthèses au risque d’enfermer leurs enfants dans une bulle familiale. Plus il tarde à avoir une vie amoureuse, plus cela risque d’être douloureux et conflictuel. « Le plus grand service à rendre à un enfant est de laisser une place à l’homme, sinon, quel modèle adulte le père solo lui donnera-t-il si ce n’est celle d’un homme sacrifié sur l’autel du devoir parental ?« , conclut M. Huerre.

L’enfant se construit dans le juste équilibre de l’amour et du dévouement, mais aussi de l’acceptation du manque et de la frustration.


Pères solos, pères singuliers ?, de Patrice Huerre et Christilla Pellé-Douël (éd. Albin Michel, 147 p., 12,90 €).
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:56
Bonjour,
Le prochain stage intensif d’initiation au mandala aura lieu la semaine prochaine. Il est encore temps de s’y inscrire. Il nécessite une grande disponibilité car vous vivrez pendant 5 jours au rythme du mandala. Au programme :

Mardi 16 février 2010
- 16 h à 17 h : Présentation
- 17 h à 19 h 30 : Le mandala : Puissant support de connaissance et de méditation, de l’antiquité à nos jours. Nous parlerons de ses différents aspects : Le mandala structuré
( Yantra, mandala tibétain, rosaces d’orient et d’occident, etc.. ) et le mandala libre
- Mercredi 17 février 2010
- 9 h à 12 h : Le mandala des couleurs (Cercle chromatique)
- 14 h à 16 h 30 : Mandala et symbolique des couleurs
- 19 h 15 à 20 h : Méditation et mandala

Jeudi 18 février 2010
- 9 h à 12 h : Mandala de recentrage
- 14 h à 16 h : Temps de parole
- 18 h à 20 h 30 : Mandala d'énergie

Vendredi 19 février 2010
- 9 h à 12 h : mandala du développement personnel
- 15 h à 17 h : mandala du développement personnel
- 19 h 15 à 20 h : Méditation et mandala

Samedi 20 février 2010
- 9 h à 12 h : Comprendre et analyser ses propres mandalas
- 14 h à 17 h : mandala de la nature (land art)
Réalisé à l’extérieur (Selon le temps…)
- 21 h à 23 h : mandala de groupe (mandala de la paix)

Dimanche 21 février 2010
- 10 h 30 à 12 h 00 : Temps de parole
- 12 h à 12 h 30 : Méditation
- Chaque mandala sera traité avec une technique différente.
Attention : Ce n'est pas un stage d'art-thérapie bien que le mandala soit un support de connaissance de soi et de recentrage. En revanche, dans le cadre de l'interprétation de vos propres mandalas vous apprendrez à repérer les messages de l’inconscient à travers le langage des signes, des symboles et des couleurs et tenterez de les décoder.

Ce stage s'adresse à toute personne souhaitant s'initier librement au mandala à des fins personnelles
ou dans le but d’apprendre à animer un atelier de mandala dans le cadre d’ activités professionnelles.

Stage de 28 heures. Il ne nécessite aucune aptitude artistique préalable.
5 jours / 260 ? * Stage de 28 heures


*Matériel non compris

Supplément matériel : 80 ?.
(Vous pouvez vous le procurer vous-même : Demandez la liste du matériel)
Problème d’hébergement ? Une formule de dépannage existe : Renseignez-vous.

Prochains stages de mandala : Avril / Juillet / Aout


CERCLE21
46, rue Raymond Daujat
26200 Montélimar
contact@cercle21.com
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 02:57
Voici une histoire d'art-thérapie pour aider les femmes autochtones en Australie à surmonter leur traumatisme. 
international-art-therapy-art
Ce qui suit est un regard exclusif sur le travail exceptionnel réalisé par Lee George fait en Australie pour aider les femmes autochtones à surmonter leur traumatisme. Je suis honoré de partager son histoire et j'espère qu'elle sera aussi source d'inspiration pour vous, comme elle l'est moi. Une galerie d'images et la présentation de diapositives sont disponibles sur ce lien : 
Lire l'article original : 

http://www.arttherapyblog.com/ptsd/art-therapy-aids-trauma-recover-helps-indigenous-women-heal/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ArtTherapyBlog+%28Art+Therapy%29

  Marapai Ngarthathati Murri Women's Group 
par George Lee 
Traduction Ganaëlle FLAMENT

"J'ai été impliqué avec le groupe des femmes de Marapai Ngarthathati Murri, à Mount Isa, Queensland, en Australie depuis Juin de cette année 2009. Le groupe de femmes c'est formé sur un certain nombre d'années avec l'accroissement des arrestations des Autochtones et surtout des femmes insulaires du détroit de Torres par le système judiciaire en raison d'un comportement fautif. 

Marapai comprend deux groupes distincts. L'un est un atelier de groupe où les dames viennent chaque mardi soir pour recevoir le soutien et la force des anciennes, Aunty Topsy et tante Nancy, deux aînés respectées dans la communauté du Mont Isa. Elles échangent ainsi respectivement leurs soutiens et leur amitié. L'autre groupe est animé par deux dames très belles dans notre communauté, tante Dolly Hankin et tante Elizabeth Dempsey, qui travaillent sans relâche avec les aînés tante Nancy et Aunty Topsy. Proposant également leur soutien est de nombreux «services d'aide» dans la communauté du Mont Isa, elles ont toutes participé régulièrement pour offrir des conseils, des informations, leur soutien et leurs encouragements à toutes ces femmes. 

Mount Isa est géographiquement la plus grande ville rurale  en Australie. Elle englobe Mount Isa, au sud, et Djarrah Boulia, à l'est se trouve Cloncurry et en se dirigeaient vers le nord on arrive à Doomadgee, Mornington Island, Kuramba et Normanton. 
Beaucoup de femmes qui fréquentent les ateliers du mardi proviennent de ces communautés. Elles ont toutes connu une certaine forme de violence. Certaines ont également passé un certain temps dans le système de prison pour diverses infractions. La majorité d'entre elles ont également vu leurs enfants enlevés en raison des problèmes de protection de l'enfance créé à partir de la violence dont elles ont eu l'expérience. 

En tant que travailleur social, travaillant dans le domaine de la santé mentale, et aussi comme un artiste autochtone contemporaine, j'ai combiné les deux professions pour créer un "art pour la guérison" dans programme qui permet aux femmes Aborigines de Torres Strait Islander avec qui je travaille d'être en mesure d'explorer leurs expériences de violence, de douleur, de perte et d'autres traumatismes à travers la pratique de l'art. La raison pour laquelle je l'appelle "l'art pour la guérison" plutôt que l'art-thérapie est que j'utilise des moyens culturellement appropriés qui me permettent de m'engager avec les clientes dans le processus par une approche non directive. Ceci permet aux femmes du le groupe d'être capable d'exprimer librement leurs expériences plutôt que d'être régie par moi. 

Au départ, seule une femme assistait à l'atelier d'art pour la guérison, mais maintenant, il ya généralement entre 10 et 15 femmes qui le fréquentent régulièrement. Les femmes peignent, font du modelage, des croquis, s'occupent des sacs pour les mener hors de calicot (ces sacs sont fabriqués par le personnel NWQPHC, une organisation indigène de premiers soins de santé à Mount Isa) pour les donner au ministère de la Sécurité de l'enfant (l'idée derrière ceci était pour les femmes de faire les sacs et les remplir avec des choses spéciales faites à la maison pour les donner à leurs enfants qui ont été enlevés en raison de diverses questions de sécurité et les préoccupations des enfants) et jouissent généralement d'être un espace dans lequel ils sont capables de simplement «être ». 

Pour faciliter un tel programme il m'a fallu faire un long chemin personnel et professionnel, car bien que nous sommes toutes des autochtones, nous provenons de différents pays et nos expériences semblent être les mêmes, "comment faire face à ces questions" est unique à chaque femme. Certaines participantes sont dépendantes aux drogues et à l'alcool, certaines vivent sur le lit du fleuve et sont sans-abri, et certaines y assistent parce qu'elles sont sanctionnés par les tribunaux. La majorité des femmes qui se présentent ont eu leurs enfants retirés de leurs soins. Et certaines y assistent parce qu'elles ont besoin d'être autour d'autres femmes ayant une expérience à partager. L'utilisation de l'art encourage ces femmes à s'engager et le aide à traverser leurs crises à travers la créativité, c'est une source d'inspiration. Ceci leur permet de renforcer leurs capacités et ainsi d'accéder à des niveaux plus élevés de confiance en soi.

L'objectif est d'avoir une exposition d'art, ouverte tout les jours et de publier éventuellement un livre qui présente les femmes comme des artistes, qui se sont déplacés d'un lieu de grandes douleurs et des troubles pour en arriver à l'endroit où elles sont maintenant, pacifique. Des femmes à qui peuvent être fières. À la fin de la journée, ce qui est important c'est que nous sommes toutes ensemble dans la guérison des femmes. Les ateliers ont fleuri dans un ensemble d'approche communautaire pour la guérison des femmes à travers la pratique artistique, l'alimentation, le partage et surtout des rires. 

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