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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 22:48

                                              La Psychologie Analytique jungienne :

  • Accéder à l’inconscient personnel et dialoguer avec l’inconscient collectif par les symboles, les contes, les mythes de l’Humanité. 
  • Allier les concepts de la Psychologie occidentale avec ceux des Philosophies et Spiritualités de toutes cultures.
  • Accompagner le patient dans son processus d'individuation vers la « Réalisation de son Soi » 

 

 La psychologie analytique jungienne : « A la recherche du Soi ».

 

La théorie jungienne considère l’individu dans une optique plus élargie que la simple vision d’un être humain dont le conscient serait parasité par un inconscient et des pulsions sexuelles.

 

En effet, pour les jungiens, la personnalité humaine est constituée de plusieurs facettes, représentées chacune par un archétype et jouissant chacune d’une autonomie propre.

Le « processus d’individuation », qui est le but de la thérapie, consiste à  prendre conscience, à accepter et à assumer ces différents aspects de soi-même, afin de les intégrer pour devenir un être total et individué, en harmonie avec tous les aspects de lui-même. L’archétype qui symbolise cette globalité de l’Être est désigné par le terme de« Soi ».  

De plus, les archétypes sont le fruit de l’inconscient collectif de l’Humanité, et intègrent de ce fait les dimensions culturelles, symboliques et spirituelles de l’individu.

 

 

Inconscient Collectif et Archétypes

La théorie jungienne postule ainsi, en plus de l’existence d’un inconscient personnel (freudien), celle d’un inconscient collectif, plus archaïque, issu des réalités biologiques et des expériences évolutives de l’Espèce humaine, dont chaque individu est porteur, et qui se manifeste en lui par des archétypes.

Les archétypes sont des modes de fonctionnement psychique (et non pas des mémoires au sens de données stockées à rappeler) communs à tous les humains, indépendants des cultures et qui dépassent la simple dimension individuelle ou même culturelle. L’inconscient collectif serait ainsi le résultat d’une homogénéité de la structure du cerveau primitif de tous les humains. Celle-ci induirait des « façons de penser »  primitives  (au sens de « premières ») similaires dans toute l’Humanité et qui aboutiraient ainsi à des images et des concepts mythiques et symboliques que l’on retrouve déclinés dans toutes les cultures et à toute période. Ils représentent en quelque sorte la part qui subsiste en nous de l’Homme « premier » dont la psyché se construisit sur un mode de relation au Monde essentiellement intuitif et en prise directe avec les phénomènes naturels.

 

Archétypes et Neurosciences :

Il me semble d’ailleurs assez saisissant de constater à quel point cette intuition jungienne du concept d’archétype est en adéquation, une fois transposée du point de vue de l'Espèce à celui de l’individu, avec la théorie actuelle admise en Neurosciences pour rendre compte des mécanismes de rappel du souvenir.

En effet, pour les neurosciences, l’évocation d’un souvenir à partir d’un contexte rappelant une expérience passée (expérience marquée d’un vécu affectif  significatif), se fonderait non pas sur le rappel de données mémorielles stockées dans un endroit du cerveau, mais au contraire sur la recréation de l’expérience passée, par la réactivation de réseaux neuronaux initialement frayés par l’événement originel. Il s’agirait donc beaucoup plus d’une reconstruction ou d’une réinvention du souvenir que de son simple rappel en fonction du contexte émotionnel.

Or, cette vision du souvenir, vu comme le résultat d’une reconstruction dynamique des représentations de l’individu à partir de la réactivation de schémas neuronaux préformés, est l’exacte définition des Archétypes Jungien, transposée toutefois au niveau de de l’Inconscient collectif, c'est-à-dire au niveau de réseaux neuronaux sélectionnées au cours de l'Evolution de l'Espèce.

 

En effet, les archétypes ont été définis par Jung, non pas comme le produit de simples rappels de mémoires figées et gravées dans un supposé « cerveau disque dur », mais bien au contraire, comme le résultat d’une conservation,  au fil de l’Evolution humaine, de certains « modes de pensée » (c’est-à-dire de processus de reconstruction dynamique de souvenirs ou encore, en vocabulaire plus moderne, de schémas neuronaux préformés mais adaptatifs) faisant office de cadre, de contexte commun au sein duquel peuvent se construire dynamiquement les représentations singulières de chaque individu, représentations influencées par la spécificité de la Culture à laquelle ce dernier appartient.

 

Archétypes et Cultures humaines:

L’existence de ces archétypes expliquerait donc que l’on puisse retrouver dans toute les civilisations humaines et en tout temps, des modes de pensée similaires sur le fond, c’est-à-dire présentant un socle commun indépendant de toute Culture (donnant une correspondance surprenante entre toutes les mythologies du Monde par exemple), mais présentant également une grande variété de formes, selon les spécificités culturelles (mythologie collective) et individuelles (mythologie personnelle).

 

Ainsi chaque individu serait influencé à la fois par son inconscient personnel lié à ses expériences de vie propre, mais également par la part d’inconscient collectif et les archétypes présents dans sa psyché. C’est pourquoi la psychologie analytique jungienne s’appuie fortement sur l’étude des systèmes symboliques issus de diverses traditions (Mythologies, Alchimie, contes,…), ainsi que sur les différentes spiritualités et philosophies de l’Humanité.

 

   

Les principaux archétypes :

Les concepts les plus connus développés par la psychologie analytique jungienne sont donc l’Inconscient collectif et les Archétypes, dont font partie l’Animus (la part d'énergie psychique masculine chez la femme), l’Anima (la part d'énergie féminine chez l’homme), l’Ombre (la partie de notre personnalité que l’on ne connaît pas et qui s’invite souvent dans notre existence lors de la « crise de milieu de vie »…), la Persona (l’image sociale qui masque, y compris à nous-mêmes, notre vraie nature) et le Soi.

 Le Soi :

Comme nous l’avons évoqué précédemment, le Soi englobe le Conscient (le Moi freudien) et l’Inconscient (personnel et collectif) en un ensemble qui constitue le centre de la personnalité. Il est d’une dimension plus vaste que le simple ego et constitue la « totalité psychique de l’humain ». Pour Jung, c’est lui qui organise toute la psyché et c’est avec lui que la psychothérapie doit travailler.

 

 

L'enfant dans l'adulte chez Ferenczi / l'homme archétypal dans l'adulte chez Jung ?

En terme plus clair, Jung considère que l’humain est constitué de deux dimensions d’égale importance : une dimension consciente, le Moi (accessible à l’analyse intellectuelle) et une dimension inconsciente, intuitive et archaïque (accessible uniquement par le langage des symboles).

 

C’est pourquoi, de la même façon que l’on s’adressera au moi conscient sur un mode de communication analytique et rationnel, il conviendra de dialoguer directement avec l’inconscient archétypique dans la langue qui est la sienne, (celle des symboles, des images et des archétypes issus de la pensée « primitive » de l’Humanité, que l’on retrouve dans les contes, le mythes, les légendes, les rituels,…), sans chercher forcément à le comprendre rationnellement - ce qui est d’ailleurs impossible puisque la fonction rationnelle de l’esprit ne peut se représenter les choses qu’à travers l’utilisation de concepts, qui sont eux-mêmes inadaptés à saisir la nature même et l’infinie diversité des processus inconscients-.

 

Une telle approche de l’inconscient, basée sur un dialogue utilisant un langage adapté aux instances psychiques auxquelles l’on s’adresse peut ainsi, à mon sens, être mise en parallèle avec l’approche férenczienne qui vise à adapter le discours de l’analyste à l’enfant qui s’exprime dans l’adulte lorsque le patient se trouve en état régressé ; Tout comme cela permet ainsi d’éviter l’écueil de la « confusion des langues » entre enfant et adulte chez les férenczien, de la même façon, on peut dire que, chez les jungiens, le fait de s'adresser à notre psyché archétypale  à travers le langage des symboles et des rituels est le seul moyen d'éviter la confusion des langues entre l'adulte analytique et l'homme archétypal intuitif.

 

La conséquence d'une telle considération nous amène finalement, me semble-t-il, à reconsidérer d'un oeil nouveau, toutes les pratiques rituelles traditionnelles, que l'on a si longtemps réduites, par incompréhension idéologico-culturelle (et c'est encore malheureusement le cas pour certains rationalistes forcenés), à de simples superstitions, occultant par là leur rôle primordial dans le dialogue symbolique que tout humain équilibré doit être capable d'entretenir entre sa part analytique et sa part archétypale.

Enfin, entre inconscient personnel freudien et inconscient archétypal jungien, la psychanalyse prend également de plus en plus en compte l'existence d'un troisième type d'inconscient, sorte de trait d'union, à mon sens, entre les deux premiers. Il s'agit de l'inconscient transgénérationnel, c'est-à-dire issu de l'appareil psychique familial et de la lignée ancestrale de l'individu.

Mais ceci est une autre histoire...

 

Cyril Cabané
http://psychotherapie-integrative.jimdo.com/ 

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Published by Ganaëlle Stride - dans NEUROPSYCHOLOGIE
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 09:20

Dès la naissance, les bébés savent utiliser leurs mains pour percevoir, par le toucher, le nouveau monde qui les entoure. Quand un objet est placé sur une paume, ils replient les doigts. C'est le grasping, qui n'est pas qu'un réflexe mais une façon de toucher l'objet. Cette technique d'exploration de l'environnement se met en place très tôt puisque des chercheurs viennent de la mettre en évidence chez des prématurés.

Selon des chercheurs du CNRS, les prématurés nés deux mois avant terme sont capables de reconnaître et de faire la différence entre deux objets, avec la main droite ou gauche. C’est la première fois qu’est mise en évidence une perception manuelle chez ces enfants.

L’équipe s’est appuyée sur une méthode expérimentale basée sur l’habituation (première phase) et la réaction à la nouveauté (seconde phase). L’expérience a été menée auprès de 24 prématurés. « Cette méthode s’appuie sur un principe simple et universel qui est le désintérêt progressif que nous manifestons pour un objet familier, et le regain d’attention que nous avons pour un objet nouveau », précisent les auteurs.

Premières explorations du monde

Ainsi, au cours de la première phase, le chercheur place un objet de petite taille, cylindrique par exemple, dans l’une des mains de l’enfant. Dès qu’il lâche l’objet, il le lui remet dans la main et mesure ensuite, le temps de tenue. « Ce temps diminue au cours des essais. Cela signifie que le bébé s’est habitué à la forme de l’objet ».

Dans une seconde phase, un autre objet est présenté, de forme différente, par exemple de section triangulaire. Résultat, le temps de tenue est plus élevé pour l’objet nouveau. « Ceci prouve que la baisse des temps de tenue observée au cours de la première partie de l’expérience n’est pas due à une fatigue des bébés, qui dans ce cas ne s’intéresseraient pas à quelque chose de nouveau ».

Les prématurés, comme les enfants nés à terme, sont donc bien capables d’extraire de l’information par le toucher, de la stocker temporairement dans leur mémoire puis de la comparer avec une nouvelle donnée tactile.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 04:53
Selon une étude récente réalisée par les chercheurs :
Certaines couleurs sont plus susceptibles de provoquer crises d'épilepsie:
 
Les chercheurs ScienceDaily (le 27 septembre 2009) - ont découvert que les cerveaux des personnes épileptiques sont plus ordonnées que les non-épileptiques et également que certaines couleurs semblent plus susceptibles de causer des crises.
En 1997, plus de sept cents enfants au Japon aurait été victime d'une attaque d'épilepsie en regardant un épisode d'une bande dessinée populaire. Cela a été diagnostiqué plus tard comme un cas d'épilepsie photosensible (une sorte d'épilepsie causée par un stimulus visuel) déclenché par un segment particulier de la caricature contenant un stimulus scintillement coloré. Récemment, en 2007, des séquences vidéo d'animation et la promotion des Jeux olympiques de 2012 à Londres ont reçus des plaintes similaire de certains téléspectateurs. 
En raison de l'étendue des usages de la télévision et des jeux vidéo, il est important de détecter les paramètres cruciaux visuelles dans le déclenchement de l'attaque d'épilepsie. Des lignes directrices communes sont disponibles sur les paramètres spécifiques des stimuli visuels et spatiaux : fréquence de passage, le contraste de relance, schémas, etc...
Toutefois, en dépit de l'omniprésence des écrans couleurs et matériaux visuels, on connaît très peu de choses sur la relation entre la couleur des combinaisons (chromaticité) et la photosensibilité. En outre, il n'est également pas connu avec précision comment les réactions du cerveau des patients épileptiques en comparaison à un cerveau sain contre de tels stimuli colorés.

Dans une étude publiée dans la revue "PLoS ONE" le 25 Septembre dernier, des chercheurs dirigés par Joydeep Bhattacharya au Goldsmiths, Université de Londres, ont enquêtés sur les rythmes cérébraux de la photosensibilité contre scintillement chromatique combinatoire dans neuf contrôles adulte, d'un groupe de patients souffrants d'épilepsie photosensible non médicamentés, deux groupes de classes d'âge témoins appariés, et un autre groupe de patients ayants un traitement médicamenteux. 

Leurs résultats montrent que lorsqu'il est perturbé par des stimulations potentiellement capable de provoquer des crises épileptiques, le cerveau humain sain parvient à maintenir un non-déterministe, éventuellement, un état chaotique avec un haut degré de désordre, alors qu'un cerveau épileptique représente un état très ordonné qui lui confère une tendance à l'hyper-excitation.
Leur étude a davantage montré comment la complexité qui sous-tend la dynamique du cerveau pourrait être modulée par certaines combinaisons de couleurs plus que l'autre, par exemple, un stimulus rouge-bleu tremblotant provoquera plus de causes générales d'excitation corticale que le rouge-vert ou bleu-vert.
 
Dr. Bhattacharya a déclaré: «Ces résultats soutiennent l'hypothèse de la décomplexification selon laquelle un cerveau sain est plus complexe qu'un cerveau pathologique». 
Toutefois, il ajoute: «Il est important d'étendre la recherche avec un plus grand nombre de patients à trouver à quel point ces statistiques et les mesures de la complexité appliquée dans le présent document aurait le potentiel de diagnostic." 
Les autres chercheurs de l'équipe sont Mayank Bhagat, gunaratana Bhushan, Goutam Saha de l'Indian Institute of Technology (Kharagpur, Inde), Katsumi Watanabe de l'Université de Tokyo, et Shinsuke Shimojo du California Institute of Technology. 

Journal de référence: 
Bhagat M, Bhushan C, Saha G, Shimjo S, Watanabe K, et al. Investigating réponses cérébrales Neuromagnetic contre Chromatic Flickering stimuli par Entropies Wavelet.

PLoS ONE 2009; 4 (9): e7173 DOI: 10.1371/journal.pone.0007173 
Adapté à partir de matériaux fournis par l'Université de Goldsmiths Londres.
 
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 04:29


Nouvelles étude

28 septembre 2009 
Pour diffusion immédiate 
Contact: Barbara Isanski 
Association for Psychological Science 
(202) 293-9300 
bisanski@psychologicalscience.org
 



Vincent Van Gogh se coupa l'oreille.
Sylvia Plath se coince la tête dans le four.

L'histoire fourmille d'exemples de grands artistes agissant de manière très particulière. Ces artistes étaient-ils tout simplement fous ou brillants?

Selon une nouvelle recherche signalée dans "Psychological Science", une revue de l'Association for Psychological Science, peut-être les deux!

Afin d'examiner le lien entre la psychose et la créativité, le psychiatre Szabolcs Kéri de l'université Semmelweis de Hongrie à centré ses recherches sur neuréguline 1, un gène qui joue normalement un rôle dans une variété de processus du cerveau, notamment le développement et le renforcement de la communication entre les neurones. Toutefois, une variante de ce gène (ou génotype) est associée à un risque accru de développer des troubles mentaux comme la schizophrénie et le trouble bipolaire. 

Dans cette étude, les chercheurs ont recruté des volontaires qui se considéraient comme très créatif et accompli. Ils ont tout d'abord prélevé des échantillons de sang. Les volontaires ont ensuite subi une batterie de tests, y compris des évaluations de l'intelligence et de la créativité. Pour mesurer la créativité, les volontaires ont été invités à répondre à une série de questions inhabituelles (par exemple, "à supposer : même si les nuages avaient des chaînes qui leurs sont rattachés, qui pendent vers le bas sur la terre. Que se passerait-il?"). Ils ont ensuite été mesurées sur la base de l'originalité et la flexibilité de leurs réponses. Ils ont également complété un questionnaire concernant la durée de vie de leurs réalisations créatives.

Les résultats montrent un lien clair entre neuréguline 1 et la créativité: Les volontaires à la variante particulière de ce gène étaient susceptibles d'avoir des scores plus élevés sur l'évaluation de la créativité et aussi une plus grande durée de vie des réalisations créatives que des volontaires ayant une forme différente du gène. Kéri note que cette étude est la première à montrer qu'une variante génétique associée à la psychose ait certaines fonctions bénéfiques. Il observe que "les facteurs moléculaires qui sont plus ou moins associée à des troubles mentaux graves, mais sont présents dans beaucoup de gens sains ont un avantage qui nous permet de penser de manière plus créative."

De plus, ces résultats suggèrent que certaines variations génétiques, même associée à une mauvaise santé, restent en pool génétique d'une population si elles ont aussi des effets bénéfiques. 

# # # 

Pour plus d'informations sur cette étude,
contacter: Szabolcs Keri (szkeri@phys.szote.u-szeged.hu) 

Science psychologique est classée parmi les 10 premières revues de psychologie générale de l'impact par l'Institute for Scientific Information. Pour obtenir une copie de l'article «Les gènes de la psychose et créativité" et l'accès aux résultats d'autres recherches en psychologie scientifique,
communiquer avec Barbara au 202-293-9300 ou lui envoyer un mail: Barbara Isanski : bisanski@psychologicalscience.org 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 23:00
LE CERVEAU : 

http://abcavc.ifrance.com/anat_encephale.htm 
(un peu long au chargement, bcp de doc schémas anatomie complète)

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_01/d_01_cr/d_01_cr_fon/d_01_cr_fon.html
(très bien fait, 3 niveaux de complexité et 5 niveau d'explications)

PSYCHO-SOMATO :

- Le stress, la santé, les processus de guérison, la visualisation, les techniques de relaxation)
:

http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Rochette.html
(rappels de la physiologie du stress : syst sympa et para-sympa)

http://www.alasanteglobale.com/selye.html#retour



http://www.alasanteglobale.com/cancer.html#pni 


 
http://www.alasanteglobale.com/simonton.html    



https://www.fqc.qc.ca/



http://www.guerir.fr



http://membres.lycos.fr/therapiebreve/familiale.html


http://www.minuchincenter.org



http://www.cfs-news.org/francais.htm



http://fr.groups.yahoo.com/group/sfc-net/





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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 10:25
La Dyspraxie : caractéristiques et profil de l'enfant dyspraxique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Fabrice Pastor, le 21-02-2009

 

La dyspraxie est un dysfonctionnement neuropsychologique non verbal qui toucherait environ 6% des enfants de 3 à 5 ans. L’exécution motrice d’un geste intentionnel est perturbée alors qu’il n’y a pas de retard mental, de handicap moteur visuel ou auditif, de trouble du développement psychoaffectif ni aucune atteinte lésionnelle sur le plan neurologique. On connait mal les causes de la dyspraxie.
 
Les gestes de la vie quotidienne sont pour la plupart des gens réalisés sans problèmes. Pourtant, effectuer un  geste intentionnel qui suppose une finalité est quelque chose de complexe, et qui va au préalable demander l’élaboration d’un plan. En effet lors de la réalisation de ce geste, l’individu va se baser sur des informations internes kinesthésiques (le déplacement), proprioceptives (la position des membres dans l’espace) et vestibulaires (la posture). Il va aussi avoir besoin de se baser sur des informations externes visuelles, tactiles et auditives.

Certains enfants vont être en difficulté, voir en incapacité de coordonner leurs gestes, c'est-à-dire de les planifier en séquence. Ils devront fournir beaucoup d’efforts pour y parvenir et malgré cela, leur geste va se révéler peu harmonieux. Ces enfants souffrent peut être de dyspraxie développementale…

Différents types de dyspraxie

Il existe différentes formes de dyspraxie :
  • Dyspraxie idéatoire : La succession chronologique pour réaliser un geste réel est altérée.
  • Dyspraxie idéomotrice : Contrairement à la dyspraxie idéatoire, il s’agit ici d’un trouble dans l’organisation du geste moteur en l’absence de l’objet, c’est le fait de faire semblant, d’imiter des gestes avec les mains ou les doigts.
  • Dyspraxie visuoconstructive : Il s’agit d’un trouble dans les activités d’assemblage et de construction (empiler des cubes, des Lego…).
  • Dyspraxie visuospatiale : Trouble de l’organisation et de la structuration spatiale. Par exemple, l’enfant ne parvient pas à reproduire convenablement un dessin.
  • Dyspraxie de l’habillage : L’enfant a de réelles difficultés à s’habiller seul (boutonnage, laçage…). Attention toutefois car l’apprentissage de l’habillage est long (entre 3 ans et 6-8 ans) et complexe.
  • Dyspraxie buccolinguofaciale : Les programmations motrices comme souffler, siffler ou encore tirer la langue sont impossible à réaliser sous consigne verbale ou par imitation.

Le profil de l’enfant dyspraxique

De 0 à 4 ans

Chez le nourrisson, la motricité globale reste acquise de manière globale dans des délais normaux. Par la suite lors de la petite enfance, l’enfant dyspraxique présentera des difficultés dans les manipulations faisant appel au visuomanuel (cubes, encastrements, mais également habillage). Il y aura aussi le plus souvent une instabilité posturale avec parfois des mouvements stéréotypés et une difficulté pour fixer un objectif du regard.

Sur le plan des activités domestiques quotidiennes, le jeune enfant dyspraxique se présente souvent comme maladroit : il casse ses jouets par inadvertance, bouscule les meubles et parfois peut tomber seul. Il montre des difficultés pour manger seul, pour s’habiller, et met parfois ses vêtements à l’envers. Il n’arrive pas à se boutonner ou encore nouer ses lacets. Encore une fois, les jeux de construction et d’assemblage sont échoués, même lorsqu’il doit suivre un modèle.

L’apprentissage du vélo ou encore de la nage est long et difficile, l’enfant se fatigue et a peu d’autonomie.

Souvent mal compris, l’enfant dyspraxique ne sera pas volontaire pour faire ce genre d’activité et pourra prétexter ne pas aimer l’activité qui lui posera des difficultés. Il convient donc d’être vigilant lorsqu’un enfant dit ne pas aimer dessiner ou faire du vélo par exemple.

Après 4 ans

Lors d’un examen du tonus, on pourra repérer des syncinésies (c'est-à-dire des contractions involontaires de muscles associées à des mouvements volontaires ou réflexes d’autres muscles) et de l’hypotonie (diminution de la tonicité musculaire).

L’écriture sera difficile au niveau du déroulement du geste et l’enfant dyspraxique aura des difficultés à suivre la ligne. L'écriture sera lente. En outre, l'enfant aura des difficultés à reproduire des formes graphiques ou à positionner ses doigts correctement, ainsi que pour les praxies manuelles (positions des doigts).
Conscient de l’échec, il dépense beaucoup d’énergie pour réussir son action, ce qui va le fatiguer.

Sur le plan affectif, l’enfant dyspraxique est ressenti comme immature. Il existe une perte de l’estime de soi qui favorise des sentiments comme la tristesse ou l’angoisse, faisant même apparaître parfois un état dépressif. Catalogué comme maladroit, étourdit et paresseux, il aura tendance à s’isoler lors des récréations et présentera souvent des troubles du comportement.

Quels sont les conséquences de la dyspraxie sur les apprentissages scolaires ?

La dyspraxie développementale a une répercussion importante sur les apprentissages scolaires.

  • Graphisme : On observe des troubles au niveau de la maturation du geste et dans l’organisation et la structuration spatiale. On verra par exemple l’enfant ne pas parvenir à s’orienter sur une feuille.
  • Ecriture : L’écriture n’est pas automatique et le résultat est brouillon. Dans le détail, l’enfant dyspraxique écrit les lettres avec une grosseur inégale et bute sur les lettres obliques (N, X, W…) le plus souvent.
  • Arithmétique : On observera une dyscalculie spatiale au niveau du dénombrement, de la pose et de la résolution des opérations à effectuer sur la feuille, ou du passage de la feuille au tableau.
  • Géométrie : Les directions et relations spatiales ne seront pas respectées. La lecture d’un texte sera lente.
  • Lecture : Hésitante et lente, l’enfant dyspraxique à tendance à confondre les lettres semblables (b,d ; p,q ; n,u) et n’arrive pas à découper les mots en syllabes.
  • Compréhension des consignes écrites : L’enfant ne sait pas chercher l’information pertinente du fait d’une impossibilité à se représenter la structure du texte.
  • Orthographe : Les difficultés d’orthographe sont liées au trouble de la copie. En effet, l’enfant commettra des erreurs de copie notamment en passant du tableau à son cahier.
  • Apprentissage des leçons lues : Difficile à cause du manque de repères et de sauts de lignes.
  • Dans l’apprentissage des leçons lues : Désorganisations spatiales, manque de repères, sauts de lignes.
  • Chant et mime : Les gestes ne pourront pas être reproduits et l’enfant ne parviendra pas à suivre correctement le rythme d’une chanson.
  • En éducation physique : Difficultés à apprendre de nouveaux jeux, à suivre le rythme des autres élèves ainsi qu’à viser une cible.

Ces troubles sont invalidants et provoquent un retard dans les apprentissages scolaires ainsi qu’une perte de l’estime de soi. Ces difficultés étant mal cernées par les enseignants et provoquant un rejet chez les autres enfants, il est important de dépister la dyspraxie le plus rapidement possible.

Quelques conseils…

La dyspraxie est un trouble développemental dont les répercussions sont sévères pour l’ensemble du développement de l’enfant. Le diagnostic d’une dyspraxie, posé par un neuropsychologue, a souvent un effet thérapeutique immédiat !

Avec un enfant dyspraxique, la règle d’or est de se montrer patient et compréhensif. Il est très important de favoriser la verbalisation et la représentation mentale plutôt que de lui montrer visuellement. On peut, par exemple, utiliser un vocabulaire de notions spatiales afin d’organiser l’espace.

Si le trouble est trop important, il peut être intéressant d’utiliser le traitement de texte d’un ordinateur afin d’aider l’enfant à se repérer. Il peut aussi être utile de travailler à l’aide de photocopies afin de diminuer le recopiage. On peut également utiliser des repères préalablement établis avec lui (surlignage, vignettes…) ou lui faire apprendre de manière orale les différentes étapes d’une action comme par exemple faire son cartable, pourquoi pas à la manière d’une poésie ou d’une chanson.

De plus l’enfant dyspraxique étant lent, il convient de lui accorder plus de temps. On préfèrera également s’intéresser à la qualité du travail fourni plutôt qu’à la quantité.

Enfin, il est important de rappeler que la dyspraxie répond favorablement aux rééducations, notamment en ergothérapie et psychomotricité. En outre, si l’enfant présente une perturbation psychoaffective avérée voir un état dépressif, il sera alors important de proposer une prise en change psychothérapique.


Sources :
VAIVRE-DOURET, L. (2007) Troubles d’apprentissage non verbal : les dyspraxies développementales, Paris, Elsevier Masson.
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Published by Ganaëlle - dans NEUROPSYCHOLOGIE
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