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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:12

 

Le syndrome d'aliénation parentale... De nos jours, tout le monde en a entendu parler. Mais le plus souvent ce terme désigne quelque chose d'obscure car notre esprit refuse le plus souvent de croire qu'il puisse exister des parents capables d'infliger de la violence envers leurs propres enfants. Car il s'agit bien ici de violence, certes morale plus que physique, mais est-ce une raison pour fermer les yeux?

"Toute tentative d’aliéner les enfants par rapport à l’autre parent doit être vue comme une violation directe et délibérée de l’un des premiers devoirs de la parenté, qui est de promouvoir et d’encourager une relation positive et affectueuse avec l’autre parent, et le concept de responsabilité parentale partagée."

 Priver un enfant de l'affection d'un de ses parents, en le privant par tous les moyens de ses droits de visite, c'est l'obliger à faire le deuil de celui-ci alors qu'il est encore vivant.

Au niveau traumatique, pour comprendre ce que vit l'enfant aliéné concrètement, il suffit d'imaginer qu'un de ses parents (le parent aliénant), lui mette un revolver entre les mains et l'oblige à tirer sur son autre parent (le parent cible).

Dans cet article, je vais tenter de faire le point sur les connaissances actuelles à ce sujet, pour comprendre le syndrome d'aliénation parentale, et tenter de répondre à ces questions : comment le détecter, l'évaluer et le traiter.

Pour ce faire, j'apporterais en point d'appui le résumer des quatre critères de BONE et WALSH, précurseurs américains dans le domaine.

1/ Comment détecter de syndrome d'aliénation parentale (S.A.P) ?

Comment cela commence ?

Lorsqu'une séparation ou un divorce se fait de façon conflictuelle, il arrive que l'un des parents exerce une pression sur l'enfant dans le but de détruire l'image de l'autre parent. Cela arrive pour diverses raisons. 
Dans la plupart des cas, il s'agit du fait que la relation affective soit non résolue entre les partenaires
Le parent aliénant utilise alors l'enfant pour continuer à blesser le parent cible. L'enfant subit un véritable « lavage de cerveau » concernant tous les affects qu'il pouvait éprouver auparavant envers le parent cible, dans le but d'intégrer une image dévalorisante de celui-ci, et ceci peut aller jusqu'à le diaboliser. 
Ainsi, l'enfant fait corps avec le parent aliénant, en se conformant à ses désirs. Le plus souvent, il fait cela par résignation, pour ne plus subir le harcèlement du parent aliénant.

Qu'est-ce que l'aliénation?

On parle d'aliénation quand un individu perd la maitrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures. Elle peut se situer au niveau psychique (aliénation mentale) ou social (aliénation sociale et économique). Il s'agit à la base d'un terme juridique.

L'usage du terme aliénation renvoie à une perception du monde stable dans la durée et influençant grandement la conduite de l'individu. En se sens, l'aliéné ne travail pas directement pour ses intérêts, et il peut ne pas en être conscient.

La rupture d'un couple est très souvent liée à une perte de confiance en l'autre, et le lien qui lie l'enfant aux parents est encore souvent fusionnel.

L'enfant est encore dépendant affectivement, sans distinction entre ses deux parents.

Quand ceci est insupportable pour l'un des parents, il peut refuser de laisser partir son enfant chez l'autre parent « en toute confiance ».
Il peut alors développer tout un arsenal d'argumentations et de comportements «aliénants» en commençant par critiquer ouvertement devant son enfant l'autre parent. 
Il peut aller jusqu'à considérer le divorce comme une véritable « lutte pour "garder" son enfant pour lui seul ». 
Cela peut aller jusqu'à l'accusation de violences physiques et même d'attouchements sexuels dans le but de convaincre le juge qu'il doit protéger l'enfant de son autre parent.

2/ Comment l'évaluer ? : Les quatre critères d'identification de l'aliénation parentale de BONE et WALSH

J. Michael BONE, psychothérapeute indépendant et médiateur familial certifié dans le Maitland, et Michael R. WALSH, praticien indépendant à Orlando, sont tous deux experts dans la détection du syndrome d'aliénation parentale et ont travaillé en étroite collaboration avec les professionnels de la justice pendant près d'une vingtaine d'années aux Etats-unis.

Ils ont élaboré 4 critères faciles à identifier indépendamment du dossier judiciaire. Quand il y a doute sur l’un des parents, ces critères peuvent être utilisés pour guider l’avocat dans la déposition des témoins aussi bien que dans leur examen au tribunal.

Ces quatre critères sont : 

  1. l'entrave du parent aliénant à la relation et au contact avec le parent cible, et le dénigrement de celui-ci devant l'enfant,
     
  2. des accusations graves et non fondées d'abus du parent aliénant envers le parent cible,
     
  3. la détérioration de la relation affective de l'enfant envers le parent cible depuis la séparation,
     
  4. des réactions de peur intense chez l'enfant dans sa relation avec le parent cible, par crainte inconsciente de déplaire au parent aliénant.
  • Critère I : Entrave à la relation et au contact

Le critère I concerne l’entrave active à la relation et au contact entre l’enfant et le parent cible. L’argument utilisé pour justifier cette entrave peut prendre de nombreuses formes. Un des plus courants est celui de la protection. Il peut être argumenté que le parent cible est incapable, ou moins capable de s'occuper de l'enfant et qu'alors l’enfant vit très mal les visites...
Dans les cas extrêmes, cela peut prendre la forme d’allégations d’abus, très souvent d’abus sexuels.

A un niveau plus courant et subtil, l’argument invoqué pour suspendre les visites est que "le parent cible n’est pas "stabilisant" pour l’enfant" et "qu’ils ont besoin de temps pour s’y adapter ".
Dans ce cas-ci, le parent cible n'est pas considéré comme un membre clé de la famille, mais plutôt comme une connaissance agaçante que l’enfant doit voir de temps en temps.
Une expression encore plus subtile de ceci est que la visite n’est pas "commode", elle est considérée comme un devoir ou une corvée. 

Un phénomène souvent vu dans ce contexte est que la moindre entorse au programme prévu pour les visites est utilisée comme une raison pour supprimer complètement la visite.

Au cours du temps, le fait d'entendre des critiques constantes et des accusations d'incompétences abime sérieusement la relation entre l’enfant et le parent cible.

« Un rapport dominant/dominé entre les parents »

Le fil conducteur de toutes ces tactiques est qu’un parent est supérieur à l’autre et par conséquent que celui-là doit être écarté de la vie de l’enfant. Le parent aliénant dans ces circonstances agi comme un écran entre l’enfant et le parent cible.

Quand ceci se produit pendant longtemps, l’enfant reçoit le message non-dit mais clair qu’un parent est supérieur à l’autre. Les plus jeunes enfants sont plus vulnérables à ce message et tendent à l’accepter sans esprit critique. Cependant, cela fonctionne même au cours de l’adolescence.

CRITERE DE DETECTION I:

le concept important ici est que chaque parent reçoive la responsabilité de promouvoir une relation positive avec l’autre parent. Quand ce principe est violé dans le contexte d’entrave à la relation sur une base consistante, on peut assurer que le critère I du syndrome d'aliénation parentale a été identifié sans aucun doute.

  • Critère II : Allégations non fondées d’abus

Le second critère est relatif aux accusations fausses ou non fondées d’abus à l’égard du parent cible. L’expression la plus stridente de ceci est la fausse accusation d’abus sexuels. 

Il a été étudié que l’incident de fausses allégations d’abus sexuel compte pour plus de la moitié des cas étudiés, quand les parents divorcent mais sont toujours en conflit sur des éléments postérieurs à la séparation.

Les petits enfants qui sont plus vulnérables aux manipulations impliquées par de telles fausses allégations. 
Quand le dossier montre qu’au moins un rapport d’un tel abus s’avère non fondé, il est conseillé à l’enquêteur de rechercher d’autres expressions de fausses accusations. En effet, d’autres exemples peuvent être trouvés comme des allégations d’abus physique, que les enquêteurs montrent ultérieurement comme étant non fondées.

« les fausses accusations sont souvent des faits

non physiques et sans témoin »

Notre expérience nous a montré qu’il y a plus de fausses allégations d’abus non physiques, parce que les abus physiques laissent des traces visibles évidentes. Il est beaucoup plus facile d’accuser mensongèrement quelqu’un de quelque chose qui ne laisse aucun signe physique et n’a pas de témoin tiers.
Une forme plus courante d’expression de ceci serait celle qualifiée d’abus émotionnel.

Quand de fausses allégations d’abus émotionnel sont soulevées, on trouve souvent que ce qui est présent est en l’occurrence un jugement parental différent qui est considéré comme "abusif" chez le parent aliénant. 
Par exemple, le parent cible peut laisser l'enfant veiller plus tard le soir que l’autre parent, et ceci va être considéré comme "abusif" ou "préjudiciable" à l’enfant par ce parent aliénant.
Ou encore, le parent cible peut introduire son nouveau "partenaire" dans la vie de l’enfant, alors que le parent aliénant estime que ceci n'est pas une bonne chose. Il peut qualifier cela "d’abus" envers l’enfant.

Alternativement, un parent peut engager un enfant dans une activité que l’autre parent désapprouve et cette activité est, en la circonstance, une différence d’opinion parentale qui est alors décrite comme étant abusive par nature.

Ces exemples ne sont pas très importants quand ils apparaissent individuellement du contexte de séparation. Mais à la longu, ils peuvent conduire à traiter la différence parentale dans des termes inappropriés et baser la relation sur des jugement subjectif. Tout cela en prétextant agir "pour le bien de l'enfant" ce qui est d'autant plus préjudiciable pour lui !

Suivant ce schéma, toutes les façons d’agir peuvent être présentées de façon à véhiculer le message d’abus, directement ou indirectement. Quand ce phénomène se produit littéralement des milliers de fois et de manières différentes, il est important de comprendre que chacun semble insignifiant en lui-même, mais l’atmosphère émotionnelle qui se crée induit un effet clairement aliénant sur l’enfant.

 Evidemment, ce type d'amertume est très courant dans les séparations et de tels conflits ne doivent pas nécessairement être mal interprété ou pris comme une illustration du syndrome d'aliénation parentale. 

Cependant, ce critère est clairement présent et identifiable quand le parent aliénant est très motivé pour lancer violemment les accusations d’abus, plutôt que d’être réservé, prudent et même réticent à faire ainsi. Le parent non aliénant est motivé par la volonté de favoriser la relation de l'enfant avec l'autre parent.

CRITERE DE DETECTION II :

Le parent responsable n’invoquera seulement des mauvais traitements qu’après avoir essayé et échoué d’expliquer pourquoi le problème en question ne constitue pas une maltraitance.

En résumé, le parent responsable donnera à l’autre parent le bénéfice du doute quand de telles allégations surviennent. Il ou elle hésitera de quel côté pencher, alors que le parent aliénant ne ratera pas une occasion d’accuser l’autre parent. Quand cette attitude existe de manière claire et cohérente, ce critère II du syndrome d'aliénation parentale est confirmé.

  • Critère III : Détérioration de la relation depuis la séparation

C'est le troisième critère nécessaire pour la détection du syndrome d'aliénation parentale. Il est probablement le moins décrit et identifié, mais il est fondamentalement l’un des plus importants.

Il s'agit de l’existence d’une relation positive entre l’enfant mineur et le parent cible, avant la séparation du couple, et à sa dégradation substantielle ultérieure.

La reconnaissance d’un tel déclin ne va pas de soi. C’est, l’un des plus importants indicateurs de présence de l’aliénation mais aussi la mesure de son "succès" relatif.

Evaluation de ce critère : 

  1. Si un parent avait une relation bonne et réciproque avec les enfants avant la séparation, et une relation très distante après, alors on peut à tout le moins supposer, sauf preuves du contraire, que quelque chose a causé ce changement. 
  2. Si ce parent essaye clairement de maintenir une relation positive avec les enfants à travers des activités et que les enfants ne veulent plus le voir ou l’impliquer dans leurs vies, alors on pourra seulement spéculer qu’un processus d’aliénation a été mis en œuvre.

 

Les enfants ne perdent pas l’intérêt pour un parent de façon naturelle. 
Ils ne deviennent pas non plus distants simplement à cause de l’absence de ce parent. Aussi, des relations parentales saines et établies ne s’érodent pas naturellement. Elles doivent être attaquées. Donc, un dramatique changement dans ce domaine est toujours un indicateur qu’un processus d’aliénation a eu quelque succès.

« Il est important d'avoir une évaluation précise des rapports
et des liens existant entre l'enfant et chacun des parents 
avant la séparation ou le divorce. »

Si cette pièce du puzzle est négligée, les conséquences peuvent être dévastatrices pour la survie de la relation parentale.
Sans cette composante, le tribunal peut facilement être tenté de conclure prématurément ou être trompé afin de penser que le trouble de l’environnement de séparation est représentatif de la vraie relation parent-enfant.

« Dès que ce jugement est prononcé par la cour, il est très difficile de revenir en arrière pour corriger cette fausse perception. »

A propos de l’utilisation d’experts, il faut comprendre que tous les professionnels de santé mentale ne sont pas conscients de ce problème, ou ne savent pas comment traiter le phénomène du syndrome d'aliénation parentale.

Quand un professionnel de santé mentale peu familier avec ce syndrome est consulté pour une recommandation au sujet du droit de visite et d’hébergement ou des problèmes liés, il ou elle peut potentiellement faire plus de mal que de bien. 
Par exemple, si le psychologue néglige d’enquêter sur la relation avant la séparation avec chacun des parents et l’enfant, il ou elle peut alors très facilement évaluer à tort que l’acrimonie actuelle est représentative de la relation, et recommander que l’enfant doive avoir moins de visites avec le parent qu'il repousse, confortant évidemment ainsi la progression du syndrome d'aliénation parentale non diagnostiqué !

Si cet expert néglige aussi l’évaluation critique des accusations d’abusainsi que le moment où elles sont apparues, elles pourraient être prises pour argent comptant et alimenter potentiellement un syndrome d'aliénation parentale non diagnostiqué.

Si ce professionnel n’est pas également sensible aux subtilités de l’obstruction de l’accès au parent cible, il ou elle pourrait potentiellement l’encourager, contribuant par là au processus de syndrome d'aliénation parentale.

Quand ces choses arrivent, l’expert professionnel de santé mentale devient alors involontairement partie prenante de l'aliénation parentale.
Ceci est alarmant, et arrive malheureusement souvent.

Suffit-il de dire, si on soupçonne un syndrome d'aliénation parentale, que l’avocat doit attentivement et soigneusement évaluer l’investigation et la conclusion du professionnel de santé mentale?
Ne pas le faire peut causer un dégât irréversible au dossier, et finalement à l’enfant !  

CRITERE DE DETECTION III :

une enquête doit être menée et déterminer les relations antérieures de chaque enfant(s) avec chaque parent. Si cette enquête démontre :
  1. un changement majeur dans le sens de la dégradation de la relation affective entre l'enfant et un des parents
  2. associé à un comportement d'obstruction des visites 
  3. et d'accusations d'abus de la part de l'autre parent, sans preuves tangibles et sans abus réels  
Alors ce critère d'évaluation III du Syndrome d'Aliénation Parentale est confirmé.

Critère IV : Réaction de peur intense des enfants


On considère que le quatrième critère nécessaire pour la détection du syndrome d'aliénation parentale est plus psychologique que les trois premiers.

Il fait référence à une l'apparition chez l'enfant d'une réaction évidente de peur de déplaire ou de contrarier le parent aliénant, pouvant le pousser à agir à l’encontre du parent cible.

En résumé, un parent aliénant impose l’adage : "J'ai raison, fais comme moi". 
Si l’enfant désobéit à cette directive, en particulier en exprimant une approbation positive du parent cible, les conséquences peuvent être très sérieuses : punition, privation, chantage affectif, menace d'abandon... Il n’est pas rare pour un parent aliénant de rejeter les enfants, en leur disant qu’ils iront vivre avec le parent cible, et en affirmant qu'ils ne pourront plus jamais se revoir. Cette menace n’est pas mise à exécution, mais elle agit comme un message d’avertissement permanent.

L’enfant est mis dans une position d’être "l’agent" du parent aliénant et il est continuellement confronté à divers tests de loyauté. La conséquence importante ici est que le parent aliénant force l’enfant à choisir ses parents. Ceci, évidemment, est en opposition directe avec le bien-être émotionnel de l’enfant.

Afin d’apprécier pleinement ce scénario, on doit réaliser que le processus du syndrome d'aliénation parentale agit dans un environnement "basé sur la terreur". C’est l’installation de la terreur par le parent aliénant chez l’enfant mineur qui alimente la conduite dans cette voie. Cette peur agit sur l'angoisse la plus fondamentale inhérente à la nature humaine – la peur de l’abandon.

Les enfants dans ces conditions vivent dans un état de désordre et de menaces de représailles chroniques. Quand l’enfant ose vraiment défier le parent aliénant, il apprend rapidement qu’il y a un sérieux prix à payer. Ensuite, les enfants qui vivent de telles vies développent un sens aigu de la vigilance pour ne pas déplaire au parent aliénant.


L’observateur sensibilisé peut le constater lorsque les programmes de visite changent subitement sans raison apparente.
Dans cet exemple, lorsque l’instant du rendez-vous approche, l’enfant change subitement d’humeur et commence à protester bruyamment contre une visite dont il ne s’était pas plaint auparavant. 

Cette réaction viendrait du fait que l'enfant a besoin d'un temps psychologique pour se préparer à vivre avec le parent aliénant. Il doit se mettre en condition de "ne plus être l'enfant de l'autre parent (cible)". L'enfant s'est littéralement obligé de "se couper en deux" pour survivre à la pression qu'il subit au contact du parent aliénant. Si on ne lui laisse pas ce temps de préparation psychologique, il se retrouve dans une situation psychique de traumatisme.

C’est dans ces circonstances qu’un tribunal, suspectant le syndrome d'aliénation parentale doit appliquer dans des termes stricts les visites programmées qui autrement n’auraient pas lieu ou seraient ignorées. 

Le parent aliénant peut sembler le plus souvent désorienté face au changement soudain dans l’attitude de l’enfant à l’égard des visites. En fait, le parent aliénant apparaîtra souvent comme celui qui encourage les visites. Ce scénario est très courant dans les familles au syndrome d'aliénation parentale. Il est standard car il dissimule, au moins pour un instant, la politique de terreur (ou le mécanisme de peur) sur lequel repose le processus d’aliénation.

Une autre manière d’exprimer ce concept serait qu’à chaque fois que l’on donne à l’enfant le choix de la visite, il est mis en position d’exprimer sa loyauté à l’égard des souhaits du parent aliénant en refusant toute visite avec l'autre parent. S’écarter de cela ouvre la porte à l’abandon de l’enfant par le parent avec lequel il vit la grande majorité du temps. Les enfants, dans ces circonstances, n’opteront pas de leur pleins grés vers le libre choix. Le tribunal doit alors agir de manière expéditive pour les protéger et utiliser un éventail de remèdes spécifiques et disponibles.

« les enfants apprennent à manipuler pour survivre »

En conséquence de ce qui précède, les enfants apprennent à manipuler. Les enfants choisissent souvent un parent au détriment de l’autre, dans une démarche visant à obtenir quelque avantage. Dans le cas du syndrome d'aliénation parentale, la même dynamique agit à un niveau plus désespéré. Car au-delà de manipuler pour obtenir un avantage, les enfants apprennent à manipuler juste pour survivre. 
Ils deviennent experts avant l’âge pour décrypter l’environnement émotionnel, dire des vérités partielles, et enfin s’enliser dans les mensonges. On doit cependant rappeler que ce sont des stratégies de survie qu’ils ont été obligés d’apprendre afin de préserver la paix à la maison et éviter les attaques émotionnelles du parent gardien.

Cette explication étant donnée, il est parfois plus facile de voir pourquoi les enfants, dans un effort pour gérer cette situation, trouvent souvent plus facile de commencer à intérioriser les perceptions du parent aliénant à l’égard du parent cible et commencer à faire écho à ces sentiments. C’est l’un des plus irrésistibles et dramatiques effets du syndrome d'aliénation parentale, c’est-à-dire, entendre un enfant vilipender le parent cible et rejoindre le parent aliénant dans de telles attaques. Si l’on n’est pas sensible au " mécanisme de terreur " au cœur de ceci, il est difficile de ne pas prendre les protestations de l’enfant pour de l’argent comptant. Ceci, évidemment, est conforté lorsque l’expert n’est pas sensible à cette puissante composante de terreur, mais croit que l’enfant exprime ses sentiments profonds en contrevenant par un plan de " non visite ".

CRITERE DE DETECTION IV :

l'enquête (expertise psychologique) doit montrer :
  1. la peur de déplaire au parent aliénant
  2. l'angoisse d'abandon
  3. le conflit de loyauté lors de changements impromptus de modalité de garde
  4. la capacité de l'enfant à manipuler l'adulte dans un but d'auto-protection et de survie.
Les changements majeurs de comportement chez l'enfant avant le changement de garde sont également révélateurs.
Si au moins 3 de ces points sont confirmés,alors le critère VI du syndrome d'aliénation parentale est confirmé.
Lorsque les 4 critères d'évaluation du syndrome d'aliénation parentale sont confirmés, alors le syndrome d'aliénation parentales est validé. 

3/ Conclusion

Tous les critères énumérés ci-dessus peuvent sembler indépendants les uns des autres dans les divorces ou séparations hautement conflictuels. Aussi rappelons que la présence de quelques-uns d’entre eux ne constitue pas toujours un syndrome d'aliénation parentale.

Cependant, lorsqu’ils sont présents tous les quatre, et si la possibilité de réels abus a été raisonnablement écartée, le processus d’aliénation parentale agit !

Ceci ne veut pas nécessairement dire qu’il réussira à ce que l’enfant soit aliéné avec succès.

Le meilleur indicateur prévisionnel d’une aliénation réussie est directement lié au succès du parent aliénant à écarter les enfants du parent cible.

Comment savoir si l'aliénation à réussi ? 

Il y a des variations qui permettent de voir les effets de l'aliénation parentale et permettent d'indiquer si elle à réussi ou non.

  1. Quand il y a des périodes substantielles au cours desquelles les enfants ne voient pas l’autre parent (cible), des comportements de défense, des somatisations, peuvent montrer qu'ils sont empoisonnés par ce processus. Cela peut aller jusqu'à un profond repli sur soi, et/ou l'apparition de comportements déviants (fugues, négligence de soi, dépression, actes de violence, baisse des résultats scolaires...)

  2. Une autre variable donne une indication du succès de l'aliénation est l’âge de l’enfant. Les plus jeunes enfants sont généralement plus vulnérables que les plus âgés. Mais quel que soit l'âge, il apparaît un changement significatif dans le comportement. Selon sa personnalité (introvertie ou extravertie), l'enfant va soit s'enfermer dans l'isolement, soit s'exprimer par des crises de colère contre lui-même et/ou les autres.

  3. Aussi, la profondeur et le degré d’implication de la relation parent-enfant avant la séparation sont un indicateur de l'aliénation parentale. Plus la relation a été longue et engagée, moins les enfants seront vulnérables à une aliénation réussie.

  4. L’ultime indicateur est la ténacité parentale du parent cible. Un parent cible risque d'abandonner la lutte pour vivre sa vie (fuir le conflit, manque combativité...), augmentant considérablement les chances d’une aliénation réussie.

La question reste en suspend : que faire si les quatre critères sont présents, mais les enfants ne sont pas aliénés complètement ? Cet échec de l’aliénation doit-il être vu comme annulant la tentative d’aliénation ?

La réponse à cela doit être résolument " non ! ".

Il est très courant de lire une évaluation psychologique qui identifie le syndrome d'aliénation parentale mais remarque que "puisqu’il a échoué, il ne doit pas être pris au sérieux". Rien n’est moins sûr !

Toute tentative d’aliéner les enfants par rapport à l’autre parent doit être vue comme une violation directe et délibérée de l’un des premiers devoirs de la parenté, qui est de promouvoir et d’encourager une relation positive et affectueuse avec l’autre parent, et le concept de responsabilité parentale partagée.

C’est notre sentiment que quand une tentative de syndrome d'aliénation parentale a été identifiée, réussie ou non, elle doit être traitée rapidement par les tribunaux, et un suivi psychologique de l'enfant doit être maintenu. Sinon, cela contaminera et contrôlera tous les autres problèmes parentaux, et conduira seulement au malheur, à la frustration et finalement à l’éloignement parental.

Sources :

Article d'origine : http://pasf.free.fr/BW99Fr.html#BM5

Pour aller encore plus loin ...
Enfants de parents séparés

et en particulier cet article :
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/l-enfant-n-a-pas-a-etre-le-messager-entre-ses-deux-parents-09-08-2012-1494319_56.php

 

Article de Ganaëlle STRIDE pour web-therapie.fr

Psycho-Somatothérapeute : http://www.ganaelle-stride.fr/diplome.pdf

Télé-consultation sur Skype : ID = web.therapie

Prise de rendez-vous: http://www.web-therapie.fr/rdv

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:00

Cet été en ARDECHE

du 7 au 11 juillet 2010

 
Animé par Jean-Luc Deconinck et Dominique Germain-Colin
pour en savoir plus : http://www.divorce.fr/stages-agrees-par-divorce-fr/groupe-psycho-et-somato-therapeutique
 
Objectifs : 

- Développer la capacité d’écoute de soi, de l’autre dans la relation,
- Avoir une meilleure connaissance de soi,
- Exprimer ses limites personnelles et savoir dire « non »,
- Retrouver confiance en soi,
- Identifier ses freins et ses peurs de s’affirmer face à l’autre, dans le respect de
soi et de l’autre,
- Apprendre à mieux communiquer et oser parler en « Je ».
 
Notre approche :

Elle est intégrative et vous propose de vivre des expériences en utilisant différentes démarches thérapeutiques, notamment :
- Eutonie : l’apport de gestes simples en harmonie dans le contact et la relation à l’autre,
- Haptonomie : science de l’affectivité,
- Contact affectif,  toucher thérapeutique : 
  • aller à la rencontre des autres, communiquer, 
  • s’ouvrir, se rendre disponible à un évènement corporel,
  • être conscient de ses sensations et de ses émotions par la rencontre, 
  • se sentir à la fois pleinement présent dans son corps et en communion avec l’autre.
- Energétique chinoise : apprendre à poser les gestes qui « touchent », retrouver son « souffle » et son énergie.
Nous utiliserons également la réflexologie plantaire, la bioénergie, la sophrologie, le psychodrame et l’écriture biographique et thérapeutique.

Ces expériences se vivront en alternance avec des phases de restitution, d’analyse, d’échanges et de propositions de pistes de réflexion individualisées.

Jean-Luc Deconnick :
Psychologue clinicien diplômé de l’Université Catholique de Louvain en 1977, psychothérapeute, psychoanalyste intégratif. Il est formé au massage et à la relaxation développée par Schultz, Jacobson, Alexander, Veldman et à l’énergétique chinoise.  Il est également formateur et agréé par l’Ecole Européenne de Psychothérapie Socio et Somatoanalytique (EEPSSA). Il collabora de  nombreuses années avec la Fondation Françoise Dolto et avec le Centre de Formation à l’Ecoute du Malade (CEFEM).

Dominique Germain-Colin
Psychologue et psychosociologue diplômée des Universités de Tours et Nantes en 1987, somatopsychothérapeute intégratif, sophrologue et relaxologue. Elle intervient auprès d’entreprises en qualité de consultante, formatrice et coach et en cabinet auprès de publics auxquels elle propose des thérapies psycho-somato-émotionnelles en individuel et en groupe. Elle a collaboré avec l’EEPSSA où elle a formé à l’approche rogerienne centrée sur la personne et au psychodrame de Moreno. Constatant au fur et à mesure de leurs carrières professionnelles que l’épanouissement personnel relève davantage d’un alliage de thérapies conjointes spécifiques que d’un mode thérapeutique univoque, ils ont l’idée d’offrir au public des services de thérapies variés en individuel et en groupe, permettant d’atteindre plus rapidement et plus pragmatiquement leur être.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 11:58

Le samedi 27 mars de 16h à 17h30 sur la Place d'Italie, la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme organise une manifestation pour dénoncer la réforme liberticide de la loi sur l'internement psychiatrique.

Madame Roselyne Bachelot a récemment déclaré qu'elle souhaitait réformer la loi du 27 juin 1990 concernant les droits des personnes hospitalisées pour troubles mentaux.

Aujourd'hui, une personne peut être hospitalisée sous contrainte si un tiers (généralement un membre de la famille ou une personne proche) demande sont internement. Pour cela, deux certificats médicaux sont nécessaires, un étant fait par un médecin exerçant obligatoirement à l'extérieur de l'établissement. 
Si c'est une Hospitalisation sous Demande d'un Tiers d'urgence, un seul certificat est demandé. Celui-ci peut-être fait par un médecin de l'hôpital en question.

Alors que cette procédure laisse déjà la porte ouverte à de nombreux internements abusifs, la ministre de la santé souhaite la rendre encore plus souple, afin de faciliter les internements psychiatriques.

La loi de 1990 sera réadaptée pour que les procédures des Hospitalisations sur Demande d'un Tiers normale et d'urgence soient confondues pour "gagner en efficacité".
Plus qu'un seul certificat sera requis pour faire interner de force une personne. Sachant qu'un médecin de l'établissement peut effectuer ce certificat, il ne sera pas bien difficile de se le procurer. C'est donner tous pouvoirs aux psychiatres et cela aura pour conséquence d'augmenter le nombre d'internements. L'hôpital, même général, deviendra un lieu dangereux. Il suffira qu'un psychiatre vous considère malade mental pour qu'il puisse vous enfermer en psychiatrie.

La CCDH a déjà reçu des centaines de témoignages de personnes ayant été internées de force, soit par leur conjoint pour obtenir un divorce, soit par leur famille pour toucher un héritage. Toutes les situations diffèrent, mais les abus restent les mêmes.

En assouplissant encore la loi, plus aucune mesure ne saura possible pour contrôler les internements abusifs. Des milliers de personnes pourraient être privées de leurs libertés fondamentales très facilement.

Le gouvernement doit renoncer à cette réforme, et exercer plus de contrôle sur la loi déjà en vigueur.

La CCDH mène depuis plus de 35 ans un combat acharné pour stopper les abus existant en psychiatrie. 
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter l'association par téléphone au 01 40 01 09 70 ou au 06 67 56 88 04, ou par mail à 
ccdh@wanadoo.fr.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:10
La France compte à ce jour plus de 13 millions de personnes âgées de plus de 60 ans, dont un quart vit seul suite à un divorce, au décès du conjoint(e) ou à l’éloignement de la cellule familiale. 

Avec la montée du papy-boomer, ce chiffre ne cessera de croître dans les années futures pour atteindre 18 millions de séniors à partir de 2015. 

Ces « jeunes vieux », sont en général en bonne santé. Souvent dotés de diplômes, parfois familiers des nouvelles technologies, ils entendent bien profiter de leur espérance de vie, estimée à 90 ans en 2050. 

Pourtant, la situation économique des séniors en solo n’est pas toujours facile malgré des revenus corrects pour certains. 

Cet allongement de leur espérance de vie pose plusieurs problèmes : celui de l’angoisse de vivre seul d’une part et les frais de logement parfois élevés pour de petites retraites d’autre part. 

Pour beaucoup, intégrer une maison de retraite ne fait pas partie de leur philosophie de vie ou ils n’ont pas le budget nécessaire pour financer ce type d’hébergement. 

En dehors de ces problèmes, certains séniors, souvent des femmes, souhaitent tout simplement changer de mode de vie et tenter l’aventure à plusieurs dans un autre endroit, au bord de la mer, à la montagne ou à la campagne, d’autres ont comme projet de se rapprocher de leurs enfants. Enfin, pour certains, l’idée est de se rapprocher de toutes commodités et habiter, si possible, en centre ville. Le partage d’un toit entre séniors… 

La France est en retard dans ce domaine. A l’origine, le concept de partage d’appartements ou de maisons, entre aînés vient du nord de l’Europe : Benelux, Suisse ou encore la Suède. Au Pays-Bas par exemple, les colocations de seniors sont cinq fois plus courantes qu’en Allemagne. La France est en retard dans ce domaine. Cette idée de partage (répartition des tâches, frais réduits du tiers ou du quart, vivre les bons et les mauvais moments, découvrir de nouveaux horizons, éviter l’isolement) séduit de plus en plus de séniors, pourtant seuls ils auront beaucoup de mal à réaliser leur projet…d’où l’idée de la création d’un site web destiné uniquement aux séniors. 

Nous pensons que le site www. partage-senior. net répondra aux attentes de beaucoup. 

A bientôt. mail : contact@partage-senior. net 
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 22:19

Posted by Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute 
http://psychotherapeute.wordpress.com/2010/01/26/harcelement-moral-victimes-dintimidation-ce-qui-suit-est-pour-vous/


I
l vous faut agir au plus tôt !

9%  des salariés européens déclarent avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement moral.

Les médecins du travail reçoivent de plus en plus de salariés en situation de souffrance au travail. Amplification du phénomène ou bien levée d’un tabou ?

Une pathologie de la solitude

Le salarié harcelé se retrouve d’abord isolé face à son problème et manque de recul pour analyser sa situation. Il ne communique pas. Il pense souvent pouvoir s’en sortir seul. Il ne perçoit pas immédiatement sa mise en danger. C’est durant cette phase que le médecin traitant (ou le médecin du travail) peut éviter le passage en phase de décompensation. Car si le harcèlement perdure et en l’absence de prise en charge, s’installe la forme la plus grave de décompensation : un tableau de névrose traumatique. Malheureusement beaucoup ne consultent qu’à ce stade de réparation. Le chemin sera long pour la reconstruction. Le psychiatre complète souvent ce binôme.

Médecin traitant, médecin du travail : une approche commune au début

« Au travail, est-ce que ça va ? » Quel que soit le médecin qui reçoit ce patient, cette questionest incontournable devant une situation de souffrance morale. Elle peut suffire à sortir ce salarié-malade de son isolement. Le médecin se place dans une situation d’écoute. Il évalue le degré de souffrance et en recherche la cause. Il faut déculpabiliser ce patient qui a fini par se croire responsable de sa situation. La pression au travail pouvant être très forte, le médecin doit remettre la santé comme préoccupation première. Attention aux patients qui paraissent les plus forts, ils s’effrondrent d’autant plus brutalement !

Le médecin traitant a la connaissance de son patient

Il prend en charge le soin. Il oriente ensuite vers le médecin du travail pour la prise en charge de la situation médico-professionnelle. S’il délivre un arrêt maladie de plus de vingt et un jours, le médecin du travail reverra le patient dans les huit jours suivant la reprise. Pendant la suspension de contrat, la visite de pré-reprise permet d’anticiper la reprise effective, parfois de la différer.

Le recours aux consultations de pathologies professionnelles peut être utile, mais les délais sont longs. Ces consultations spécialisées, hospitalières, ont élargi leur domaine à la souffrance au travail.

Le médecin du travail a la connaissance de l’entreprise

Il orientera vers le médecin traitant pour le soin et l’éventuel arrêt maladie. Par cette première consultation, le médecin du travail informe le patient de la réglementation et de ses droits. Puis il analyse la situation personnelle. Ce patient, qu’il découvre en dehors des visites bisannuelles systématiques, doit être revu. De façon formelle au travers du libellé de la fiche d’aptitude, ou informelle à l’initiative du salarié (« Tout salarié peut consulter son médecin du travail, sur son temps de travail, sans avoir à se justifier. Ce type de visite ne peut pas être pris comme faute. ») Par sa connaissance de l’entreprise, le médecin du travail peut conseiller, proposer des aménagements de poste, parfois intervenir directement. Mais toute intervention, que ce soit auprès de l’entreprise ou du médecin traitant, se fait avec l’accord du patient et dans le respect strict du secret professionnel.

Enfin, chaque médecin doit avoir les coordonnées de l’autre. N’oublions pas le téléphone. La concertation directe entre confrères rend de grands services à nos patients.

La loi définit la prévention primaire

Par la loi, l’employeur a l’obligation d’organiser la prévention dans son entreprise. Au-delà de vingt salariés, les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement doivent figurer au règlement intérieur (ce règlement doit être remis à l’embauche avec le contrat de travail et un exemplaire de la convention collective).

> Les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail sont clairs : « […] Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail […] » (article L230-3).

> Tout aussi clair est l’article sur le harcèlement : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel […]. » (article L122-49).

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 22:15

Posted by Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute
http://psychotherapeute.wordpress.com/2010/02/09/ces-peres-qui-elevent-seuls-leurs-enfants/


L
e terme « famille monoparentale » évoque le plus souvent les mères qui élèvent seules leurs enfants, éludant une autre réalité, celle des pères confrontés à cette situation.

Comme Romain, 54 ans, et ses trois filles aujourd’hui âgées de 16, 20 et 21 ans. Il aurait souhaité une garde alternée, mais le départ de son ex-épouse à l’autre bout de la France rendait ce choix impossible. Au terme d’une bataille juridique, il a obtenu la garde de ses enfants. « La première année, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à comprendre ce que je devais faire et ne pas faire« , explique-t-il. Il a essayé de poursuivre les rituels, les câlins, qu’avait institués sa femme, et de tenir à la fois un rôle de père et de mère. « Je n’étais pas à l’aise. Tous les soirs, je devais gratter le dos de la plus jeune, âgée de 8 ans, pendant près d’une heure. Elle appelait cela le « frisson gratte-gratte« , se souvient Romain. Pour chaque décision, je me posais la question de savoir ce qu’aurait fait une maman. C’est moi qui ai dû expliquer à ma fille aînée comment mettre une serviette périodique. »

Craignant que son comportement ne compromette l’équilibre de ses filles, il a entrepris une psychothérapie pendant quelques mois. « J’ai compris que je n’étais pas une maman et que je ne le serais jamais, analyse-t-il. Ces séances m’ont permis d’être moi-même et de me faire davantage confiance.«  Quand sa deuxième fille lui a posé des questions très précises sur la sexualité, il lui a dit que ça n’était pas à lui de répondre et lui a donné le numéro du planning familial.

La relation avec sa fille aînée, qui avait 13 ans au moment de la séparation, a été très difficile.« Elle a immédiatement voulu refonder une petite famille en prenant le rôle de la mère. Comme j’étais très pris par mon travail, la première année, je lui ai confié trop de responsabilités. » La relation est devenue conflictuelle. « Très vite, je lui ai dit qu’elle était ma fille, que son devoir était de bien travailler à l’école et pas d’être la femme de la maison. »

Elle ne supportait pas que son père ait une vie amoureuse. Les deux tentatives d’installer une femme à la maison se sont soldées par un échec. Aujourd’hui, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Sa fille aînée prépare un brevet de technicien supérieur et a un petit ami avec qui elle envisage d’habiter. « Mon devoir de père, considère Romain, c’est d’amener mes enfants à devenir des citoyens autonomes avec les armes pour s’en sortir dans la vie : un diplôme d’enseignement supérieur et le permis de conduire. »

Selon le dernier recensement, effectué en 2006, 15,5 % des familles monoparentales sont constituées autour d’un homme (contre 14,7 % en 1999), soit 344 444  » pères solos ». Le développement de la garde alternée a conduit les pères à faire face à des situations auxquelles ils n’étaient pas forcément préparés. De même que les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont parfois démunies par l’absence du père, notamment pour exercer leur autorité, certains hommes ont du mal à trouver leur juste place.

Ces hommes font encore l’objet d’un regard particulier de la société.

Contrairement aux mères, ils doivent très souvent justifier leur statut pour toute démarche, comme inscrire son enfant à l’école. « J’ai fait plastifier le jugement qui m’accorde la garde des filles. On me l’a encore demandé récemment pour inscrire ma cadette au permis de conduire », déplore Romain.

On considère encore qu’un enfant, dans les premières années de sa vie, ne peut grandir correctement qu’en présence d’une figure maternelle. Une idée de plus en plus battue en brèche.

Le pédopsychiatre Patrice Huerre s’est penché sur les parcours singuliers de « pères solos » dans un ouvrage intitulé Pères solos, pères singuliers ?. « Ce qui importe, considère le docteur Huerre, c’est que la figure d’attachement première soit fiable. Si c’est le cas, peu importe que ce soit le père ou la mère. Certains pères considèrent que l’absence de la mère doit être absolument compensée. Du coup, ils en rajoutent dans la proximité et ne sortent quasiment plus. » Certains hommes, à l’instar des mères seules, ont ainsi du mal à exercer leur autorité par manque de distanciation.

« Se contenter d’être père a l’avantage de laisser, en creux, toute sa place à la mère », considère le pédopsychiatre. Et même si celle-ci a disparu de la vie des enfants, il est important de l’évoquer. Toute tentative d’effacement reviendrait à nier une part de l’enfant lui-même. Elle risquerait d’installer une fille dans une vie de « petit couple » déstructurante en considérant inconsciemment son père comme son mari.

A l’adolescence, une trop forte relation avec le père qui ne peut être contesté constitue un obstacle à l’autonomisation de l’enfant. Difficile d’exister ou de rivaliser avec ce père auquel on doit tout. « Ce qui me paraît essentiel, en cas d’absence de la mère, c’est qu’il y ait des tiers féminins invoqués régulièrement », considère le médecin.

Dévoués à leurs enfants, certains pères solos mettent leur vie affective entre parenthèses au risque d’enfermer leurs enfants dans une bulle familiale. Plus il tarde à avoir une vie amoureuse, plus cela risque d’être douloureux et conflictuel. « Le plus grand service à rendre à un enfant est de laisser une place à l’homme, sinon, quel modèle adulte le père solo lui donnera-t-il si ce n’est celle d’un homme sacrifié sur l’autel du devoir parental ?« , conclut M. Huerre.

L’enfant se construit dans le juste équilibre de l’amour et du dévouement, mais aussi de l’acceptation du manque et de la frustration.


Pères solos, pères singuliers ?, de Patrice Huerre et Christilla Pellé-Douël (éd. Albin Michel, 147 p., 12,90 €).
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:50

 

Les 7 et 8 novembre 2009
 
se tiendra la première édition française du 
Salon du divorce, de la séparation et du veuvage
Un événement majeur pour toutes les personnes

concernées par une rupture de vie.

 

La vocation de ce salon appelé

« 
Nouveau départ »

est d’apporter des réponses 
 
aussi bien avant la séparation

que 
pendant la rupture

ou 
après lorsque l’on doit « rebondir ».


PRESENTATION :

forum / visiteurs / exposants 

http://www.nouveaudepart.fr/ 


ACCUEIL

http://www.nouveaudepart.fr/com/index.php?option=com_content&task=view&id=34&Itemid=53


CONFERENCES

http://www.nouveaudepart.fr/com/index.php?option=com_content&task=view&id=22&Itemid=80




 
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