Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:45

La musicothérapie réceptive expliquée par Gaaëlle Stride sur Radio Méga,

L'émission dure environs 1 heure

Bonne écoute :)

Merci de suivre ce lien !

http://www.psycho-somatotherapeute.fr/news?id=935

Repost 0
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 10:51

La Psycho-Somatothérapie

Définition :

La « Psycho » consiste en l'étude des faits de l'esprit et de la pensée. Il s'agit des connaissances empiriques ou intuitives des sentiments ou des idées d'autrui.

« Somato » est un préfixe issu d'un mot grec qui signifie « corps ».

La Psycho-Somatothérapie intègre l'esprit par le travail verbal ainsi que le corps par des exercices corporels dynamiques ou de lâcher prise, en non verbal, de façon à intégrer « ce qu'il se vit » et d'enclencher un processus d'intégration du corps et de l'esprit vers leur unité. Cette unité amène à l'harmonie qui permet d'être pleinement présent à soi-même, aux autres et à l'environnement. Elle définit ainsi la bonne santé.

Tout comme les psychothérapeutes, les psycho-somatothérapeutes ont tout d'abord suivi eux-même une analyse et une psycho-somatothérapie et se sont formés à des méthodes spécifiques actuellement reconnues qui incluent la psychologie, la psychothérapie, la psychopathologie, et les techniques psycho-corporelles issues des différents courant théoriques (humanistes, systémiques analytiques, comportementaux). Les psycho-somatothérapeutes ne sont pas obligatoirement médecins psychiatres ou psychologues.

Pourquoi entreprendre un travail sur soi ?

Entreprendre un travail sur « Soi » c'est se donner une chance de devenir acteur de sa propre vie, en osant la regarder en face et l'accepter. Nos mémoires prénatales, familiales, éducatives, socialitaires, voir ancestrales, ont façonnées notre personnalité et infiltrées nos cellules, y inscrivant des programmations d'ordre culturel, affectif et émotionnel. C'est pourquoi il est si difficile pour l'être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l'évidence, cause de tant de souffrances, de mal être, de difficultés relationnelles voir même de maladies graves.

Travailler sur « Soi » permet de se libérer et de devenir celui ou celle que nous sommes. C'est une chance extraordinaire d'en avoir un jour le désir, et notre plus grande responsabilité !

En nous résident tous les changements et les potentiels créatifs de l'univers !

Travailler sur soi, c'est oser affronter notre vie au lieu de fuir, embrasser notre potentiel pour mieux l'orienter pendant que s'éveille peu à peu la conscience de notre identité.

« L'Homme ne naît pas libre, mais il est libre de se libérer »

L'accompagnement Psycho-émotionnel est une pratique reconnues par la résolution A4007597 du Parlement Européen votée le 29 mai 1997 (rapport Paul Lannoye), au même titre que l'Ostéopathie, l'Homéopathie, la Naturopathie et la Réflexologie.

Article rédigé par Ganaëlle STRIDE

Consultation en cabinet à Valence (Drôme) uniquement sur rendez-vous au 06.65.21.62.07

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 13:28
Psychothérapeute Humaniste à Valence Drôme 26

Ganaëlle STRIDE

Psycho-Somatothérapeute pratiquant la Psychothérapie Humaniste et l'Analyse Intégrative, spécialisée en Musico-Art-Thérapie

La Psycho-Somatothérapie est une nouvelle psychothérapie qui intègre à la fois les pensées (psycho) et le corps (soma).

Pendant les séances, le patient est amené à ressentir dans son corps les émotions qui le traversent, à exprimer avec les gestes ce que les mots ne peuvent pas dire...

L'art-thérapie et la musicothérapie peuvent nous accompagner au fil des séances pour faciliter le travail d'expression, ou pour apporter une détente et une pleine présence, source de mieux être et de découverte de Soi.

Uniquement sur rendez-vous en cabinet à Valence

au 06.65.21.62.07

Cabinet situé au Pôle de soins Marguerite, 130A rue de la Belle Meunière, 26000 Valence

Accessible aux fauteuils roulants, piste adaptés mal voyants, parking de 15 places.

Psychothérapeute Humaniste à Valence Drôme 26Psychothérapeute Humaniste à Valence Drôme 26Psychothérapeute Humaniste à Valence Drôme 26
Repost 0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 23:07

Troubles alimentaires, somatisation, sont les rares moyens à la disposition de l'enfant  pour exprimer sa souffrance de ne pas être aimé.

« pour en finir avec les tyrans et les pervers dans la famille » d’Yvonne Poncet-Bonissol.
 

UNE FAMILLE FORMIDABLE :

" Toute la difficulté pour l’enfant confronté à une mère perverse narcissique réside dans un paradoxe : sa souffrance est d’autant plus gigantesque que tous les signes extérieurs de son développement ne laissent transparaître aucune faille, aucune souffrance mais renverraient même l’image d’une famille quasi parfaite dans laquelle l’enfant se développe et grandit dans l’harmonie sans jamais poser de problème.

Par conséquent cet enfant n’a aucun moyen direct de crier son malaise, aucune accroche possible dans cette illusion d’harmonie et cette réalité factice (en dehors de la somatisation que nous aborderons plus bas), aucune place pour une quelconque révolte : le piège est bien ficelé, l’image renvoyée est lisse, socialement correcte.

 

SEULE AU MONDE :

« le sentiment dominant, de loin, chez cet enfant est celui d’un isolement profond et d’une immense solitude » (surtout s’il est enfant unique) précise la psychologue clinicienne catherine Salobir. Dabord parcequ’il n’existe entre sa mère perverse narcissique et elle aucune transmission quelqu’elle soit. Rien ne lui est dit, rien ne lui est raconté ou alors bien « enrobé », « bien lissé ».

Il prendra conscience au fil des années qu’il y a des trous dans son histoire parcequ’il n’y a jamais eu de véritable récit à ce sujet. Par exemple, ses demandes répétées auprès dee la mère PN, de se rendre pour la première fois sur la tombe de ses grands parents, resteront sans réponse au sens littéral du terme Les bribes d’information que l’enfant finira par obtenir ne seront celles qu’il aura pu glaner de ci de là au fil de conversations dont il aura été témoin avec certains proches de la famille ou de recoupements que lui seul sera parvenu a établir.

La perverse narcissique ne se dévoile pas, elle ne livre rien. Ainsi tant sur son histoire personnelle que sur celui des connaissances générales, l’enfant comprend très tôt qu’il doit  tout découvrir et comprendre par lui-même. L’enfant a par conséquent du mal à se situer dans son histoire, à trouver sa place, comme si le lien de filiation n’existait finalement que sur les registres de l’état civil. c’est là un paradoxe : son parent est bien vivant mais en réalité l’enfant se sent orphelin à ceci prêt qu’il ne peut être adopté ce à quoi il pense parfois car cela signifierait enfin avoir une mère. Quelqu’un qui saurait que l’essentiel est dans le don et l’échange.

 

La perverse narcissique vit avec son enfant mais séparément : ils ne partagent rien, sècheresse affective absolue, un gouffre infini les sépare. Le parent ne sait pas ouvrir les portes de son cœur, symboliquement tenir chaud et envelopper. C’est un langage que la mère PN ignore complètement et dont elle ne veut rien entendre préférant se réfugier dans une intellectualisation quasi systématique  des évènements de la vie qui lui permet habilement de ne pas aborder les sujets sensibles tout en jouissant d’un pouvoir de fascination sur son entourage qui se laisse hélas berner. De cette mascarade l’enfant est témoin mais il a appris a dissimuler sa NAUSEE  et son chagrin.

Sa plaie est à l’intérieur comme sa solitude, que sa mère soit donc rassurée pour l’heure tout semble désespérément normal. La perverse narcissique ne présente son enfant aux autres qu’à travers son propre narcissisme. Ce qui la valorise aussi. De fait l’extérieur ne perçoit cet enfant qu’à travers la description (et la présentation) qui lui en est faite et le méconnaît. Une fois encore nous sommes dans le domaine de l’image, de l’apparence.

Il arrive néanmoins que certaines personnes proches de l’entourage familial parviennent à saisir quelque chose de cet enfant : capables d’une réelle écoute et de se faire une propre idée sur lui sans être influencés par le discours de la mère, ils établissent avec l’enfant une relation sincère et vraie. Simplement parcequ’ils le regardent. Cette situation nouvelle procure à l’enfant un profond bien être même si dans le même temps cela ne fait qu’intensifier sa souffrance de réaliser que sa mère est incapable de saisir au quotidien ce que d’autres, plus éloignés et plus anonymes ont su percevoir. Ce sera par exemple le cas du nouvel amant de la perverse narcissique divorcée. Un dernier aspect du sentiment d’isolement est directement lié à l’autre parent, le conjoint, de surcroît en cas de divorce et sur lequel la PN exerce une emprise considérable. Pris dans une relation de soumission, avalé par celle qui organise chaque instant, devant abandonner presque totalement son rôle de parent. L’enfant est doublement orphelin de ses parents : il réalise l’impensable il lui faut faire son deuil et surmonter l’anachronisme qu’il y a à vivre avec ceux qui sont déjà morts

 

QUI SUIS-JE ?

L’affirmation de soi est également très délicate pour l’enfant : n’ayant pas de place réelle, il a beaucoup de mal à se manifester autrement qu’à travers ce qu’il a compris qu’il devait être. Il ne réclame jamais grand-chose, il sait qu’il doit se glisser dans le costume étroit qu’on lui a confectionné sinon il deviendra un étranger. Il n’y a pas d’espace pour la contestation qui serait immédiatement étouffée et violemment réprimée. L’enfant perçoit très tôt  dans ce simulacre d’équilibre, l’intolérance de sa mère à toute forme de différence , à tout ce qui ne lui ressemble pas. La discrète mais réelle dictature ambiante ne laisse évidemment pas de place à la discussion, à l’échange de points de vue différents puisque rien ne doit risquer de menacer l’ordre établi et le sentiment de toute puissance que la perverse narcissique défend envers et contre tout. L’enfant sait que c’est ailleurs qu’il pourra vivre libre, qu’il doit pour l’instant se taire s’il ne veut pas être rejeté ou risquer de confronter sa mère à son propre néant. L’enfant se réfugie dans le silence ce qui lui vaut alors d’être défini comme un enfant sage et bien élevé, un enfant modèle qui vient redorer bien malgré lui le blason du narcissisme de la mère qui, incapable de la moindre empathie à aucun moment ne réalise l’artificiel de cette attitude.

Le silence imposé verrouille chez l’enfant toute verbalisation des sentiments et des affects. La parole avec la PN ne s’articule qu’autour de discussions où les émotions ne transparaissent jamais parce qu’elles sont dangereuses pour elle, risqueraient de l’affaiblir, de la rendre vulnérable et de lui faire perdre son pouvoir. Sa parole, sa pensée doivent occuper tout l’espace, tant celui des autres que celui de leurs émotions. Ici on ne s’épanche pas, on raisonne. Ici on ne vit pas,  on est mort.

Sur le plan relationnel, l’enfant dans sa famille témoigne d’une raideur forte vis-à-vis du contact physique. Les rares étreintes avec la mère PN  ne sont pas chaleureuses, comme si l’enfant se préservait de façon inconsciente d’une dangereuse contamination. Au quotidien ce contact physique se réduit au strict minimum, il faut dire que la mère PN n’est pas non plus enclin au contact physique. Plus âgé, l’enfant d’une mère PN, sait qu’il est un « rescapé », qu’il est passé à côté de  ce qui aurait pu l’enterrer vivant, le rendre taciturne ou pire. C’est pourquoi il a la rage de  vivre chevillée à l’âme, la rage d’exister. L’immense solitude dans laquelle elle aura fait vivre sa fille pendant des années aura fait naître un sentiment de force et d’indépendance. L’enfant a grandi seul et est devenu fort et avide de liberté. Il saura jouir de la vie d’une manière qui déplaira certainement à sa mère confrontée à son propre vide et à son affligeante inconsistance.

 

LA SOMATISATION, seul moyen d’expression d’une souffrance de ne pas être aimé.

Cependant  les enfants n’ont pas tous face au drame d’avoir une mère PN ce potentiel de lutte et de survie. Pour la majorité d’entre eux, certains symptômes emprunts de souffrance s’expriment très tôt : agressivité, terreurs nocturnes, troubles alimentaires de type anorexique, psychosomatisations, allergies. Toutes ces manifestations expriment une soif d’être aimé, regardé, entendu. Tyrannique, coléreux, agressif…non il n’est pas caractériel mais en révolte.

Dans la constellation familiale de la perverse narcissique on constate que l’enfant est très tôt désigné comme l’héritier du parent pervers. Comme si d’emblée il avait été reconnu comme digne de succéder à la mère PN. Alors peu à peu la toile d’araignée est tissée." La mère va vite épuiser tous les spécialistes dits organicistes (du médecin traitant dont elle va se séparer jusqu'au pédiatre, allergologue, gastro..) la pression est importante l'environnement, le milieu scolaire commencent à pointer le mal être de plus en plus invalidant de l'enfant.   Les examens réalisés et les traitements tentés restent sans effets sur les somatisations (puisqu'elles n'ont pas d'origine physique).  

La mere perverse narcissique est  confrontée à ce que ne voulait pas voir cad les angoisses névrotiques de l'enfant (nausées, vomissements, malaises). Les prises en charges psychologiques s'avèreront à son grand désarroi indispensables auprès de psychiatres ou psychologues. Les différentes thérapies proposées à la PN et sa fille et qu'elle aura elle-même sollicitées,  resteront sans effets car non investie, niée, en clair sabotée et donc rapidement abrégèe. En effet, la perverse narcissique est en danger lorsque celle-ci doit envisager qu'un professionnel s'imisse dans sa sphère intime mais surtout pathologique pour "comprendre". l'enfant sera une seconde fois sacrifié sur l'hôtel du socialement et famililement correct. on note là encore cette ambivalence ravageuse de la perverse narcissique. "occupez vous de ma fille mais je vous le dis  vous ne toucherez à rien ! et je ne vous en donnerai pas les moyens " la perverse narcissique est en danger à travers la prise en charge de sa fille et pourrait se trouver face à une réalité qui la ferait décompenser.  

Pour ce qui est de la prise en charge de sa souffrance psychique, pour l'heure, l'enfant devra patienter à moins que pour certains d'entre eux,  et dans une dynamique de révolte adolescente, dans un ultime réflexe de survie, il n'ait la chance de pouvoir aller vivre chez le père en cas de parents divorcés et ainsi mettre à distance cette relation mère / fille des plus toxiques.  Malheureusement, c'est sans compter sur l'emprise qu'exerce la PN sur sa fille.  

Texte de Marc Denis, Source internet : https://www.facebook.com/notes/marc-denis/etre-lenfant-dune-mere-perverse-narcissique-anorexie-somatisation-moyens-inconsc/560543107359321

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 15:03

 

Développée par Jeffrey Young, cette thérapie permet de traiter les problèmes enracinés dans les comportements et dans la personnalité. Cette méthode thérapeutique est surtout adaptée aux personnes qui sont récalcitrantes aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC) classiques pour différentes raisons. Ainsi, la thérapie des schéma vous sera tout a fait adaptée si :

  • vous n'êtes pas motivé à suivre des consultations régulièrement

  • n'accomplissez pas les tâches proposées dans les exercices proposés par votre thérapeute

  • vous avez des difficultés à apprendre des stratégies d'auto-contrôle

  • vous n'aimez pas parler de vos émotions, et préférez avoir un certain détachement avec vos ressentis

  • vous êtes plutôt auto-défaitistes, et vous préférez rester sur vos positions plutôt que d'essayer de comprendre un autre point de vue

 

La thérapie des schémas à pour but de traiter les aspects caractériels chroniques que l'on retrouve dans la dépression, l'anxiété, les troubles du comportement alimentaire, les problèmes de couple, la prévention des rechutes des personnes dépendantes...
La théorie de Young se base sur les schémas précoces d'inadaptation et leur perpétuation. 


Qu'est-ce qu'un schéma précoce d'inadaptation (SPI) ?

Un schéma est composé d'un ensemble de croyances. Il s'agit des connaissances de base qui constituent notre compréhension de nous même, des autres et du monde. Ces connaissances s'élaborent au cours de nos expériences de vie. Il arrive que nous ayons une croyance fausse, pouvant être induite par nous même, une autre personne, un événement mal interprété... Par exemple, nous pouvons croire que nous sommes incapable de nous débrouiller seul. Cette croyance peut être induite par le fait que notre mère nous a surprotégée.. Nous avons tous entendu lors de notre enfance des phrases auxquelles nous avons cru. Il peut s'agir de moqueries «  tu es trop nul ! », ou des phrases comme « tu es méchant » que l'on peut entendre dans la bouche d'un mère lorsque son enfant fait un caprice...

En règle général, nous avons appris avec le temps que nous ne sommes pas réduit à cela, et que les autres ont tord. Mais il peut arriver cette pensée se soit ancrée inconsciemment en nous, et nous bloque dans notre développement personnel et dans l'élaboration de notre confiance en soi. 
Nous allons alors perpétuer ce schéma, soit en le maintenant toujours pour vrai, soit en l'évitant et en adoptant toujours un comportement inverse comme pour nous justifier que « nous ne sommes pas cela », soit en essayant de compenser cette croyance avec d'autres attributs pour tenter de l'intégrer à notre personnalité. 

Un schéma précoce d'inadaptation est un modèle ou un thème important et envahissant concernant soi-même et nos relation avec les autres. Il est constitué pendant l'enfance ou l'adolescence, et il s'est enrichit tout au long de la vie. Ce schéma est dysfonctionnel, c'est-à-dire qu'il nous amène a a mettre en place dans notre vie des situations qui ne nous correspondent pas, et ainsi nous pousse à vivre des relations difficiles avec d'autres personnes. Ceci nous amène toujours sa revivre des souvenirs, des émotions, des pensées et des sensations corporelles désagréables. 
Par exemple, une personne présentant un schéma du sentiment d'abandon éprouvera une détresse importante quand son conjoint ou ses enfants prennent de la distance, car elle vivra un sentiment d'abandon dévastateur même si il n'y à pas d'abandon réellement objectif. 
Le risque est que ce sentiment est culpabilisant pour l'autre qui se sent souvent démuni face à la détresse qu'il provoque involontairement, ce qui risque de lui faire prendre encore plus de distance et finalement choisir de quitter effectivement la personne. 
Cette exemple montre un fonctionnement d'amplification du schéma, où la personne entre dans un mécanisme de répétition involontaire et inconscient, mais finalement qui lui fera dire que ses craintes étaient réelles, puisqu'elle à effectivement été abandonnée !

Young identifie 18 schémas inadaptés, qui sont sous-jacents à un ou plusieurs troubles de la personnalité. 
Plus loin (voir Rigidité des schémas) vous trouverez une description des mécanismes qui contribuent au maintien des schémas de telle sorte que certaines problématiques qui ont leur origine dans l'enfance peuvent se maintenir longtemps dans la vie adulte. 


Les 18 schémas de Young tels que présentés par Cottraux et Blackburn, répartis en 5 grandes catégories : 

A/ Schémas précoces de séparation et de rejet 

Ils apparaissent lorsque la certitude que nos besoins de sécurité, de stabilité, d'affection, d'empathie, de compréhension, d'approbation et de respect ne seront pas satisfaits. Cette certitude a une origine familiale typique : il s'agit de familles où règnent un climat de séparation, avec explosion, changement, rejet, punitions. Les parents sont stricts, froids ou bien maltraitent l'enfant. 

1) Abandon/instabilité
Ce shéma concerne le manque de stabilité ou de fiabilité perçu, de ceux qui offrent soutien et sens de l'appartenance à un groupe. Il s'accompagne du sentiment que les personnes "importantes" ne continueront pas à nous donner leur appui, force ou protection parce qu'elles sont émotionnellement instables et changeantes (explosions de colère), peu fiables, ou ne sont pas toujours présentes (parce qu'elles mourront bientôt ou parce qu'elles nous abandonneront pour quelqu'un de "mieux ".) 

2) Méfiance/abus
On s'attend à ce que les autres nous fassent souffrir, nous maltraitent, nous humilient, nous mentent, trichent et profitent de nous. En général la souffrance infligée est perçue comme intentionnelle ou résultant de négligence, est extrême et injustifiable. Ceci peut aussi inclure le sentiment d'être constamment défavorisé par rapport aux autres ou de toujours "tirer la courte paille ". 

3) Manque affectif
Lorsque nous avons la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont nous avons besoin. On peut distinguer trois catégories principales :
Manque d'apports affectifs : absence d'attention, d'affection, de chaleur, ou d'une présence amicale.
Manque d'empathie : absence de quelqu'un de compréhensif qui nous écoute et de quelqu'un à qui parler de soi-même.
Manque de protection : absence de quelqu'un de fort qui guide et conseille. 

4) Imperfection/honte
On se juge imparfait, "mauvais ", inférieur ou incapable. Le révéler entraînerait la perte de l'affection des autres. Ceci peut inclure : l'hypersensibilité aux critiques, à l'abandon et au blâme. Il peut exister une gêne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi. On peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent être internes (par exemple : égoïsme, colère, désirs sexuels inacceptables) ou externes (par exemple : défaut physique, gêne sociale). 

5) Isolement/aliénation
Le sentiment d'être isolé, coupé du reste du monde, différent des autres et/ou de ne faire partie d'aucun groupe ou communauté. 

B/ Schémas précoces de manque d'autonomie et performance 

Les exigences vis-à-vis de soi-même et du monde externe ne correspondent pas à la capacité (perçue) de survivre, d'agir indépendamment et d'arriver à une réussite suffisante. Ceci peut être lié à une origine familiale typique : famille "étouffante " où l'enfant est surprotégé, la confiance en soi est sapée et les relations en dehors de la famille ne sont pas encouragées : il en résulte un déficit d'apprentissage des compétences sociales. 

6) Dépendance/incompétence
Croire à sa propre incapacité de faire face seul aux responsabilités journalières (ce qui résulte par exemple, à l'incapacité à prendre soin de soi-même, résoudre les problèmes de tous les jours, faire preuve de bon sens, aborder de nouvelles tâches, prendre des décisions). Alors, on dit souvent, " je suis incapable de... " 

7) Peur des événements inévitables/incontrôlables
Peur exagérée d'une catastrophe que l'on ne pourra pas éviter. Ces craintes se portent sur une ou plusieurs possibilités:
- Santé : crise cardiaque, sida
- Émotions : par exemple perde la raison
- Catastrophe naturelle ou phobie : ascenseurs, crime, avions, tremblement de terre. 
- etc... 

8) Surprotection/personnalité atrophiée
Attachement émotionnel excessif à une ou plusieurs personnes, souvent les parents, au détriment d'une adaptation sociale normale. Très souvent, il y à la croyance qu'au moins l'un des individus ne peut pas survivre à l'autre, ou être heureux sans lui. Nous pouvons avoir le sentiment d'être étouffé par les autres, ou douter de nous-même, de notre propre identité. Sentiment d'être vide, sans but... ou, dans des cas extrêmes, nous questionnons notre propre existence. 

9) Échec
Croyance que l'on a échoué, que l'on échouera, que l'on est incapable de réussir aussi bien que les autres (études, carrière, sports, etc.). Souvent, on se juge stupide, inapte, sans talent, ignorant, inférieur aux autres, etc. 

C/ Schémas précoces de manque de limites 

Il peut s'agir de manque de limites internes, de manque de responsabilité envers les autres, ou de l'incapacité à soutenir des buts à long terme. Ceci peut mener à des problèmes concernant les droits des autres, ou concernant ses propres objectifs. L'origine familiale typique est à rechercher du côté de parents faibles, trop indulgents, qui ne peuvent faire appliquer la discipline. L'enfant n'est pas encouragé à prendre des responsabilités, à tolérer un certain manque de confort, ou n'est pas suffisamment surveillé et guidé. 

10) Droits personnels/dominance
Ceci correspond au besoin de faire, ou d'obtenir, exactement ce que l'on veut sans considérer ce qu'il en coûte aux autres; ou à une tendance excessive à affirmer sa force, son point de vue et à contrôler les autres à son propre avantage sans considérer leur désir d'autonomie. La personnalité est alors caractérisé par des exigences excessives et un manque général d'empathie. 

11) Manque de contrôle de soi/discipline personnelle
Le problème central est l'incapacité ou le refus de contrôle de soi. On ne supporte pas d'être frustré dans nos désirs et on est incapable de modérer l'expression de nos émotions et impulsions. Sous une forme atténuée: on essaie à tout prix d'éviter ce qui est pénible tels que les conflits, les confrontations, les responsabilités et l'effort, au détriment d'un sens de la satisfaction personnelle ou de notre intégrité. 

D/ Schémas précoces de dépendance aux autres 

Ils correspondent globalement à une importance excessive attachée aux besoins, désirs, réactions des autres, aux dépens de nos propres besoins afin d'obtenir leur affection ou leur approbation, par peur d'être abandonné ou pour éviter les représailles. Fréquemment, il existe une colère refoulée dont on n'est pas conscient. Nous n'avons pas un accès conscient du manque à nos propres sentiments et tendances. L'origine familiale de ce schéma doit être recherchée du côté d'une affection qui relève du conditionnel : pour se sentir aimé de ses parents, pour obtenir leur approbation, l'enfant réprime ses tendances naturelles. Les besoins des parents (affectifs, sociaux, leur style de vie) passent avant les besoins et réactions de l'enfant. 

12) Assujettissement
Le comportement, l'expression des émotions, les décisions, sont totalement soumis aux autres parce ce qu'on se sent forcé d'agir ainsi, en général pour éviter colère, représailles ou abandon. Selon nous, nos propres désirs, opinions et sentiments ne comptent pas pour les autres. En général, on montre une docilité excessive mais nous réagissont vivement si on se sent pris au piège. Il existe presque toujours, une colère refoulée contre ceux à qui on se soumet, provoquant des troubles de personnalité (par exemple : comportement passif/agressif, explosion de colère, symptômes psychosomatiques, troubles affectifs, drogues). 

13) Abnégation
Nous avons un souci exagéré de toujours considérer les autres avant nous-même; cette considération est volontaire. Les raisons sont en général : peur de faire de la peine aux autres; pour éviter de se sentir coupable d'égoïsme; ou pour maintenir un contact perçu comme nécessaire aux autres. Ce schéma mène souvent à une hypersensibilité aux souffrances des autres. Nous pouvons éprouver le sentiment que nos propres besoins ne sont jamais satisfaits, d'où un ressentiment envers les autres. 

14) Besoin d'approbation
Le problème central est un besoin excessif de l'attention, de l'estime et de l'approbation des autres; ou faire ce que les autres demandent, que cela corresponde ou non à ce que l'on veut de soi-même. L'estime de soi est formée à partir des réactions des autres et non à partir d'opinions et de valeurs personnelles. Parfois, une importance exagérée est accordée au style de vie, aux apparences, à l'argent, à la concurrence ou à la réussite - être le meilleur, le plus populaire - afin d'obtenir estime ou approbation. Fréquemment, les choix importants de la vie sont faits sans rapport avec nous, ou sont des choix qui n'apporteront pas de satisfaction. Hypersensible au rejet, on envie ceux qui ont mieux réussi. 

E/ Schémas précoces de survigilance et inhibition 

Le problème principal est le contrôle exagéré des réactions, des sentiments et des choix pour éviter les erreurs ou pour maintenir des règles personnelles rigides dans notre conduite et dans notre performance, souvent aux dépens d'autres aspects de la vie: plaisirs, loisirs, amis... ou au détriment de notre santé. 
Origine familiale typique sans joie : travail, devoir, perfectionnisme, obéissance, éviter les erreurs, sont des considérations beaucoup plus importantes que bonheur, joie, détente. Souvent, pessimisme et anxiété sont apparents : tout pourrait se désagréger si l'on ne se montre pas toujours vigilant. 


15) Peur d'événements évitables/négativité
Est au premier plan la crainte exagérée que, dans des contextes divers (travail, situation pécuniaire, relations interpersonnelles), tout va tourner au pire; ou bien on retrouve une prise en considération fréquente et persistante de tous les aspects négatifs de la vie : souffrance, mort, conflit, culpabilité, ressentiment, problèmes non-résolus, erreurs possibles, etc., qui s'accompagne d'une minimisation ou d'un déni des aspects positifs et optimistes. Souvent, il existe une peur exagérée de commettre des erreurs et la crainte de leurs conséquences : ruine, humiliation, situation intolérable. Nous sommes fréquemment anxieux, pessimistes, mécontents, et souvent indécis. 

16) Surcontrôle
Le contrôle excessif des réactions spontanées (actions, sentiments, paroles) est là généralement pour éviter les erreurs, la désapprobation d'autrui, les catastrophes, le chaos ou par peur de ne pouvoir maîtriser nos impulsions. On peut distinguer :
- La répression de la colère et de l'agressivité.
- Le besoin compulsif d'ordre et de précision.
- La répression d'impulsions positives (joie, affection, excitation sexuelle, jeux).
- L'adhérence excessive à la routine et au rituel.
- La difficulté à reconnaître ses propres faiblesses, ou à exprimer facilement ses propres sentiments ou besoins. Souvent ces attitudes sont appliquées aux proches. 

17) Idéaux exigeants
La conviction que l'on doit s'efforcer d'atteindre et de maintenir un niveau de perfection dans notre comportement ou notre performance représente un idéal destiné à éviter les critiques. Ces exigences amènent à une tension constante; s'arrêter dans nos efforts ou se détendre devient impossible. Une critique constante de soi-même et des autres est effectuée. Par conséquent nous souffrons des déficits de plaisirs, détente, santé, estime de soi, satisfaction personnelle et relations interpersonnelles. On peut distinguer :
Le perfectionnisme, importance excessive attachée aux détails et sous-estimation de sa propre performance.
Des règles rigides; l'importance du devoir. Ces règles s'appliquent à de nombreux aspects de la vie : morale, culture, religion.
Préoccupation constante de temps et d'efficacité : toujours faire plus et mieux. 

18) Punition
La tendance à se montrer intolérant, très critique, impatient et à " punir " les autres, et soi-même, si nous n'atteignons pas le niveau de perfection que l'on exige. Ceci entraîne : la difficulté à pardonner les erreurs ou les imperfections - en soi ou chez les autres - l'incapacité de considérer les circonstances atténuantes; et un manque d'empathie, de flexibilité, ou l'incapacité d'admettre un autre point de vue. 

LA RIGIDITÉ DES SCHÉMAS 

Lorsque nous somme "en santé", nous ajustons nos schémas (nos croyances) à mesure que nous expérimentons de nouvelles situations, ce qui nous permet de développer des comportements variés, adaptés aux différentes situations. 
On parle de Trouble de la Personnalité lorsque nos schémas inadaptés ont tendance à se maintenir. 
Young décrit trois types de processus ou de stratégies qui contribuent à ce maintien. Selon qu'une personne met davantage en oeuvre l'un ou l'autre de ces types de processus, elle vit différemment un schéma: elle capitule, fuit ou contre-attaque. La plupart des gens ont recours à un mélange de ces 3 stratégies. 


1/ Le maintien des schémas (capitulation): 
La personne pense, ressent et réagit selon son schéma. Elle juge incorrectement les gens et les circonstances d'une façon qui renforce les croyances reliées à son schéma. Elle crée des situations et choisit des relations qui entretiennent son schéma. Diverses distorsions cognitives maintiennent les jugements erronés. Par exemple, l'attention sélective consiste à ne voir que les faits qui confirment le schéma. 

L'interprétation de la réalité peut être biaisée de façon à se conformer aux schémas. Il est fréquent de recréer et de rechercher les contextes familiers dans lesquels nous avons grandi. Par exemple, la personne qui a le schéma d'imperfection trouve naturel de tolérer des gens qui la critiquent, ce qui maintient son schéma. Elle se comporte de telle sorte qu'on continue à la critiquer et à la déprécier. De même, l'apparente froideur de la personne qui a un schéma d'exclusion influe sur l'accueil que lui font les gens. La personne qui a un schéma d'abandon (croyance qu'elle est toujours susceptible d'être abandonnée) trouve souvent naturel d'investir dans la relation avec un partenaire qui craint de s'engager. 

2/ L'évitement des schémas (fuite): 
La personne évite de penser à des questions reliées au schéma et évite les situations qui peuvent activer le schéma et faire vivre des sentiments négatifs de tristesse, de honte, d'anxiété ou de colère. Elle est souvent inconsciente de l'existence de son schéma, mais elle le nie.

La personne avec un sentiment d'imperfection peut fuir l'intimité. La personne avec un schéma d'exclusion peut fuir les rassemblements, les réunions de travail, les congrès, les fêtes. La personne ayant le schéma d'échec peut fuir le travail, les études et les nouveaux projets. La personne avec un schéma de dépendance peut fuir les situations où elle doit faire preuve d'autonomie. Ces évitements empêchent de tester ses schémas et de les modifier graduellement. 

3/ La compensation (contre-attaque):
La personne pense et réagit de façon opposée à son schéma. Cependant ses comportements sont souvent trop extrêmes et contribuent à maintenir son schéma.

Par exemple, la personne avec un schéma de carence affective peut tellement réclamer d'attention qu'elle éloigne les autres et se retrouve encore plus privée d'affection. Une personne peut développer un sentiment de supériorité qui est à l'opposé du sentiment d'imperfection vécu dans l'enfance. Elle peut consacrer beaucoup d'énergie à son prestige et à sa situation sociale et choisir ses relations de façon à se sentir supérieur. Cette contre-attaque empêche toutefois, entre autres, l'intimité. 

LA CONSCIENTISATION DES SCHÉMAS 

La personne pour qui un ou des schémas représentent un problème n'en a souvent pas conscience. Soit parce que les croyances associées à ces schémas lui semblent tellement naturelles et évidentes qu'elles ne sont pas remarquées, soit parce qu'elle évite ou contre-attaque (voir La rigidité des schémas).

Toutefois, ces schémas déterminent l'interprétation des situations que la personne vit, c'est-à-dire ce qu'elle se dit au sujet de ces situations. Ces interprétations sont des pensées observables donc plus facilement accessibles à la conscience. Elles sont communément appelées "pensées automatiques".

Par exemples: "qu'est-ce que les gens vont dire?"; "il faut que tout soit fait à temps"; "comment osent-ils me traiter ainsi?"; "il se désintéresse de moi"; "je ne suis pas capable de rester seule", etc..

Les pensées automatiques manquent souvent d'objectivité. Elles sont logiques par rapport aux croyances sous-jacentes mais elles sont souvent inexactes dans la situation vécue.

Ces interprétations de la réalité déterminent les émotions et les comportements. Par exemple, la personne obsessionnelle-compulsive peut être anxieuse dans une situation où elle craint de ne pas performer assez bien. Ce qui peut l'amener à prendre trop de temps et d'énergie, à dépasser ses limites et à négliger d'autres besoins pour que tout soit parfait dans les moindres détails, etc.. La personne narcissique peut devenir agressive si elle n'obtient pas un traitement de faveur.

C'est l'observation des pensées automatiques, des réactions émotives et des comportements qui peuvent mettre la puce à l'oreille concernant les croyances qui les sous-tendent. 

TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ ET SANTÉ MENTALE 

Lorsqu'ils sont activés, les schémas inadaptés provoquent des émotions intenses qui mènent fréquemment, directement ou indirectement, à divers problèmes psychologiques souvent associés aux troubles de la personnalité, tels la dépression, l'anxiété, la panique, la solitude, les relations destructrices, l'abus d'alcool, de drogues, de nourriture et des désordres psychosomatiques. Le plus souvent c'est au sujet de l'un de ces problèmes que la personne souffrant d'un trouble de la personnalité consulte un psychologue ou un médecin. 

Références: 
- Beck, J.S., Cognitive Therapy of personnality Disorders in P. M. Salkovskis, Frontiers of Cognitive Therapy, Guilford Press, 1996 
- Cottraux, J. et Blackburn, I.M.. Thérapies cognitives des troubles de la personnalité. Masson, 1995. 
- Young, J.E. et Klosko, J.S., Je réinvente ma vie, Les Éditions de l'Homme, 1995. 

 

Article de Ganaëlle STRIDE pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute, musico-art-thérapeute

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: 06 65 21 62 07

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:11

 

La dépendance affective,
Qu'est-ce que c'est ?

La dépendance affective est un état d'être qui apparaît lorsque l'on ne parvient pas à se détacher d'un être aimé. Tout le monde a déjà vécu cela au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que lors des premières séparations d'avec notre mère, pendant notre plus tendre enfance, parce qu'elle devait partir au travail, pour aller à l'école...

Ces expériences de vie peuvent être resté ancrés comme "un mauvais souvenir" lié à une grosse angoisse d'abandon, une peur de l'inconnu, qui tient souvent d'un manque de confiance en soi. Cette angoisse n'est souvent pas prise au sérieux par les adultes. Ainsi, l'enfant se construit en enfouissant son angoisse, qui peut en outre avoir été source de moqueries par les autres. 

La dépendance affective s'exprime donc, une fois adulte, par un état de mal-être, une souffrance intérieure, liée à un fort sentiment d'abandon. C'est une forme d'angoisse, avec des moments d'agitation, des palpitations cardiaques, un immense sentiment de vide intérieur. On cherche alors à combler ce vide à tout prix en s'attachant de façon disproportionnée à quelqu'un, qui devient « mon unique raison de vivre »...

Cet état peut révéler un manque d'amour de Soi, ou un manque affectif rattaché à l'un de nos parents. Par la dépendance, on chercherait donc à combler désespérément ce vide, cette profonde tristesse. Il est difficile, dans ces conditions, de préserver son égo, son amour propre. 

La personne dépendante n'arrive pas à s'aimer telle qu'elle est. Cette incapacité peut s'exprimer par de la colère ou de la rancoeur face à l'univers tout entier.
Elle peut finir par s'enferme dans une sorte de prison psychologique où elle se sent esclave d'un autre, d'un comportement ou d'une substance.

La dépendance permet de substituer le manque par l'apport d'un autre objet pour se donner l'impression de vivre dans un monde sans problème. Outre la dépendance affective, on peut devenir dépendant à beaucoup de choses (tabac, drogue, sexe, travail, nourriture...) La nourriture, par exemple, peut servir à combler un manque de tendresse et d'amour. 

Comment sortir de la dépendance affective ?

La dépendance affective est avant tout visible lorsque l'on est avec l'autre dans une relation fusionnelle. Cet état, quand il ne répond pas, ou plus, de façon adéquate à notre développement personnel, peut nous amener à commettre des actes inconsidérés et difficilement maîtrisables : crises de jalousie, colères démesurées, auto-mutilation, enfermement dans la solitude, prises de décisions « sur un coup de tête » (déménagement, demande de divorce) etc.

 

1) Première étape : prendre conscience

La première chose à faire pour s'en sortir est de prendre conscience de son état de dépendance à l'autre. Cela demande beaucoup d'amour et de courage pour affronter cet esclavage qui dérange la vie, et pour le briser une fois pour toutes.

 

2) Seconde étape : reconnaître son mal-être

Ensuite, il est nécessaire d'identifier le manque que l'on vit dans sa vie. Car c'est celà que l'on cherche à fuir en se « perdant » dans quelqu'un d'autre.

Les points les plus fréquents qui permettent de détecter cet état sont :

→ Lorsqu'on ressent un grand désir de vivre et en même temps le sentiment de ne pas y arriver par soi-même.

→ Lorsqu'on se sent toujours comme un « perdant », qu'on est persuadé de ne jamais rien réussir, d'être « incapable », de ne pas avoir « sa place » dans la famille ou dans la société.

→ Lorsqu'on a tendance à s'évaluer en fonction du niveau de réussite des autres, au lieu de le faire en fonction de ses propres capacités et satisfactions personnelles. Cela nous confirme dans notre sentiment d'incapacité.

 

3) Troisième étape : retrouver la confiance en Soi

→ stopper la colère

Il faut mettre de côté la partie de « Moi » qui se sent coupable et honteuse de cette dépendance. Se juger, se flageller, en sachant qu'il faudrait plutôt changer de comportement ne fais que grandir la colère, et c'est alors plus difficile de s'en libérer.

→ traverser la peur d'échouer

C'est aussi s'accorder la possibilité de l'échec, se reconnaître dans un statut d'être humain, ni plus, ni moins.

→ affronter son passé

Trouver le courage de regarder en arrière, afin de comprendre d'où vient ce manque. Explorer son histoire, repérer l'abandon, réparer la blessure... Cela ne peut se faire qu'avec l'aide d'un psychothérapeute.

→ accepter d'être ouvert à l'inconnu

Les différents outils psychothérapeutiques qui permettront de traverser la dépendance affective sont de l'ordre du développement personnel. Le thérapeute pourra proposer au cours des séances d'accompagnement, des exercices de relaxation, de visualisations, entre-coupés de temps de parole.

Ce travail peut, à terme, aboutir à une véritable entrée en psychanalyse avec la compréhension des mécanismes affectifs que l'on a élaborés au cours de notre existence, et qui font que l'on est Soi, avec ou sans quelqu'un d'autre.

Un peu d'auto-suggestion ne fait jamais de mal non plus. Si vous vous reconnaissez dans cet article, prenez le temps de lire ce qui suit, doucement, du bout du cœur :

«  J'accepte d'être ouvert à l'inconnu, à la voie qui me mènera vers mes objectifs de Réalisation de Soi.
L'amour inconditionnel est le début de ma guérison.


Je demande aux autres, je cherche, je vérifie, je fais les premiers pas. J'apprivoise les émotions qui m'habitent car elles font partie de ma vraie personnalité.


Je recherche quelle méthode de guérison naturelle peut m'aider à me centrer, à m'harmoniser et à augmenter mes forces intérieures afin de me permettre d'intégrer avec amour les différents manques vécus durant ma jeunesse. J’apprivoise mes responsabilités graduellement et je reprends contact avec l'être divin que je suis.


Je peux ainsi sortir de ma dépendance et devenir indépendant et autonome parce que je mérite d'être aimé et que j’accepte pleinement ma valeur et mes qualités qui font de moi un être exceptionnel. »

extrait du livre de Jacques Martel
« Le grand dictionnaire des malaises et des maladies » 

 

Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute : http://www.ganaelle-stride.fr/diplome.pdf

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

Venez partager votre opinion concernant cette article sur 10kut

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 10:15

 

Lorsque la vie nous fait mal, il arrive que la prise d'alcool devienne régulière... On prend un verre quand on est seul... On boit un petit coup « pour se requinquer » avant de partir au travail, pour se donner la force d'assumer la journée, pour se donner le courage de sortir de la déprime qui commence à faire sentir son enfermement... On se dit que ce n'est pas grave, que cela ne peut pas nous faire de mal... mais le comportement est là. 

La dépendance est psychologique, et ne va pas tarder à devenir physiologique. Il n'est pas nécessaire de boire beaucoup et d'être ivre pour devenir dépendant à l'alcool. Il suffit de boire régulièrement, même si c'est très peu, même si les effets de l'ivresse ne se font pas ressentir ! 

C'est pour cela qu'il est très difficile pour la personne alcoolique de reconnaître qu'elle est dépendante et qu'elle doive penser à sortir de l'alcool. C'est un sujet encore tabou et il est très difficile d'en parler, de peur d'être « mal vu » par l'entourage, et d'avoir honte de reconnaître sa faiblesse, sa solitude, sa profonde tristesse intérieure...

Toujours est-il que plus on attend, plus il sera difficile d'en sortir, et plus la période de sevrage sera longue et pénible. Le sevrage est la période de transition comprise entre la prise d'alcool par manque psychologique et/ou physiologique et l'arrêt total de consommation d'alcool. 

Cette période comprend plusieurs étapes, plus ou moins longues et pénibles selon la personne, sa consommation, sa volonté à arrêter, et l’accompagnement psychologique et social dont il peut bénéficier (environnement familial, amical et professionnel, accompagnement psychologique, groupes de paroles etc.).

La première étape : la prise de conscience. 

 

Comment prendre conscience de sa dépendance ?

La meilleur façon, si ce n'est la seule, est d'oser se confronter au regard des autres, tomber le masque, et se regarder en face.

Tu dis : « j'essaie juste que l'alcool n'ait pas trop de conséquences graves sur ma vie sociale comme le boulot ou les amis. C'est déjà vachement bien si j'arrive à ça... »
Je ne pense pas que ce soit la bonne solution car quand on est plongé dans l'alcoolisme, on se fout de tout (je parle pour moi).

Les conséquences, je n'y pensais pas. Alors, agir est le meilleur moyen. Aujourd'hui, je ne boirai pas et je ferai tout pour maintenir cette décision. c'est dur, très dur mais toute belle histoire commence par "1 jour"

Patrick. pour Albert*.
Extrait tiré d'un forum de discussion. (* les noms ont été changés) 


Comment aider la personne à la prise de conscience ?

Plusieurs possibilités :

 Faire un bilan sanguin. Il est primordial d'en parler avec le médecin traitant le plus vite possible et lui demander son avis.

 Faire un bilan sur les habitudes alimentaires (retracer les menus et les boissons prises sur une semaine, tenir un « journal de bord »...) et noter en parallèle les ressentis psycho-corporels en lien avec les prises de repas et de boissons. Noter et décrire également les problèmes éventuels : insomnie, impuissance, irritabilité, agitation, déprime...

 Noter, quand c'est possible et le plus sincèrement possible, les évènements de la vie en lien avec le début du comportement de prise d'alcool non habituelle.

 Se faire aider de ses proches, parler de son problème le plus possible sans tabou. S'entourer des personnes qui ne sont pas dans le jugement mais qui apportent une réelle écoute, un réel soutien. Si il n'y a personne dans votre entourage capable de vous offrir cela, il est primordial de demander un accompagnement psychologique et de vous inscrire dans une association. Demandez dans un hôpital de vous fournir la liste des associations près de chez vous. L'écoute et le suivi ont une importance considérable dans la prise en charge, alors que les prescription médicamenteuses ne font que renforcer le comportement addictif en remplaçant simplement les molécules...

 La survenue d'un événement grave (accident de la route, violence incontrôlable...) sont malheureusement parfois les limites à atteindre pour que la personne prenne conscience de son problème de dépendance à l'alcool. 

Quelle que soit la façon dont on prend conscience de la dépendance, c'est à la personne elle-même d'envisager son propre sevrage. Cette condition est une étape incontournable pour réussir. 

La prise de conscience accompagnée d'une résilience (littéralement "résistance aux chocs") est source de réussite.
Il s'agit de comprendre le rapport de la personne à l'alcool, dépasser le traumatisme qui à entraîné ce comportement et surtout retrouver confiance en soi et développer son amour propre.
Ce comportement destructeur envers soi-même peut-être une forme de suicide masqué, à petit feu, un rejet d'une partie de sa vie que l'on accepte pas, que l'on refuse d'assumer, un besoin de tout recommencer accompagné d'un sentiment d'impuissance à le faire. 

Entrer en résilience, c'est dépasser un traumatisme, une blessure profonde de l'âme, une douleur intérieure qui n'arrive pas à s'exprimer... et parvenir enfin à se consoler... Se pardonner à soi-même le mal que l'on s'est fait, ou que l'on à "laissé faire"... S'accorder un répit et une chance d'entrer dans une nouvelle vie, se donner une nouvelle possibilité d'être heureux. Quelque soit le niveau de dépendance, il est toujours possible de s'en sortir si on ne s'enferme pas dans le fatalisme et la culpabilité. 

Il n'y a que Soi qui puisse s’offrir cela. Personne d'autre que Soi.

Alors posons-nous les bonnes questions : 
"est-ce que je tiens vraiment à moi?, 
suis-je mon meilleur ami ? 
vais-je me laisser tomber ?".. 

En toute sincérité, si l'on ne se tends pas la main à soi-même, qui d'autre le fera?

 

La seconde étape : se faire entourer

Souvent, la personne alcoolique ne parle pas de son problème, ni de sa souffrance. Il est pourtant très important de dépasser le sentiment de fatalisme, la culpabilité voir le sentiment de honte, et d'accepter dans un premier temps de se faire aider. L'isolement ne va que renforcer la dépendance à la substance.

Le médecin, dans un premier temps, va évaluer  le rapport entre les troubles observés et la prise d'alcool. Puis il informe le patient de la relation entre ces observations et la maladie dépistée, de l'évolution possible si la consommation est stoppée et des risques engendrés si le patient continue de boire. 

Tous les anciens buveurs admettent avoir eu une attitude de « déni » dans leur première rencontre avec le médecin. Ils refusaient d'évoquer le sujet de front car au début, « il faut se voiler la face »... C'est pourquoi lorsque l'on souhaite aider un proche qui souffre d'alcoolisme, il est essentiel de s'informer, et surtout de rester ouvert à l'écoute, au soutien, sans jugement, savoir orienter la personne vers « le bon sens » sans jouer les « moralisateurs ». 
Aider une personne dépendante de l'alcool, c'est surtout être là avant, pendant et après le sevrage. 

Le sevrage : l'apport de la psychologie

L'alcool est un anxiolytique puissant. C'est pourquoi il se développe souvent sur fond d'anxiété. Mais dans 90% des cas, les personnes développent un alcoolisme en même temps qu'une dépression. Dans ce cas, c'est souvent l'alcoolisme qui est vu, avant la dépression. 

Le sevrage va se faire avec l'aide de médicaments. Anxiolytiques, antidépresseurs, médicaments à effet antabuse (c'est à dire qui dégoutent de l'alcool). Associé à une bonne hydratation et une alimentation riche en vitamines, il ne s'agit que d'un complément au suivi psychologique. Car le traitement par médicament seul ne garantit pas la réussite du sevrage. Il s'agit principalement d'un accompagnement neuro-physiologique qui permet d'éviter les effets du Délirium Tremens (tremblements, hallucinations, troubles de la conscience apparaissant après l'arrêt de la prise d'alcool chez une personne dépendante). 

Le soutien psychologique est proposé en principe par le médecin généraliste, lors de la consultation. L'aide psychologique est fondamentale, qu'elle soit assurée par le médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue... L'inscription dans une association proposant des groupes de paroles et des informations sur le sujet est également une aide précieuse.

L'accompagnement psychologique va permettre de mettre en évidence la relation qu'entretient la personne avec l'alcool. La personne va comprendre qu'il s'agit d'un état évolutif, donc qu'il est possible d'en sortir, de s'en libérer. C'est également l'occasion d'entamer un vrai dialogue, d'abord avec le psychothérapeute, mais aussi avec l'entourage. 

L'hospitalisation ? 

Le sevrage est souvent proposé en service ambulatoire, c'est-à-dire que le patient n'est pas hospitalisé mais est suivi par son médecin de famille, ou alors dans un Centre d'Hygiène Alimentaire et Alcoologie s'il y en a un près de chez lui. Si le patient accepte (ce n'est jamais son entourage qui décide à sa place) et que l'indication médicale est posée, une hospitalisation peut-être proposée en unité spécialisée. L'hospitalisation est notamment préférable lorsque le sevrage est dangereux, c'est-à-dire quand la dépendance est importante et que la personne encoure des risques non négligeables (épilepsie, crises avec violence...) ou encore lorsque le sevrage en ambulatoire à échoué ou que la personne à rechuté. 

L'entourage

L'entourage est en position difficile car il ne doit être ni complice, ni moralisateur. Il se doit d'être ferme par rapport à la décision du patient d'entamer un sevrage. Son écoute, sa compréhension et son soutient sont primordiaux. Cependant, il ne s'agit pas d'infantiliser la personne alcoolique. 

Souvent, le conjoint du malade alcoolique demande à être pris en charge car l'alcool modifie la vie de couple : c'est un peu comme une vie de couple « à 3 » qui s'est installée. Le conjoint devient obnubilé par l'alcoolisme de l'autre, qui instaure un climat d'insécurité et d'incertitude. La culpabilité, la perte de confiance en l'autre et en soi, l'impossibilité d'agir s'installent progressivement dans le couple. 

Parfois, c'est le conjoint, pris dans une spirale qu'il ne maitrise pas, qui est demandeur. Sa souffrance est devenue intolérable. En dialoguant avec un médecin, en comprenant maladie alcoolique sans minimiser la situation, il est important de parvenir à reconsidérer son partenaire. Il est nécessaire d'entamer une réflexion sur les liens amoureux qu'i y avait sans l'alcool, à la vie de couple...

Ne pas enfermer l'alcoolique dans sa seule identité de malade est une façon de lui permettre de changer d'attitude.

Il est souvent préconiser que chacun des deux soit pris en charge par des personnes différentes. Si le médecin de famille prend en charge les deux personnes, il faut respecter dès le départ une stricte neutralité, et poser un cadre stricte de rencontres afin de mieux gérer les périodes de crises et de découragement...

Le sevrage alcoolique est une étape importante et longue dans le parcours de la maladie. Pour que l'abstinence soit durable, l'accompagnement (médicale, psychologique, familial) doit s'inscrire dans la durée. 

(article réalisé selon l'article du Dr Pascale Bonnet pour Doctissimo.fr)

Les réseaux 

Les Centres d’Hygiène Alimentaire et d’Alcoologie (C.H.A.A.), créés en 1975, sont des petites structures d’accueil spécialisées en alcoologie financées par l’Etat qui dispensent des soins gratuitement aux " malades de l’alcool ". Ces structures d’accueil, de soins et de prévention assurent le suivi ambulatoire de toute personne confrontée, de quelque manière que ce soit et quel que soit le stade de cette alcoolisation. 

Une équipe pluridisciplinaire y assure le suivi médical, psychologique et social. Demander à l’hôpital le plus proche le nom de la structure la plus proche de son domicile.

Quelques contacts

Les Alcooliques Anonymes 
plus de 400 groupes existent en France, en Région Parisienne et Province.
Contact : 
21 rue Trousseau, 75 011 PARIS, Tél. : 01 48 06 43 68
minitel : 3615 AAFRANCE

 

La Vie Libre
8 impasse Dumur, 92 110 CLICHY, Tél. : 01 47 39 40 80
minitel : 3615 ALCOVIELIB

 

La troisième étape : adopter une meilleur hygiène de vie

Ne plus acheter d'alcool chez soi, et remplacer les boissons par autant de bons jus de fruits, fabriquer des « cocktails » maison pour les grandes occasions, lorsqu'on invite des amis... 

Bref, ne jamais se priver de se faire plaisir autour d'un verre lors d'un apéritif ! Arrêter de boire de l'alcool ne signifie pas éviter les moment conviviaux entre amis ! Certes, ces moments vont vous permettre de mettre votre motivation à l'épreuve ! Mais les vrais amis sont là pour vous aider et vous pouvez les inciter à prendre, eux aussi, de bonnes résolutions et adopter une hygiène de vie saine et vitaminée ! Pensez à acheter des boissons froides et chaudes pour tout les instants de la journée !

Instaurer dans votre quotidien des moments de relaxation, des ambiances à la bougie et à l'encens propices à la méditation, retrouvez les sensations de plaisirs corporels avec des massages... Le bien être n'est pas un luxe, il est à la portée de toute personne capable de se l'autoriser... Une sortie entre amis dans un hammam peut être l'occasion de prendre soin de soi et de ceux que l'on aime en toute convivialité ! 

Tenir une liste des choses à faire est un très bon moyen de trouver à s'occuper lorsque l'ennui reprend le dessus. Il suffit d'avoir toujours a proximité de soi un petit carnet dans lequel on note les choses que l'on a envie de faire mais qu'on n'a pas le temps de faire tout de suite, par exemple faire la liste des livres qu'on n'a jamais trouvé le temps de lire, faire des choses qu'on a négligé depuis longtemps, comme ranger des documents, prendre un rendez-vous chez le dentiste...

Noter dans ce carnet toutes les choses que vous aurez envie de faire quand cela pourrait faire du bien : aller à la piscine, faire une randonnée, aller voir une bonne amie, aller voir une expo, un film...

La liste des choses à faire pour ne pas retomber dans l'ennui n'est pas exhaustive, a vous de la compléter ! 

Pensez à vous trouver des occupations pour la journée et pour les soirs ! C'est vraiment une aide formidable pour traverser les périodes de creux...

Pour aller plus loin : http://www.doctissimo.fr/

Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute : http://www.ganaelle-stride.fr/diplome.pdf

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

Venez partager votre opinion concernant cette article sur 10kut

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:48

Le rêve social, ou "Social Dreaming": une pratique analytique transpersonnelle.

Description :

La méthode n'est pas Freudienne car il ne s'agit pas de soulever les questions oedipiennes vécues par le rêveur. Un "Rêve Social" se déroule avec plusieurs rêveurs simultanéments, pouvant aller de 6 à 100 personnes, mais en moyenne cela se pratique avec 30 personnes. Il s'agit donc d'une méthode thérapeutique de groupe. Les séances, appelées "Social dreaming matrix", durent 1h. La limite de temps est strictement gardée.

Principe : 

Les personnes se positionnent en groupe, assises àmême le sol, souvent en cercle. Certains thérapeutes la pratiquent en spirale avec des repères clés concernant les personnes positionnées au centre, en milieu et en sortie de spirale.

Pendant une séances, 3 personnes vont exprimer chacune un rêve. Les rêves sont développés par les membres du groupe. La technique utilisée est l'association libre : chacun est libre de prendre la parole à tout moment pendant la séance. A partir du moment où un rêve est exprimé dans la matrice*, il lui appartient. C'est-à-dire qu'il cesse d'être une propriété personnelle au rêveur, mais qu'il appartient à chaque membre du groupe, pouvant ainsi recouvrir autant de formes d'interprétations possibles qu'il y a de membres.

*Le terme "Matrice" a été introduit dans la psychologie par Foulkes SH.

Objectif :

Le but d'une Social Dreaming Matrix est de transformer la pensée des rêveurs par le biais de la libre asssociation, de manière à établir des liens entre les rêves exprimés pendant la séance. Ainsi ressort au final une nouvelle forme de reflexion et de pensée, amplifiée car appartenant à l'ensemble du groupe. La prise de connaissance du rêve s'appel "le focus".

 

Les connaissances sont de trois sortes :

La connaissance du monde inanimé qui s'exprime à travers les mathématiques, la physique qui consiste à faire usage de métaphores mathématiques et mécaniques, et la logique formelle.

-  La connaissance du monde organique exprimée en biologie qui est liée à l'utilisation de la logique de l'évolution et des métaphores organiques et dialectique.

-   La connaissance du monde personnel, qui est la forme la plus haute et la plus complète de la connaissance car étant liée à la connaissance mutuelle des deux personnes. Cette connaissance personnelle comprend le matériel et l'organique. Ils sont des éléments essentiels de connaissance personnelle, mais la vie personnelle ne peut pas être réduite à eux.

Les deux premiers types sont des connaissances "sur", mais la troisième est la connaissance "de". La connaissance "de" est arrivée n'est possible qu'à travers la perception des sens, et donc est plus qu'un savoir intellectuelle. A travers les sens, les êtres humains prennent conscience du monde et la cultivent à travers leurs émotions.

Histoire

Social Dreaming a été découvert à l'Institut Tavistock des relations humaines, à Londres, en 1982 par Gordon Lawrence, quand il était membre du personnel scientifique et co-directeur de l'Institut "Education Group Programme" des relations (avec Eric Miller). La pensée de "Social Dreaming" est née de ces expériences. A l'époque il était peu question de rêver dans ce travail. Quand un rêve était exprimé dans une situation de groupe, il n'existait pas de méthode de travail particulier. La méthode Tavistock était principalement axé sur la dynamique des groupes et aux relations d'autorité. ( Wilfred Bion [1961, Publications Tavistock. Londres] ).

Les facteurs de la personnalité des participants ont été jugés comme une affaire privée, pas pour l'examen public. Selon la formulation de Bion, un groupe pourrait être examiné en utilisant deux points de vue, ce qu'il appelait "Œdipe et le Sphinx".

La première vision consiste à voir le groupe en tant que produit d'appariement des participants, et le second est lié à des problèmes de méthodes et de connaissances scientifiques et qui ont utilisé le groupe pour faire avancer les connaissances concernant l'apprentissage et la compréhension du groupe dans son ensemble. Tavistock a utilisé exclusivement la perspective du Sphinx.

Si les rêves n'ont jamais été utilisés dans un groupe, ils ont toujours éclairé la vie existentielle du groupe, mais la seule méthode disponible était celle d'Œdipe. Gordon Lawrence a estimé que la méthode du rêve-interrogatoire devait être disposé à être en harmonie avec la posture du Sphinx dans le Programme. Ayant étudié l'anthropologique et la littérature concernant les rêves, Gordon Lawrence a découvert le livre de Charlotte Beradt est The Third Reich of Dreams  [1968, Livres Quadrangle, Chicago]. Beradt avait recueilli des rêves d'avant la guerre en Allemagne, à l'aide des médecins généralistes comme source. Elle a découvert que les rêves des patients juifs ne concernaient pas leurs vies intérieures, les conflits personnels, mais se relevaient du milieu social du Troisième Reich d'Hitler qui persécutait la population juive par des moyens de propagande, des demi-vérités et des mensonges.

La méthode du Rêve social pouvait alors prendre forme parce que les traveaux de Charlotte Beradt montrent que les rêves peuvent être utilisés pour éclairer les situations sociales, à condition que la perspective de la connaissance ait été utilisée, et non pas la classique méthode œdipienne.

Dans l'élaboration de la première expérience sur le Rêve social à l'Institut Tavistock, il a été reconnu que l'exploration des rêves devait se faire par le centre. C'est donc pour cette raison que les personnes qui prennent part ont été décrites comme une "matrice", pour le différencier d'un groupe.

Une matrice est un endroit à partir duquel quelque chose grandit, et "Matrix" reconnait l'inconscient, à la fois personnelle et sociale car elle concerne à la fois les sentiments et les émotions des participants qui sont eux-mêmes critiques. Il a été estimé, intuitivement, que si elle a été décrite comme un «groupe», l'invitation serait d'explorer la dynamique du groupe au détriment du processus de rêver. Un groupe est délimité par un univers de sens, mais une matrice rend possible, et peut tolérer, un verset de la "multi-sens". La pensée divergente est possible dans la Matrice.

La pensée transformatrice

L'idée de matrice, qui s'est tenue dans l'esprit de Social Dreaming, peut être considérée comme une cage de Faraday. Il s'agissait d'un écran métallique que le savant à inventé pour entourer ses expériences dans le but qu'ils seraient libres de toute ingérence étrangère. Dans le cas du Rêve Social, l'interférence serait le groupe et les phénomènes œdipiens, laissant un espace mental à se concentrer sur le contenu du rêve exclusivement. L'idée de "Matrice" a été l'invention pour recevoir les rêves socialement.

L'autre décision était que «l'interprétation», dans le sens classique du terme ne serait pas répondre aux exigences de la tâche principale de la matrice.

L'interprétation est idéale pour la dyade de l'analyse classique, mais avec le grand nombre d'une matrice on a estimé que «l'hypothèse de travail de l'analyse classique» n'était plus pertinente. Une hypothèse de travail est une esquisse de la situation qui peut toujours être remplacé par un autre et que les participants tentent d'arriver à la vérité potentiel du rêve.

Cela vient à propos parce que le rêve dans une matrice est considérée comme un objet à part entière avec ses qualités intellectuelles et spirituelles, appartenant à l'infini. Si le rêve est considéré comme un sujet, le rêveur va se demander : «Qu'est-ce que le rêve signifie pour moi? est-ce que je poursuis le principe de plaisir ou celui d'éviter tout plaisir?"

Une fois qu'un rêve est exprimé dans la matrice, il devient un objet à la propriété de toutes les personnes présentes, en mesure d'être librement associé, capable de devenir un objet qui peut être joué mentalement par les participants.

Une Social Dreaming Matrix composée de personnes hétérogènes va généralement aboutir sur le milieu culturel commun. Quand une Social Dreaming Matrix est convoquée dans un système, comme une entreprise, les participants ont tendance à rêver du système et leurs rôles dans l'entreprise. Souvent, ce qui sera exprimé est le «impensé connu» du système, c'est à dire ce qui ne peut être exprimé dans le système, car il est «secret», mais est reconnu comme un facteur dans l'être du système.

Alastair Bain, qui a identifié la discipline de la socio-analyse, a proposé «l'organisation du rêve» pour capturer ce phénomène.

Mise en pratique :

A l'origine, la méthode est donc Freudienne, et utilisait principalement l'asssociation libre.

Dans ma pratique,
j'introduis l'amplification selon la méthode analytique des rêves de Jung, consistant àrevenir régulièrement sur le rêve d'origine (focus) afin d'éviter l'égarement et ainsi d'éviter le non sens. 

Qu'est-ce que l'inconscient collectif ? 

Le Rêve Social s'appuie sur l'inconscient collectif, au sens où nous sommes habités de traditions culturelles, familiales, sociales... Le groupe est directement connecté à la culture commune, laquelle nourrit les associations et amplifications des rêves. Pour Jung, l'inconsciente collectif n'est pas une "antité plannant au dessus de nous"! ce n'est pas une réalité transcendante qui nous inspirerait! l'inconscient du groupe n'existe pas! il s'agit d'une communication de groupe qui produit l'inconscient collectif ! L'inconscient collectif est rendu possible par la communication des membres du groupe. Les rêves individuels sont rendus collectifs, les rêves sont inconscients... Ainsi, une Social Draming est à la fois une illustration et une expérience de l'inconscient collectif.

Je prends cette base du Social Dreaming pour travailler au sein d'une équipe, d'une famille ou même d'un couple. En sexothérapie analytique par exemple, le fantasme sexuel remplacera seulement le rêve.

Les rêves initiaux peuvent être très réalistes. Ils opèrent une subdivision de la structure et font entrer dans l'éveil energétique. C'est là que nous allons au-delà de la réalité. Les associations libres sont déjà une première forme d'interprétation, mais cet aspect doit rester mineur et ne doit pas freiner le travail d'association qui se réalise par la mise en commun. C'est pourquoi l'amplification est primoidial car le fait de revenir régulièrement au rêve initial permet de réinterpréter, donnant ainsi un sens "multiple". 

 

Analyse des rêves sociaux :


Mythe collectif ou métaphore groupale ?

La métaphore analytique doit toujours être un peu provocatrice. Ici, elle doit être archétypale, c'est-à-dire quelque chose qui met en expérience plénière et qui fait lâcher prise.

Le mythe collectif n’est pas inspiré par une réalité transcendante mais elle est une construction commune, à partir de l’inconscient collectif, lequel se fonde sur les idées individuels de chacun des membres du groupe. 

Chacun est libre de refuser cette métaphore groupale. Encore une fois, ce n’est pas une réalité transcendantale qui s’impose.

C’est donc une réalisation de groupe donnant une métaphore archétypale qui peut interpeller l’individu, l’émouvoir et éventuellement lui permettre une expérience plénière.

Somathème :

C’est un geste, une position individuelle, rapide, (quelques secondes), qui est dans l’énergie, la métaphore et ne ramène pas au réel. Il est tout à fait différent du psychodrame.

Les écueils à éviter :

Le questionnement sans fin du rêveur.

Ici on ne travaille pas sur le rêveur. On n'analyse pas le rêveur mais le contenu du rêve qui, de surcroît, concerne le groupe. On cherche les polarités principales qui différencient et unissent les trois rêves.

Il faut éviter de rester dans l’anecdote, le détail, et les banalités terre-à-terre. Il faut aller dans le symbole du rêve. Voir tenter d'en dégager un archétype, ce qui plus facile avec un groupe fermé en travail régulier.

Autre risque : s’écarter du rêve sans y revenir.

« Boîte noire » :

Ce terme barbare désigne ce qui se passe dans la tête, c'est-à-dire les fantasmes, la cognition, la pensée. L'objectif ici n'est pas de décortiquer cette boite noire, mais bien d'ouvrir une communication groupale.

 

Un peu d'antropologie :

Les Aborigènes d'Australie à travers leurs cosmogonie nommée "Dreaming", signifiant "ce qui est en train de se rêver", pratiquent depuis près de 40 000 ans le "social dreaming"... Tout les matins en se levant, ils se racontent leurs rêves. C'estla récurrence de certains, et de l'intrprétation d'autres, ils vont définir ceux qui serotn les plus pertinent pour être reconnus par l'ensemble du gruope et retenus pour intégrer leurs système de croyance, leur mythologie, et être retranscrits sous forme de peinture, de chant et de danse. Ainsi, les thèmes abordés pendant chaque cérémonie sont issus de rêves sociaux retenus par l'ensemble des membres du groupe. Les rêves sont partagés à d'autres groupes, d'auts tribus, lors de cérémonies de mariage, par exemple.

Cet acte est à la fois individuel, groupal, clanique, social, spirituel et ... politique! En effet, chaque fois qu'un groupe voyage pour "donner" un rêve sour forme de cérémonie a un autre groupe, et que ce groupe l'accepte et l'intègre a son système propre de cérémonies, cela confère au groupe donneur l'autorisation d'inclure ce territoire dans ses itinéraires afin de se rendre dans d'autes contrées, plus éloignées. Tous les membres de ces deux groupes sont "liés" par ce rêve ritualisé.

Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute, Musico-art-thérapeute

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:40

Johannes Heinrich Schultz (1884-1970), d'abord médecin, s'orienta vers la psychiatrie et la psychologie. C'est entre 1905 et 1932 qu'il élabora sa technique basée sur des données physiologiques et psychologiques.

Il s'agit d'une méthode de relaxation par « auto-décontraction concentrative », qui doit être comprise comme un entrainement à l'autohypnose permettant une réduction des tensions et du stress. 
Cette technique est bénéfique dans l'accompagnement des maladies psychosomatiques la psychothérapie, la médecine du sport et la gestion du stress en permettant la relaxation et la détente.

C'est un protocole très organisé qui se décompose en cinq phases de concentration : pesanteur, chaleur, organique, cœur, respiration. Chacune de ces phases doit être parfaitement acquise par le patient, en répétant les exercices chez lui, avant de passer à la suivante.

Pour pratiquer cette méthode, on prend la position allongée, les bras le long du corps, mains à plat, jambes rapprochées, les pieds légèrement tournées vers l'extérieur.

L'objectif n'est ni une sieste, ni une méditation, ni une recherche d'un état de conscience modifiée. Mais si celle-ci se produit, on l'accueille et on en discute.

Dans ma pratique, je propose 2 cycles de travail :

- Un cycle d'apprentissage de la méthode (environs 10 séances hebdomadaires) :

  • 1 ou 2 séances exploratoires

  • 4 séances musculaires (corps de maîtrise, muscles striés, "cuirasse musculo-caractérielle" de Reich)

    • les bras, on essaye de ressentir la lourdeur

    • Les jambes, on essaye de ressentir la lourdeur

    • Les bras, et on essaye de ressentir la chaleur

    • Les jambes, et on essaye de ressentir la chaleur

  • 4 séances où l'on contacte l'organique (corps de jouissance)

    • respiration calme et profonde

    • ventre (viscère, digestif, sexuel, génital) et sa chaleur

    • coeur, calme et fort

    • front (cerveau), frais

  • 1 séance de bilan, plus personnalisée, où l'on recherche la phrase de détente (courte, simple et toujours positive. L'état de relaxation du corps est proche de ce qui est obtenu en hypnose profonde

- Un cycle de visualisation de formes, de couleurs...

Il s'agit d'un éveil énergétique, avec visualisation colorée, pouvant être associé à une écoute musicale passive (mandalas sonores par exemple). Ce cycle ne nécessite pas obligatoirement d'avoir appris la méthode de relaxation, mais ne peut pas être pratiqué en état de stress. L'écoute de mandalas sonores, avec la visualisation d'images mentales qu'ils entrainent et la méthode dont ils découlent, peut faire l'objet d'une entrée en approche analytique, uniquement lorsque le protocole de l'auto-training est bien assimilé et intégré.

Il est possible que je prenne contact avec le médecin traitant afin de créer un réseau utile à l'accompagnement de la personne.

Une tension musculaire est là pour signaler qu'il y a un problème, une retenue, une peur, ou quelque chose comme une fuite d'énergie pouvant provoquer une plus grande fatigue. Être en bonne santé nécessite de rester à l'écoute de son corps. Les tensions musculaires provoquent une rigidité du corps qui devient de moins en moins sensible. Nous sommes de ce fait de moins en moins à son écoute, et c'est l'entrée dans une boucle. On se sent comme « déconnecté », et cela peut nous fragiliser moralement autant que physiquement.

Le trainning autogène est une méthode qui permet de réapprendre à écouter son corps, apprendre à lâcher prise, ce qui permet de bénéficier d'un véritable repos physique et mental. Il s'agit également de retrouver confiance dans le lâcher prise, qui peut être source d'angoisse lorsque l'on a fonctionné pendant des années « sur les nerfs ». Une détente profonde peut faire peur car elle peut donner le sentiment de perdre « toute structure »...

Les sensations qui peuvent apparaître pendant les séances sont révélatrices de ce qui se vit dans notre corps :

Exemples de symptômes :

Séance 1 :

- des picotements peuvent être ressentis dans les mains, les bras, les jambes.. Il peut s'agir d'un début d'une spasmophilie qui se produit par une tétanie (état de choc)

- des sursauts (cas de la personne en stress qui lâche trop vite, comme dans les rêves hypnagogiques)….

- ne rien ressentir, voire s'endormir : il s'agit d'un mécanisme de défense, ou d'une entrée rapide en état de conscience modifiée (voir un clivage).

Séance 2 :

La sensation de chaud n'a pas ressenti : s'assurer d'une température ambiante correcte dans la pièce. Sinon, prévoir une couverture pour les prochaines séances.

On peut noter des soucis de latéralité, les sensations ne se faisant que d'un côté (vérifier si il peut s'agir d'un vécu de gaucher contrarié, d'un accident, d'un traumatisme...)

Donc, après le temps de relaxation, le patient, accompagné par le thérapeute, va pouvoir verbaliser sur son vécu, ses ressentis, exprimer des éventuels symptômes (comme ci-dessus) et les évaluer sur une échelle de 1 à 7. Si plusieurs symptômes donnent une description d'un syndrome (post-traumatique) ayant une charge émotionnelle significative, le thérapeute travaillera dessus. Par exemple, s’il est installé avec une pensée négative (« cela n'arrive qu'à moi », « l'attire les ennuis »...) on va peu à peu diminuer cette charge négative et mettre en place une pensée positive (« je ne suis pas responsable de cet accident et je m'en suis bien tiré ») Le patient évalue également ici la position de sa pensée (sur une échelle de 0 à 10)

 Ces ainsi que les séances se déroulent, avec une écoute attentive de ce qui se dit dans le corps à mesure que l'on apprend à le relaxer en confiance et en conscience.

 

Echelle d'évaluation des sensations physiques (corps) :

1

2

3

4

5

6

7

Sensation très faible (infime)

Sensation légère (brise)

Sensation douce (souffle)

Sensation moyenne (normale)

Sensation supportable (vent)

Sensations douloureuse (tempête)

Sensation intense (tornade)

 

Echelle d'évaluation des sensations psychiques (esprit/mental) :

0

2

3

4

5

Sommeil profond

Sommeil léger

Conscience avec des images mentales

(eau des cavernes)

Conscience sans images mentales, mais avec pensées (eaux profondes)

Conscience sans pensées et sans sensation corporelle

(eaux d'un lac)

6

7

8

9

10

Présence dans la sensation du corps mais sans recherche de maitrise

(mer du large)

Présence dans le corps avec recherche de maitrise

(haute mer)

Le corps bouge tout seul, sans pouvoir le maitriser

(mer agitée)

Le corps bouillonne

(mer déchainée)

Hyperactivité

(raz de marée)

 

 

Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute, Musico-art-thérapeute

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/planning 


Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:11

Tout le monde peut avoir, un jour, envie de se suicider. Il suffit d'une seconde, d'une idée, d'un geste... quel que soit l'âge, quel que soit la raison... 

En règle générale, plus la personne est jeune et sous l'effet du stress, plus le passage à l'acte est rapide et non réfléchit. Il faut savoir qu'en moyenne, entre 40 et 100 enfants de moins de 12 ans se suicident chaque année en France.
( source : http://www.lepoint.fr).

Lorsque cette pensée devient récurante, il est vraiment essentiel de se faire aider, de contacter un professionnel, quelqu'un qui sera vraiment à l'écoute et capable de comprendre la souffrance et la violence intérieure qui nous envahissent dans ces moment là..

Car il s'agit bien d'une forme de violence... rentrée, retournée contre soi, issue d'une tristesse profonde... une tristesse qu'on ne parvient pas à exprimer parce que personne n'y est pour rien... mais cela nous fait souffrir à un point qu'on ne le souhaiterait même pas à notre pire ennemi.

Et un sentiment d'être seul... si seul.

Le suicide devient l'unique échappatoire.. la seule issue. Rien ni personne ne peut nous aider. 

Mais, en vérité, la personne qui puisse vraiment nous sauver, c'est nous-même. A condition de ne pas s'abandonner soi-même... En trouvant le courage de se cramponner à la vie. En demandant de l'aide a un psychothérapeute. Il nous tendra une une main... mais c'est à nous de nous y accrocher.

"il faut avoir traversé le désert glacial de l'idée même du suicide, pour pouvoir apprécier se supplément de vie que l'on s'accorde"

Comment tout commence ? 

Il y a toujours, d'une façon ou d'une autre,  un certain manque de confiance en soi. Un besoin d'être avec les autres. Souvent, la personne qui se suicide est décrite comme "quelqu'un qui a toujours été là pour les autres plus que pour lui-même"... et avait souvent tendance à s'oublier... ou à se "faire oublier"... en faisant passer les autres avant, en ne cherchant pas être considéré par les autres. Une personnalité plutôt introvertie, mais au fond en attente que l'autre vienne, en sincérité, en profondeur, juste pour dire à quel point on compte à ses yeux... cela peut-être issu d'un deuil non fait, ou d'une déchirure affective, quelqu'un nous manque... et ce manque empêche d'accéder à la plénitude...

Il y a donc souvent en trame de fond, un manque de reconnaissance, un besoin d'être pris en considération, une impossibilité d'exprimer ses sentiments... 
Puis, un jour, un drame, une situation problématique grave et difficile, et la personne se retrouve seule pour faire face... et elle n'arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles une solution a son problème. Amis... famille... personne ne semble pouvoir l'aider.

Lors d'une première crise, la personne éprouve un besoin de fuir la douleur. L'idée du suicide comme solution possible, traverse l'esprit. Cette idée peut très bien disparaître et ne plus jamais réapparaître. Il me semble que tout le monde connait cela une fois dans sa vie...

Si ça continue ? 

Si les choses ne s'arrangent pas, les idées suicidaires peuvent réapparaître plus régulièrement. Alors, il se peut qu'elles prennent de plus en plus de place, elles reviennent de plus en plus souvent dans l'esprit... Elles sont présentes plus longtemps, et, petit à petit, elles finissent par faire partie du quotidien..

La personne peut en avoir parlé autour d'elle, sans avoir vraiment été entendue, prise au sérieux.. Il faut dire que ce genre de discours fait peur à celui qui l'écoute. La première réaction saine est la fuite, la non acceptation de cette idée ! c'est impossible d'aller dans son sens ! 
Alors l'isolement devient peu à peu total : on ne se confie plus. Comment dire à ceux qu'on aime que c'est cette vie que l'on n'arrive plus à supporter? et que l'on ne sait pas comment trouver la force de tout recommencer.. de repartir à zéro... et que de toute façon à quoi bon ?? 

Quand l'idée du suicide prend toute la place :

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes, et peuvent devenirobsessionnelles*. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n'est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance et son isolement. C'est la période de rumination. Les psychiatre proposent souvent des antidépresseurs... mais s'agit-il réellement d'un état dépressif* ? A ce stade, il se peut que la personne suicidaire rejette l'autre. Toute relation peut devenir source de conflit. 

Il me semble essentiel à ce stade d'accompagner la personne vers un retour à la nature, de l'aider à sortir de son isolement et surtout de retrouver des bases saines dans ses repères quotidiens : être en présence profonde et sincère, sans forcément parler, partager des repas avec des personnes agréables, marcher en forêt, manger des fruits et des légumes crus (c'est à dire se nourrir du vivant !) et s'arranger pour être entourer d'enfants (en passant des moments dans les jardins publics, par exemple...). Ceci peut sembler anodin, mais n'est-ce pas des repères simples et des moments où il est possible de trouver la vie agréable qui est essentiel d'apporter ?

Si l'idée du suicide devient une idée fixe ?

Il s'agit de la période de Cristallisation
A ce stade,  la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance. Elle travaille alors à la période de Planification du suicide

"Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification du suicide s’est précisée : le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de sonsuicide comme un apaisement, une issue, un répit."

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

Mais il est important de savoir que la personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. C'est elle qui détient entre ses mains son avenir. Il ne s'agit plus de l'état dépressif où la personne avait le sentiment de "subir sa vie"... elle est plutôt dans l'idée de "maitriser sa mort" ! 

« Il est plus difficile de vivre que de mourir »

Le passage à l'acte :

Une personne qui souhaite réellement mettre fin à ses jours n'en parlera à personne. Il ne s'agit pas de prendre le risque que l'on vienne l'empêcher de parvenir à ses fins !

Ce point est essentiel pour distinguer les personnes suicidaires des personnes en souffrance pathologique, manipulatrices, qui menacent de se suicider à chaque fois qu'il s'agit d'obtenir quelque chose d'une autre personne.

La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.
Il n'est jamais trop tard pour choisir de revivre. 

"Il faut du courage pour se suicider.. il en faut encore plus pour y renoncer."

Ceux qui restent :

Il est très difficile d'accepter le suicide d'un proche. Nous sommes partagés entre la tristesse profonde de la perte, le sentiment de trahison de ne pas avoir été dans la confidence. Le sentiment d'impuissance de n'avoir pas pu être là, la culpabilité de n'avoir pas vu venir, de n'avoir pas su écouter, entendre, ou d'avoir minimisé la détresse de ce proche qui ne laissait rien paraître..

Il est nécessaire que les proches se soutiennent moralement et restent soudés entre eux.

L'idéal est de se regrouper pour partager les sentiments de chacun, ce qui permettra vraiment de se rendre compte que personne n'est fautif. Il me semble nécessaire de demander un soutient psychologique pour faire ce débriefing, et que chacun ensuite entame une psychothérapie personnelle, en particulier la personne qui à découvert le corps, et d'autant plus si il s'agit d'un enfant ou d'un adolescent.

"Plus la prise en charge psychologique se fera tôt,

moins le traumatisme aura d’impact."

Oui... il faut être conscient que c'est un traumatisme, au delà d'un simple deuil. Il ne s'agit pas d'une façon "naturelle" de mourir. Et même si l'on "sait" que cela existe, notre psychisme n'est pas capable d'intégrer que ça puisse arriver à une personne de notre entourage.

Le choc est toujours terrible. Chaque personne se trouve profondément changé après un événement aussi marquant. Les phrases comme « ce n'est pas possible... je n'arrive pas à y croire... » reviennent longtemps dans les esprits.

La prise en considération du traumatisme sera nécessaire pour permettre de faire pleinement le deuil de la personne. Et surtout, de garder un souvenir de quelqu'un dans son entière identité, et non de rester focalisé sur la façon dont s'est déroulé sa disparition.


Article de Ganaëlle Stride pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute, Musico-art-thérapeute

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

 

A la mémoire de mes amis :
Laurent, Phillippe, Arnaud, David, Jean-Mo, Henry.

 

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur..."

Carl Gustav Jung.

 

Liens utiles : 

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. 

SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

 

* On sait que dans l'état dépressif, les personnes font part de leur envie de se suicider. Mais souvent la maladie les rends trop faible pour passer à l'acte. 
Dans les épisodes maniaco/dépressifs, le risque de passage à l'acte est réel et plus élevé dans les périodes marqués par la manie. 
Pour en savoir plus sur

- les troubles bipolaires :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire 

- la dépression 

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pression_(psychiatrie)

- l'obsession 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsession_(m%C3%A9decine)

Repost 0
Published by Ganaëlle Stride - dans PSYCHOTHERAPIES
commenter cet article

Présentation

  • : Psychothérapie à Valence (26) - Musicothérapie - Art-thérapie - Psycho-somtothérapeute
  • Psychothérapie à Valence (26) - Musicothérapie - Art-thérapie - Psycho-somtothérapeute
  • : Psycho-somatothérapeute, Musico et Art-thérapeute, Analyste, formation universitaire + Ecole Européenne des Psychothérapies Socio-Somato-Analytiques. Sur ce blog, vous trouverez des informations concernant l'Art et la Psychothérapie, des liens utiles, que des articles concrets et sérieux, des stages...
  • Contact